Avez-vous votre éthylotest?

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Avez-vous votre éthylotest?

les alcootests individuels. Ils sont désormais ­obligatoires en France.

D’une manière générale, il a été établi qu’à partir d’une alcoolémie de 0,5 pour mille (la limite légale en Suisse et en France), le risque d’accident augmente incontestablement et à 0,8 pour mille, il est en moyenne déjà multiplié par quatre.

Quand on boit de l’alcool, difficile de savoir quand le taux d’alcoolémie autorisé est atteint. Il n’y a en effet aucune règle parfaitement fiable qui établisse quelle quantité d’alcool on peut consommer avant de reprendre le volant de sa voiture ou le guidon de sa moto. Tout dépend de la forme dans laquelle on est ce jour-là, de l’état de fatigue et de ce que l’on a mangé.

Les risques de se faire contrôler avec une alcoolémie trop élevée et les conséquences qui en découlent étant importants, mieux vaut vérifier par soi-même le taux d’alcool qu’on a dans le sang. Sécurité routière oblige, tous les automobilistes et les motards circulant en France doivent être munis d’un éthylotest depuis le 1er juillet dernier.

Alcool au volant, quelques chiffres

Depuis l’an 2000, en France, le taux d’implication de l’alcool dans les accidents mortels oscille invariablement autour des 30%. C’est la première cause d’accidents, en particulier chez les jeunes. En 2010, plus d’un jeune sur trois (39,8%) tué sur la route l’a été dans un accident avec alcool. Au total, 1150 personnes ont perdu la vie dans ce type de circonstances.

Quelle est la boisson qui contient le plus d’alcool ?
• Un verre de vin de 1 dl
• Une bière de 33 cl
• Un verre de whisky de 3 cl

Réponse : un verre de bière.

Un homme qui boit 5 bières aura environ 1.35 pour mille d’alcool dans le sang

Reprendre espoir avec les Alcooliques Anonymes

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Reprendre espoir avec les Alcooliques Anonymes

Qui sont les AA ?

Des hommes et des femmes qui s’entraident pour rester abstinents et aider d’autres alcooliques à se rétablir. Ils offrent la même aide à quiconque a un problème d’alcool et désire faire quelque chose à ce sujet. Comme ils sont eux-mêmes des alcooliques, ils ont une grande compréhension mutuelle. Ils connaissent les signes de la maladie et ont appris à se rétablir avec les AA.

L’association n’a de lien avec aucune secte, confession religieuse ou parti politique, avec aucun organisme ou établissement. Elle ne souhaite s’engager dans aucune controverse. Le but premier de ses membres est de demeurer abstinents et d’aider d’autres alcooliques à le devenir.

En quoi consiste leur soutien ?

Il est basé sur l’exemple et l’amitié des alcooliques rétablis. Les nouveaux membres sont encouragés à s’éloigner du premier verre «une journée à la fois», comme ils le font eux-mêmes. Plutôt que de jurer de ne plus jamais boire ou de s’inquiéter de savoir s’ils seront abstinents demain, ils se concentrent sur le fait de ne pas boire maintenant – aujourd’hui.

En ne consommant pas d’alcool, les nouveaux venus prennent soin d’une partie de leur maladie, et leur corps a une chance d’aller mieux. S’ils veulent demeurer abstinents, ils ont besoin d’avoir un esprit sain et des émotions équilibrées.
Ils commencent alors à mettre de l’ordre dans leur façon de penser en suivant les «Douze étapes » de rétablissement AA. Ces étapes leur suggèrent des idées et des actions qui peuvent les guider vers une vie plus heureuse

Quelles conditions les membres doivent-ils remplir ?

La seule condition, c’est le désir d’arrêter de boire. Dans le but d’approfondir le programme de rétablissement, ils peuvent assister régulièrement aux réunions AA, en général une ou deux fois par semaine. Il existe des réunions ouvertes à «toute personne intéressée par les AA» et d’autres strictement réservées «aux alcooliques».

Les membres AA ne sont jamais rémunérés pour l’aide qu’ils apportent aux autres. Leur récompense se situe au-delà de l’argent : c’est leur propre santé. Pour les AA, le meilleur moyen de rester sobres est d’aider d’autres alcooliques.

S’adressent-ils aussi aux proches ?

Les proches peuvent être soutenus dans le cadre de deux autres associations. D’une part, les groupes familiaux Al-Anon, de l’autre, les Alateen, destinés aux adolescents dont les parents sont alcooliques. L’attitude des proches joue un rôle très important dans le rétablissement de l’alcoolique. Al-Anon et Alateen sont d’un réel secours pour faire face à un problème qui paraît insoluble.

