Le sucre: ami ou ennemi de nos artères

Pharmacie du Centre

Le sucre: ami ou ennemi de nos artères

Comme nous l’avons longuement expliqué dans notre numéro de novembre 2008, la découverte, par deux médecins canadiens de l’Université de Toronto, David Jenkins et Tom Wolever, que le pain blanc provoquait une montée de la glycémie (taux du sucre sanguin) aussi élevée que du sucre pur, a sérieusement remis en question les connaissances de l’époque en matière de nutrition et a fait voler en éclats le concept de «sucre rapide» et de «sucre lent».

Nos fameux «sucres lents», tels que les pommes de terre et le riz, présentent en effet un index glycémique élevé, voire aussi élevé que des barres chocolatées ou des viennoiseries. Pour le Dr David S. Ludwig de l’Hôpital de Boston, spécialiste mondial de l’obésité, «les termes de sucre «simple» et «complexe» n’ont pas vraiment de sens sur le plan biologique. De nombreuses études montrent que des glucides «complexes» – les amidons raffinés comme le pain blanc, la plupart des céréales du petit- déjeuner, les pommes de terre – augmentent le niveau de sucre sanguin – aussi vite et aussi fortement que le sucre de table.»

A la suite de cette découverte, David Jenkins et son collègue ont élaboré un moyen de comparer rigoureusement les glucides entre eux: l’index glycémique, constitué aujourd’hui de 2480 aliments. Ils sont classés en trois catégories: les aliments à index glycémique faible, dont l’indice est inférieur ou égal à 55, ceux à index glycémique modéré, dont l’indice est compris entre 56 et 69, et, enfin, les aliments à index glycémique élevé, dont l’indice est supérieur à 70.

Intérêt de l’index glycémique en nutrition

Pour le Dr David S. Ludwig (JAMA, 2002), mieux vaut privilégier les aliments à index glycémique faible, car les aliments possédant un indice élevé vont être absorbés beaucoup plus rapidement, ce qui va conduire à une augmentation exagérée de la glycémie, soit un «pic de glycémie» (figure 2).
Or, c’est là que les choses se compliquent pour notre organisme, puisque l’insuline possède des propriétés anabolisantes. Elle active les mécanismes de «lipogenèse» et inhibe la «lipolyse». En d’autres termes, l’insuline va transformer une partie du sucre sanguin en graisses (triglycérides) pour les stocker au niveau du tissu adipeux et va empêcher notre organisme de brûler nos graisses pour fournir à l’organisme de l’énergie.

Depuis 1981, grâce à l’index glycémique des aliments, les épidémiologistes ont pu mettre en évidence l’impact négatif des aliments sucrés et raffinés sur le développement des maladies chroniques, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et le cancer. Dans cet article, nous allons étudier leurs effets sur le risque d’infarctus du myocarde (attaque cardiaque) et de l’accident vasculaire cérébral (attaque cérébrale).

Ce que disent les études d’épidémiologie

Le laboratoire de santé publique de l’Université de Harvard a suivi pendant dix ans 75 521 femmes âgées entre 38 et 63 ans, exemptes de maladies cardiovasculaires au début de l’étude (AJCN, 2000). L’étude a conclu que le risque de faire un infarctus du myocarde (attaque cardiaque) double chez les femmes dont l’alimentation est la plus riche en aliments à index glycémique élevé. Les chercheurs de Harvard ont pu également mettre en évidence que ce risque d’«attaque cardiaque» était encore beaucoup plus évident chez les femmes dont l’indice de masse corporelle* est supérieur ou égal à 23 (figure 3).

Une étude hollandaise plus récente, publiée en 2007 dans la très sérieuse revue médicale Journal of American College of Cardiology a confirmé l’implication certaine des aliments à index glycémique élevé dans la genèse des accidents cardiovasculaires. Le risque d’attaque cardiaque est augmenté de 44% et celui de l’accident vasculaire cérébral de 55%. Dans cette étude, ce sont essentiellement les femmes en surpoids (indice de masse corporelle ≥25) qui voient ce risque augmenter.

Explications physiologiques

Les mécanismes impliqués dans l’augmentation du risque des maladies cardiovasculaires associée à une consommation excessive d’aliments à index glycémique élevé ne sont pas encore clairement élucidés, mais quelques pistes sérieuses sont évoquées. Le stress oxydatif généré par les pics de glycémie et d’insuline est de plus en plus souvent mis en cause pour expliquer l’effet négatif sur les artères des aliments à index glycémique élevé, tels que le pain blanc. Une autre piste à explorer est l’impact de l’index glycémique sur le profil lipidique (cholestérol total, «bon» et «mauvais» cholestérol et triglycérides).

Le Dr Frost a démontré que les aliments à index glycémique bas, tels que les haricots verts, augmentent le taux de «bon cholestérol», tandis que des aliments à index glycémique élevé, tels que les pommes de terre, le diminue. Cela pourrait expliquer le rôle protecteur des aliments à index glycémique faible, car l’augmentation du «bon cholestérol» est associée à une diminution du risque des maladies cardiovasculaires. L’hypothèse selon laquelle certains types de carbohydrates sont meilleurs pour augmenter le cholestérol est fascinante et mérite d’y prêter une attention toute particulière (figure 4).

Non aux «attaques cardiaques et cérébrales»

Pour cela, il faut suivre les recommandations de Jennie Brand-Miller, professeur de nutrition humaine à l’Université de Sydney, considérée aujourd’hui comme la spécialiste mondiale de l’index glycémique (figure 5). On devrait également suivre les conseils du professeur genevois Alain Golay, autre spécialiste de renommée mondiale de l’obésité qui recommande «un mode de vie à 80/20». En d’autres termes, «il faut viser 80% de nourriture équilibrée et 20% de dérapage contrôlé», donc «un jour sur cinq, nous pouvons nous faire plaisir». Nous concluons donc que nous sommes autorisés à  manger des aliments à index glycémique élevé, mais seulement un jour sur cinq!

La vérité sur les oméga-3

Pharmacie du Centre

La vérité sur les oméga-3

Les preuves médicales de la prévention cardiovasculaire des acides gras oméga-3 sont considérables et cohérentes. Cette découverte médicale majeure, nous la devons à deux chercheurs danois, Bang et Dyerberg. Dans les années 1970, ils étudient le régime alimentaire traditionnel des Esquimaux, composé de poissons gras et de mammifères. Lorsqu’ils consultent les archives médicales des dix dernières années de l’Hôpital du Groenland, qui comptaient 2000 patients, ils découvrent à leur grande surprise qu’aucune mort par crise cardiaque n’y figure ! Bang et Dyerberg mettent alors en évidence l’une des principales causes de la solidité du cœur des Esquimaux : la richesse exceptionnelle en acide gras oméga-3 de leur alimentation quotidienne. La fabuleuse histoire des oméga-3 était née.

En 1979, ces deux chercheurs danois publient une découverte clé dans la prestigieuse revue médicale The Lancet : la preuve que les oméga-3 diminuent l’agrégation des plaquettes sanguines, ce qui réduit le risque de formation de caillots susceptibles de boucher les artères. En 1983, lorsqu’ils publient leurs résultats finals, ils font la prophétie suivante : «Nous pensons que la consommation d’acides gras oméga-3 peut, à grande échelle, être une mesure aussi efficace pour la prévention des maladies cardiovasculaires que la consommation de médicaments.» Ces premières observations faites chez les Esquimaux ont été ensuite confirmées dans d’autres populations, comme chez les Japonais. Depuis, un nombre considérable d’études a corroboré cette formidable découverte.

En 2004, une méta-analyse publiée dans Circulation, la revue de l’American Heart Association, a évalué l’impact de la fréquence de la consommation de poissons sur la mortalité par crise cardiaque. Les résultats sont sans appel. Les personnes qui consomment plus de cinq poissons par semaine bénéficient d’une réduction de l’ordre de 40% du risque de décès dû à un infarctus du myocarde. Une autre méta-analyse, publiée par l’American Heart Association, conclut que la consommation de poisson protège également contre les attaques cérébrales. Manger plus de cinq poissons par semaine est accompagné d’une diminution de l’ordre de 30% du risque d’être victime d’un accident vasculaire cérébral.