L’alcoolisme vu par les AA

Qu’est-ce que l’alcoolisme ?
C’est une maladie. Elle est reconnue comme un problème majeur de santé et est la troisième cause de décès après les maladies du cœur et le cancer.

Qui concerne-t-il ?
Comme les autres maladies, l’alcoolisme frappe toutes sortes de personnes : des hommes et des femmes de toutes origines et nationalités, de toutes les religions ou qui ne professent aucune religion. Ils peuvent être riches, pauvres ou de la classe moyenne. On y rencontre toutes les professions : avocats, maîtresses de maison, professeurs, chauffeurs de poids lourds, serveuses ou membres du clergé.

Quels en sont ses symptômes ?
Les alcooliques ne présentent pas tous les mêmes symptômes, mais plusieurs, à différentes étapes de leur maladie, montrent les signes suivants : ils voient dans l’alcool le seul moyen qui puisse leur donner confiance en eux-mêmes et les aider à se sentir à l’aise avec les autres.
Il leur arrive fréquemment de vouloir prendre «juste un dernier verre…» à la fin d’une soirée. Ils anticipent les occasions de boire et cette pensée occupe beaucoup leur esprit. Ils s’enivrent alors qu’ils ne l’avaient pas prévu. Ils essaient de contrôler leur façon de boire en changeant d’alcools, en s’imposant des périodes d’abstinence ou en prenant toutes sortes de résolutions.

Ils prennent quelques verres en cachette, mentent au sujet de la quantité d’alcool qu’ils consomment, cachent des bouteilles, boivent à leur travail (ou à l’école). Ils boivent seuls. Ils ont des trous de mémoire (et ne peuvent se rappeler ce qu’ils ont fait ou dit la veille). Ils boivent le matin. Ils éprouvent des sentiments de culpabilité et de crainte, ne mangent pas ou se nourrissent mal. Ils tremblent et peuvent avoir des hallucinations ou connaître des convulsions quand ils sont privés d’alcool.

Stress et alcool: le cercle vicieux

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Stress et alcool: le cercle vicieux

Quels liens a-t-on pu établir entre le stress et la consommation d’alcool ?

Les liens entre le stress psychosocial, ou l’anxiété, et la consommation d’alcool sont solides et serrés. Plus la part de stress augmente, plus la probabilité que les gens boivent de manière excessive augmente.
Lorsque les personnes boivent déjà et qu’elles ont des outils pour limiter leur consommation, ou si leur consommation est contrôlée, le stress génère un retour à une situation problématique.

Enfin, les personnes fragiles qui vivent une répétition de stress élevé vont recourir à l’alcool plus facilement. Ce n’est pas problématique à court terme, mais cela le devient à long terme.

La consommation d’alcool est-elle elle-même génératrice de stress ?

Dans un premier temps, les personnes qui boivent pour mieux gérer le stress sont soulagées. Mais au bout du compte, elles vivent un effet rebond, elles sont encore plus stressées. Sur le long terme, ce phénomène s’accroît et elles recourent de plus en plus à l’alcool.
Ce sont des cercles vicieux tout à fait diaboliques. L’alcool augmente le stress perçu et fait baisser la confiance que l’on a de le gérer.

Conséquence : les gens vont de plus en plus mal.

A quelle problématique faut-il s’attaquer en premier, le stress ou l’alcool ?

Dans un premier temps, on incite le patient à arrêter de boire pour éviter d’aggraver sa situation psychique et physique. Nous lui proposons un break, ce qui va diminuer la perception du stress. Dans un deuxième temps, lorsque la période de sevrage est passée, nous opérons une sorte de diagnostic cognitif autour du stress et de la manière de le gérer. Nous passons en revue toutes les idées que le patient a autour du stress et de l’alcool.

Le but de la thérapie est de restructurer ce système de pensées en incitant le patient à générer de lui-même des pensées alternatives. Il passe alors d’un cercle vicieux à un cercle vertueux. La tendance est inversée : il retrouve confiance en lui, donc il gère mieux le stress et, comme il est mieux armé, il génère moins de stress.

La thérapie donne des outils, différents pour chacun puisque la perception du stress est quelque chose de très individuel. C’est une lecture personnelle de la vie : le même événement peut être vécu de manière très stressante par une personne et pas du tout par une autre.

En quoi consiste le sevrage ?

Le sevrage est basé sur un soutien psychologique éventuellement combiné à des médicaments. C’est moins compliqué que celui de la cigarette parce que l’alcool est une substance moins addictogène: sur 100 buveurs, 7 sont dépendants.

C’est aussi une drogue qui n’accroche pas vite : 10 à 15 cigarettes suffisent pour devenir dépendant au tabac. Avec l’alcool, cela peut mettre 10 à 15 ans. Pendant ce laps de temps, les personnes n’ont que les aspects positifs, donc elles ont le sentiment de maîtriser la situation.