Les chercheurs ont également voulu tester ses propriétés thérapeutiques, ce qui a donné lieu à des centaines de publications. Ainsi, en 1989, l’étude DART (Diet And Reinfarction Trial), portant sur plus de 2000 hommes ayant survécu à une attaque cardiaque, a montré que ceux qui avaient suivi un régime alimentaire riche en oméga-3 provenant de poissons bénéficiaient d’une diminution de la mortalité de 29%, ce qui représentait à l’époque la plus importante réduction jamais obtenue par un régime alimentaire.
Ces résultats ont été confirmés en 1999 par l’étude GISSI (Gruppo Italiano per lo Studio della Sopravvivenza nell’Infarcto miocardico), qui a étudié l’intérêt thérapeutique d’une supplémentation en oméga-3 sous forme de capsules d’huile de poisson sur une population de 11 324 patients ayant subi une attaque cardiaque. Les résultats sont spectaculaires. Les chercheurs italiens ont mis en évidence une réduction considérable des complications postinfarctus du myocarde : 20% de réduction de la mortalité toute cause confondue sur trois ans et demi, 30% de réduction de la mortalité cardiovasculaire et, surtout, 45% de réduction du risque de mourir subitement d’une crise cardiaque.
Ces résultats apportent la preuve de l’effet des oméga-3, même sous forme de capsule, donc indépendamment de tout autre facteur nutritionnel.

Barrer la route aux cancers

Au cours de ces vingt dernières années, les chercheurs ont exploré le lien entre chaque acide gras et les cancers. Deux d’entre eux ont découvert, chez la souris, que les tumeurs réagissaient de façon très différente aux divers acides gras. L’injection d’oméga-3 dans les tumeurs est accompagnée d’une forte réduction de la vitesse de croissance tumorale, alors que l’injection d’oméga-6 provoque au contraire une forte augmentation. Les oméga-6 semblent être la «nourriture préférée des tumeurs malignes».

Les chercheurs ont aussi voulu savoir si ces acides gras avaient la même influence sur les cancers humains. La spécialiste mondiale des oméga-3, la doctoresse Artémis Simopoulos, a démontré, sur une population de 12 866 personnes, qu’un taux élevé d’oméga-3 associé à un taux bas d’oméga-6 diminue le risque de mourir d’un cancer de 33%.
Plusieurs équipes de recherche ont montré que des suppléments d’oméga-3 pouvaient réduire le risque de cancer du colon. Les résultats d’une étude italienne, publiée en 1992 et réalisée sur des patients présentant des polypes précancéreux au niveau du colon ayant pris des suppléments alimentaires d’oméga-3, sont surprenants. En seulement deux semaines, la prolifération des cellules avait diminué. Les médecins en ont conclu que les huiles de poisson riches en oméga-3 semblaient exercer un effet protecteur rapide sur les personnes à haut risque de cancer du colon.
L’intérêt des oméga-3 dans la prévention du cancer du colon a été confirmé, en 2007, aux Hôpitaux universitaires de Genève, par les travaux de Catherine E. Roynette, Yves M. Dupertuis et Claude Pichard. Ils ont prouvé que les oméga-3 augmentent la mort cellulaire (apoptose), diminuant ainsi le risque de la genèse d’un cancer du colon.

De plus en plus de preuves confirment l’intérêt de l’enrichissement du régime alimentaire en oméga-3 pour se protéger contre le cancer. C’est la raison pour laquelle des chercheurs ont essayé d’utiliser les oméga-3 en complément des thérapeutiques traditionnelles. Les premières études ont été réalisées sur des cultures de cellules cancéreuses. Les résultats ont été très concluants et ont prouvé une augmentation significative de l’efficacité des radiothérapies et des chimiothérapies.
Le professeur Bougnoux, du Laboratoire de biologie des tumeurs de l’Hôpital de Tours, a confirmé ces résultats chez la souris. Il a également démontré que les femmes atteintes d’un cancer du sein qui présentaient des taux élevés d’oméga-3 au niveau du tissu mammaire bénéficiaient d’une augmentation significative de l’efficacité de la chimiothérapie.

Les travaux de la recherche médicale ont pu expliquer le mécanisme d’action de cette synergie positive entre les traitements anticancéreux et les oméga-3. Les rayons et certains types de chimiothérapies tuent les cellules cancéreuses en générant de grandes quantités de radicaux libres (molécules oxydantes très réactives) qui attaquent les membranes cellulaires. Les oméga-3 rendent les membranes cellulaires plus vulnérables aux attaques des radicaux libres, augmentant ainsi les effets de la chimiothérapie et des rayons.

Recommandations

Pour dire non aux maladies cardiovasculaires et aux cancers, il est fortement recommandé d’augmenter les apports en oméga-3 en consommant régulièrement du poisson. Les capsules d’huile de poisson représentent également un atout certain, pour autant qu’on privilégie des huiles de haute qualité, dépourvues de métaux lourds (mercure, plomb, PCB, dioxine..).
Certains fabricants ont développé des techniques brevetées de purification des huiles, évitant ainsi une contamination aux métaux lourds. Votre pharmacien est à votre disposition pour vous conseiller sur le choix d’une huile de haute qualité.

L’intolérance au gluten chez les petits

Pharmacie du Centre

L’intolérance au gluten chez les petits

Le premier constat dressé par le professeur Belli est que «l’intolérance au gluten est une maladie très fréquente. Elle peut revêtir différentes formes, de silencieuse, sans symptôme, à ouverte, c’est-à-dire très malade. Dans sa forme grave, elle touche un enfant sur 2000 à la naissance, une personne sur 700 à 800 dans la population générale; 2% présentent des anticorps.

»Les symptômes de la maladie apparaissent dès que l’enfant est en contact avec le gluten, présent dans pratiquement toutes les farines. Elle est donc assez rare dans la première année et connaît un pic entre la deuxième et la troisième année. Mais elle peut aussi se manifester plus tard.

»Les symptômes sont ceux d’une gastroentérite, mais sans fièvre. L’enfant est anémié, il a un gros ventre et souffre de diarrhées. Il peut être irritable, pâle, décharné. A un âge un peu plus avancé, les douleurs abdominales prédominent avec, parfois, de la diarrhée ou des signes d’occlusion intestinale. Mais ils peuvent être très différents d’une personne à l’autre et varier selon l’âge et l’intensité de l’atteinte. Nous recevons des enfants de 9 ou 10 ans qui ne présentent apparemment qu’une anémie, mais l’examen sanguin révèle qu’il s’agit d’une intolérance au gluten. Dans les cas les plus importants, qu’on ne voit plus aujourd’hui, le patient présente l’image d’un enfant gravement dénutri, puisque son intestin n’absorbe plus rien, ni nutriments ni vitamines ou minéraux.»

L’intolérance au gluten est une maladie récente, reconnue dans les années 1960 seulement. Aujourd’hui, dès qu’un enfant ou un adulte présente les symptômes, les médecins font le lien et proposent un test de dépistage avant que la maladie ne fasse de dégâts. Une sensibilité génétique a été clairement établie, mais elle peut tout aussi bien se déclarer chez des enfants dont aucun des deux parents n’en souffrent.

Pour poser leur diagnostic, les spécialistes disposent d’un test de référence qui consiste en une biopsie intestinale, pratiquée par endoscopie sous anesthésie. Puis, pour le suivi de la maladie, ils procèdent à un examen sanguin qui permet de signaler la présence des anticorps, l’antitrans-glutaminase. Celui-ci doit être envoyé à un laboratoire spécialisé et la réponse n’est pas immédiate.

En ce moment à l’étude dans l’unité du professeur Belli, le test de dépistage rapide Simtomax® Blood Drop, développé par Augurix, présente de nombreux avantages, puisqu’il permet de dépister l’intolérance et de faire le suivi de la maladie uniquement grâce à des prélèvements sanguins et sans passer par un laboratoire. «Si ce test se révèle fiable, nous nous baserons sur lui pour soupçonner le diagnostic ainsi que pour le suivi. Nous faisons également des recherches sur d’autres manières de dépister la maladie, par exemple avec la salive.»

Comme il n’existe, pour l’instant, aucun médicament, le traitement consiste en un régime à vie. «Il est très simple, du moins en théorie. Il s’agit de ne plus consommer de gluten. Là où cela devient compliqué, c’est qu’on en trouve partout : dans les pizzas, les pâtes et le pain !» souligne le professeur Belli.

Pour répondre aux besoins des personnes intolérantes au gluten, l’industrie alimentaire a mis au point des farines et des aliments sans gluten. Les personnes intolérantes peuvent aussi consommer sans restriction du riz, de la polenta ou des pommes de terre, qui n’en contiennent pas.

A la Pharmacie du Centre, faites un test de dépistage rapide de l’intolérance au gluten.