Quels sont les déclencheurs d’une démarche de sevrage ?

Le facteur de stress psychosocial est l’un des arguments pour sortir du cercle vicieux. C’est souvent le stress de la vie quotidienne qui incite les personnes à faire autrement. Mais le moment où ça bascule est très individuel. C’est impossible de savoir.

Y a-t-il des personnes plus en danger que d’autres ?

Il n’y pas de personnalité type. Le phénomène touche aussi bien les ouvriers que les cadres parce que l’on peut tous traverser des moments difficiles dans la vie.

Les hommes et les femmes sont-ils égaux face à cette problématique ?

Dans les centres d’alcoologie, on compte trois hommes pour une femme. Les femmes consomment moins et sont moins sujettes à devenir dépendantes. Elles ont plus facilement recours à des tranquillisants qu’à l’alcool.

Quels sont les facteurs synonymes de danger ?

Les pertes ou les changements importants comme le décès d’un proche, une rupture, un déménagement, la perte d’un emploi, un enfant qui quitte la maison, des dettes ou un environnement ennuyeux.
On peut aussi ajouter la consommation excessive d’alcool ou de drogues d’un proche, le fait d’avoir été victime de violence sexuelle, physique ou émotionnelle ou un problème de santé physique ou mentale.

Les liens stress-alcool expliquent-ils aussi le phénomène des binge drinking (les bitures expresses) ?

Le fait que les jeunes boivent de l’alcool n’est pas franchement nouveau. Ce qui l’est, en revanche, c’est cette idée d’être le plus vite possible totalement défoncé. Le corps médical n’est pas sûr de bien comprendre ce qui se trame…
Il y a le stress, la perte de repères sociaux, le besoin de se faire des frayeurs, de transgresser des interdits. C’est un phénomène sociétal : on le retrouve plutôt chez les familles aisées. Il est aussi lié à la disparition des idéologies.

A d’autres époques, on était chrétien ou pas, communiste ou pas, et on défendait ses idées. Aujourd’hui, il n’y a plus rien. Les repères idéologiques ont été remplacés par la télévision et la consommation. Il n’y a plus d’enjeux ni de combats.
Alors, les mœurs dissolues de la cour s’étendent au peuple. Ce qui était l’apanage d’une minorité se généralise. Parmi ces jeunes, certains deviendront accros et s’en sortiront mal. Ils ne sauront pas faire face aux événements de la vie.

A quel moment devrait-on s’inquiéter de sa propre consommation ?

Si on boit pour surmonter les problèmes de l’existence, c’est que quelque chose ne va pas. Par ailleurs, abuser de l’alcool pour aller mieux ne règle pas les problèmes et aggrave au contraire la situation en entraînant de nouveaux problèmes d’ordre financier, médical ou relationnel. Dans les deux cas, on peut recommander la consultation d’un spécialiste.

Oui ou non à l’alcool

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Oui ou non à l’alcool

De nombreuses études épidémiologiques récentes suggèrent qu’une consommation légère à modérée d’alcool (un à deux verres de vin par jour chez la femme et un à trois verres par jour pour l’homme) diminue le risque de survenue des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde et accidents vasculaires cérébraux).

Sa consommation s’accompagne en effet d’une augmentation du «bon cholestérol» (cholestérol des HDL) de l’ordre de 30% (Lucas et al., 2005, JACC-Gaziano et al., 1993). De plus, il réduit le risque de formation de caillots sanguins en diminuant la coagulation sanguine et l’agrégation plaquettaire.

Mais, si la consommation d’un verre de vin par jour diminue le risque d’infarctus du myocarde de 30% chez l’homme et de 40% chez la femme (Thun et al., NEJM, 1997), plus de trois verres par jour augmentent en revanche le risque d’autres problèmes cardiovasculaires, tels que l’hypertension artérielle, l’arythmie cardiaque, les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques ou la cardiomyopathie (affection du muscle cardiaque évoluant à terme vers une insuffisance cardiaque) (JAMA, 285 (15) : 2004-2005).

Un puissant cancérigène

Selon une étude italienne récente (Giovanni Corrao et al., 2004), boire un peu plus de deux verres standard par jour (25g d’alcool) augmente par ailleurs le risque de cancer de la bouche et du pharynx de 86%. Le risque est multiplié par 6,5 (+ 554%) lorsque la consommation s’élève à 100g d’alcool par jour.

Une étude des chercheurs de Harvard (Smith-Warmer et al., 1998), parue dans le Journal of the American Medical Association, confirme que l’alcool est toxique même à très faible dose. La consommation quotidienne d’un verre standard (10g d’alcool) augmente le risque de cancer du sein de 10% chez les femmes.
Et ce risque est proportionnel à la quantité ingérée : trois verres d’alcool quotidiens augmentent le risque de 30%, et ce dernier est de 141% pour 10 verres par jour.