L’intolérance au gluten et ses conséquences

Pharmacie du Centre

L’intolérance au gluten et ses conséquences

Comment résister devant un croissant ou une baguette croustillante ?
Pour un certain nombre d’entre nous, cette question se pose au quotidien, et sa réponse n’est pas sans conséquence.
Manger un bol de müesli ou une tranche de pain grillée peut entraîner de graves troubles: la maladie coeliaque, aussi appelée intolérance au gluten.
Responsable: le gluten, un composant qui se trouve dans les principales céréales consommées dans le monde.

Par le Dr Cécile Besson Duvanel, MH-PhD

Cette maladie se caractérise par des symptômes très variés : des troubles intestinaux sous la forme de diarrhées, constipation, flatulences, brûlures d’estomac, vomissements; la présence d’aphtes buccaux à répétition; des pertes de poids inexpliquées; un état de fatigue et/ou de déprime chronique; des douleurs musculaires et/ou osseuses. Elle est souvent confondue avec d’autres maladies, telles que le syndrome du colon irritable, l’ulcère gastrique ou encore la fibromyalgie.

La maladie coeliaque frappe des personnes de tous âges, du tout petit enfant, dès l’introduction d’aliments contenant du gluten, jusqu’aux adultes d’un âge avancé. Elle touche autant les hommes que les femmes, partout à travers le monde.

Le responsable de cette maladie est donc le gluten. Ce composant, présent dans le blé, le seigle et l’orge, possède d’importantes propriétés aggrégeantes nécessaires à la fabrication du pain ou des pâtes. Chez les patients coeliaques, l’ingestion de gluten provoque une forte réaction inflammatoire dans l’intestin grêle. Cette inflammation persistante entraîne progressivement la destruction de la microstructure de l’intestin responsable de l’absorption des aliments. Dans les cas les plus graves, il s’ensuit une dénutrition importante nécessitant l’hospitalisation du patient. La majorité des sujets coeliaques développent, au cours du temps, des carences nutritionnelles diverses, telles qu’un manque de fer, d’acide folique, de vitamine B12 ou de calcium.

Non traitée, la maladie coeliaque va entraîner un certain nombre de conséquences. Des carences nutritives à répétition conduisent souvent à des complications secondaires, telles qu’une anémie ferriprive, de l’ostéoporose, des troubles de la fertilité, une baisse de la libido.
La survenue d’autres problèmes plus graves, tels que des cancers intestinaux ou des maladies auto-immunes, est aussi possible. Heureusement, ces cas sont rares, mais touchent malgré tout 10% des coeliaques.

Si les dégâts d’une maladie coeliaque non traitée peuvent être conséquents, son traitement est simple. Une éviction complète du gluten suffit à prévenir tous les symptômes et complications décrits ci-dessus. Un régime sans gluten consiste à éviter tous les aliments contenant du blé, du seigle ou de l’orge.

Quelques exemples non exhaustifs de produits avec ou sans gluten

Avec gluten Sans gluten
Pain Produits laitiers (lait, yaourts, fromage, beurre)
Pâtes Viande
Biscuits  Poisson
Pizzas Riz, maïs
Müesli Pommes de terre
Plats précuisinés  Légumes

En début de traitement, il est fortement conseillé de faire appel à un ou une diététicienne, car il existe de nombreuses sources cachées de gluten, par exemple les sauces, les bouillons de cuisine et même certaines préparations de médicaments !

A la Pharmacie du Centre, Faites un test de dépistage rapide de l’intolérance au gluten

Les aliments pro-oxydants

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

Les aliments pro-oxydants

Certains aliments, ou certaines façons de s’alimenter, peuvent être pro-oxydants !
Il est classique de recommander d’éviter de consommer des produits trop grillés, en particulier les grillades des barbecues.

En dehors du risque de faire apparaître des dérivés cancérogènes, les grillades libèrent des composés oxydants qui naissent d’une réaction chimique intitulée « brunissement non enzymatique ». Celle-ci existe dans l’organisme, lorsqu’un sucre rencontre une protéine. Elle initie alors une cascade d’événements qui aboutit à un stress oxydatif majeur.

La mesure la plus simple et la plus efficace consiste à éviter les aliments à index glycémique élevé qui déclenchent, dès leur absorption, une hyperglycémie importante et durable. Le repas antioxydant idéal doit associer des apports suffisants en antioxydants et en aliments à index glycémique bas.

L’index glycémique d’un aliment se définit comme le pouvoir hyperglycémiant de cet aliment par rapport à un aliment de référence (ici, le glucose). Exprimé en pourcentage, il reflète la rapidité d’absorption du sucre de l’aliment. Ces résultats peuvent varier d’un sujet et/ou d’un repas à l’autre.

Les graisses

Vous le savez, il est important de surveiller son taux de cholestérol et, plus précisément, les taux tant de son bon que de son mauvais cholestérol.

Ces mesures sont également très importantes pour lutter contre le stress oxydatif !

Le cholestérol est un lipide nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. Un tiers est apporté par notre alimentation (beurre, fromage, charcuteries, viandes grasses, abats, jaune d’œuf, tête des crustacés) et deux tiers sont fabriqués par notre foie. Son rôle est de participer à la synthèse d’hormones et à la vie des cellules. Cependant, lorsqu’il est en excès, il est néfaste pour la santé.

Pour circuler dans le sang, le cholestérol est transporté par les lipoprotéines. Le premier, le HDL (high density lipoprotein) se charge d’éliminer le cholestérol en excès dans le sang, d’où son appellation de « bon cholestérol ». Le second, le LDL, (low density lipoprotein), se charge d’amener le cholestérol aux cellules qui en ont besoin. Le LDL est néfaste uniquement lorsqu’il est en excès (il se dépose sur les parois des artères et est responsable de la formation de la plaque d’athérome), d’où son appellation de « mauvais cholestérol ».

Il a récemment été démontré que les LDL cholestérols sont des cibles privilégiées de l’oxydation. Or, un taux élevé de LDL oxydés est un des marqueurs importants de stress oxydatif. Ces LDL oxydés sont les acteurs redoutables du risque cardiovasculaire, car ils sont à l’origine de la formation de la plaque d’athérome sur les artères, et donc de la maladie athéromateuse, responsable de l’angine de poitrine, de l’infarctus du myocarde, de l’accident vasculaire cérébral ou de l’artérite des membres inférieurs.

A l’inverse, il a été démontré que les HDL cholestérols protègent les LDL de l’oxydation. Ainsi, les HDL ont un pouvoir antioxydant qui participe aussi à leur rôle protecteur du risque cardiovasculaire. Ces taux de LDL et de HDL sont influencés par la qualité et la quantité des graisses et des aliments que nous consommons.

Pour prévenir les problèmes cardiovasculaires dus à un taux de cholestérol trop élevé, le régime alimentaire est essentiellement basé sur le bon choix des apports lipidiques, la réduction de l’apport alimentaire en cholestérol et la réduction de l’apport calorique total en cas d’excès pondéral.

Les acides gras

Les lipides sont constitués de différents acides gras, présents en plus ou moins grande quantité dans les aliments.

On distingue

  • Les acides gras saturés (AGS), à limiter. Les aliments qui en contiennent le plus sont les produits laitiers (beurre, fromage, crème fraîche, laitages 40%), les viandes grasses, charcuteries, saindoux, les abats, les œufs, la margarine solide pour friture, la noix de coco, les huiles de palme et de coprah.
  • Les acides gras mono-insaturés (AGMI), à favoriser. Les aliments les plus riches sont les huiles d’olive, d’arachide, de colza, le poisson, les amandes, les avocats.
  • Les acides gras polyinsaturés (AGPI), à favoriser. Ils sont présents dans les poissons gras (saumon, maquereau, anchois, sardines, thon rouge), les huiles de pépin de raisin, de maïs, de soja, de tournesol, de noix.
  • Les acides gras trans (AGTrans), à éviter, très présents dans le beurre et les margarines ordinaires.

Il est important de varier les huiles pour ne pas créer de déséquilibres et de les consommer en petite quantité (selon votre poids). Il n’y a pas une huile meilleure qu’une autre : chacune a ses propriétés. Toutes les huiles sont grasses et contiennent 99,9% de lipides. Seule la qualité varie.

Source

www.cerin.org ; www.cisso.info

.

Les vertus de la cranberry

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

Les vertus de la cranberry

 

Les plantes n’ont pas fini d’apporter des solutions à nos troubles de santé.
La cranberry, par exemple, a fait ses preuves dans la prise en charge des gênes urinaires.