Effet de l’alcool sur la mortalité globale

L’alcool a donc un effet paradoxal sur notre santé : à dose modérée, il optimise notre protection contre les accidents cardiovasculaires, mais il est aussi un puissant pourvoyeur de cancers. Dès lors, que représentent, en termes de risques et de bénéfices, les effets de sa consommation sur la mortalité globale?
Comme l’illustre le graphique ci-contre, les études d’épidémiologie ont démontré que, lorsque l’on consomme de l’alcool à faible dose, l’effet cancérigène est peu important, tandis que l’effet protecteur sur le système cardiovasculaire est intéressant.

A partir de là, quelle est la dose à ne pas dépasser pour ne pas augmenter notre risque de mortalité toutes causes confondues ? Et quelle est la dose optimale pour une diminution significative du risque de décès ?
Selon des études récentes, le risque de mortalité pour une femme consommant deux verres quotidiens et pour un homme consommant trois, voire quatre, verres quotidiens est le même que pour une personne qui ne boit pas d’alcool (Di Castelnuevo et al., Arch Inter Med., 2006). Au-delà, plus on boit, plus la mortalité globale augmente.

En ce qui concerne la dose optimale, une étude publiée en 1997 dans le New England Journal of Medicine (Thune et al.) a démontré qu’un verre par jour diminue la mortalité globale de 20% chez les femmes comme chez les hommes.
Une étude plus récente sur des hommes (Gaziano et al., 2000) a conclu qu’un verre par semaine diminuait le risque de 26%, deux à quatre verres par semaine de 23%, cinq à six verres par semaine de 22%, un verre par jour de 18% et plus de deux verres par jour de 5%.

Pour bénéficier d’une protection maximale contre le risque de décès par rapport aux non-buveurs de vin, la consommation optimale d’alcool se situe donc entre un et six verres par semaine.

Mortel apéro

Le moment où l’on consomme de l’alcool est également un facteur clé de sa toxicité potentielle sur notre organisme.

Des études ont démontré l’effet positif de sa consommation durant les repas sur la coagulation sanguine et les lipides. Ainsi, le vin rouge semble diminuer l’oxydation du «mauvais cholestérol», cause principale de la formation de la plaque d’athérome. Selon une étude new-yorkaise (Strangles et al.), boire pendant ou en dehors des repas semble avoir un effet sur le risque d’hypertension, et ceci indépendamment de la quantité consommée.

Ainsi, boire quotidiennement de l’alcool en dehors des repas augmente de 40% le risque d’hypertension, tandis qu’il le diminue de 10% si on le consomme pendant les repas. Une étude italienne (Trevistan et al., 2001) montre pour sa part que l’alcool pris pendant les repas diminue le risque de décès dû au cancer de 17%, mais que le risque double lorsqu’il est absorbé en dehors (+ 202%). Par ailleurs, la consommation d’alcool en l’absence d’aliments annulerait ses effets bénéfiques sur notre santé.
L’effet toxique de l’alcool varie d’une personne à l’autre et dépend de la quantité absorbée. Mais il n’en demeure pas moins que c’est un puissant pro-oxydant. Le métabolisme de l’alcool (Alcool DH, CYP 450) génère en effet des radicaux libres de façon massive, responsables de l’oxydation de l’ADN, et donc de mutations génétiques potentiellement cancéreuses. Ces radicaux libres agressent également notre cholestérol, responsable à long terme des maladies cardiovasculaires.

Que faire en pratique?

Si votre consommation est supérieure à vingt et un verres par semaine, vous devriez envisager dans un premier temps de la réduire à trois verres par jour pour les hommes et deux verres par jour chez les femmes.
Dans un deuxième temps, pour bénéficier des effets maximums de l’alcool en minimisant son rôle potentiellement toxique, vous ne devriez pas boire plus d’ un à six verres par semaine. Dans tous les cas, vous devriez aussi souvent que possible privilégier la consommation d’alcool durant les repas et, si possible, de vin rouge pour sa richesse en antioxydants puissants.

Si vous ne consommez pas d’alcool, d’autres stratégies de protection de votre santé peuvent être mises en place, telles que l’exercice physique, l’arrêt du tabac et une alimentation équilibrée et riche en antioxydants (fruits et légumes).
La consommation de thé vert permet par ailleurs d’obtenir les effets bénéfiques du vin rouge sans ses inconvénients, grâce à sa haute teneur en antioxydants puissants.
Enfin, si vous prenez des médicaments et que vous consommez de l’alcool, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, puisque ce dernier peut diminuer ou augmenter l’effet de certains médicaments