Originaire d’Amérique du nord, cette baie rouge un peu plus grande que sa cousine européenne, l’airelle, est utilisée depuis la nuit des temps sous le nom d’atoka par les Indiens Iroquois, dont les médecins traditionnels faisaient usage pour soigner les problèmes urinaires.
Cultivée sur sol américain, canadien et, depuis peu, sud-américain, ses fruits sont récoltés entre septembre et novembre. Elle a un goût acidulé et astringent qui la différencie des autres jus de fruits. Comme le vin rouge, elle contient une grande densité de tanins qui renferment des composés antioxydants.
Si ses propriétés de prévention des infections urinaires ont été scientifiquement validées, celles qui concernent ses vertus en matière de santé bucco-dentaire et cardio-vasculaire ne recueillent pas encore suffisamment de preuves, même si elles sont constatées in vitro et in vivo.

Propriétés antiadhésives Les études dont elle a fait l’objet ont permis de démontrer que le mécanisme d’action de la cranberry résidait dans son effet antiadhésif bactérien : elle empêche l’E.Coli  de se fixer aux cellules de la vessie. Et comme les bactéries n’adhèrent plus, elles sont naturellement éliminées avec les urines.

La vingtaine d’études réalisées sur des populations très diverses ont toutes confirmé ses effets positifs dans le cadre de la prévention lors d’infections urinaires à répétition. D’autres études portant sur les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont actuellement en cours.

Les infections urinaires Les gênes urinaires sont très fréquentes : une femme sur deux y sera confrontée au cours de sa vie et 20% récidiveront. Le trouble provoque alors un réel inconfort au quotidien. Il se manifeste par des douleurs ou des brûlures au moment d’uriner, une fréquence de mictions élevée, une envie persistante d’uriner, des urines troubles ainsi qu’une pression dans le bas-ventre.

Dans 75 à 90% des cas, le trouble est généré par une présence trop importante de bactéries dans la vessie, le bacille E.Coli. Depuis plusieurs années, celui-ci se révèle de plus en plus résistant aux antibiotiques généralement prescrits dans ce cadre. La cranberry fait donc figure d’alternative de luxe aux antibiotiques.

Les personnes à risques Pour des raisons anatomiques, les personnes les plus touchées sont les femmes, mais les hommes et les enfants ne sont pas épargnés. Certaines maladies ou situations particulières peuvent aussi provoquer une sensibilité accrue.

Chez la femme, le risque est 50 fois plus élevé que chez l’homme. Les rapports sexuels, par exemple, favorisent la contamination bactérienne lorsqu’ils ne sont pas suivis de nettoyage et de miction. Si le risque de transmission sexuelle n’existe pas, il est en revanche certain qu’une hygiène corporelle excessive, insuffisante ou inadaptée, joue un rôle.

Les femmes ménopausées y sont aussi sujettes Les femmes enceintes sont particulièrement sensibles, en raison de la pression exercée par le bébé sur le système urinaire, mais aussi des changements hormonaux qui la traversent. Les femmes ménopausées y sont également sujettes à cause de la diminution des hormones et du changement de l’acidité vaginale qu’elle entraîne.

Chez l’homme, c’est surtout après 50 ans que les troubles peuvent survenir, provoqués par des problèmes liés à la prostate.

Chez l’enfant, une gêne peut être le signe d’une anomalie du système urinaire et doit être signalée à un médecin afin d’éviter les complications.

Les personnes diabétiques sont également concernées à cause du taux élevé de sucre dans leur urine, qui constitue du coup un milieu favorable au développement des bactéries.

Les personnes sondées courent également plus de risques puisque les bactéries se servent de la surface du tube pour infecter le tractus urinaire.

Parallèlement à un traitement antibiotique ou à la cranberry, les conseils médicaux sont d’ordre hygiéno-diététique : boire beaucoup, vider sa vessie régulièrement, uriner après les rapports sexuels et éviter les spermicides.

En magasin, la cranberry est vendue sous formes de jus, seule ou avec d’autres fruits, ou de fruits séchés et, en pharmacie, de compléments alimentaires (gélules, comprimés). Parlez-en avec votre pharmacien/ne. Il saura vous conseiller au mieux la formule la plus adéquate pour vous. En cas d’uti­lisation prolongée, la Pharmacie de la Gare vous recommande deux tests ­biologiques exclusifs pour mesurer votre niveau d’antioxydants.

.