Fatigue sous chimiothérapie

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

La chimiothérapie est réputée provoquer une fatigue intense chez 80% des patients.

C’est d’ailleurs la plainte numéro 1 exprimée par les patients sous traitement anti-cancéreux, avant les nausées et la douleur

A quoi est liée cette fatigue, peux-t-on la prévenir? Que faire en cas de fatigue sous chimiothérapie?

Même si cette fatigue est multifactorielle, des conseils, des traitements ainsi que des solutions naturelles permettent souvent de prévenir son installation

Comment se manifeste la fatigue?
  • La fatigue liée à l’anémie (dyspnée d’effort, pâleur…)
  • La fatigue liée à l’insuffisance cardiaque (dyspnée de décubitus, œdème des membres inférieurs…)
  • La fatigue liée à l’état de somnolence (traitement par des morphiniques par exemple)
  • La fatigue liée à un état dépressif (manque de désir (anhédonie), manque de plaisir…)
  • La fatigue par amyotrophie (signe du tabouret chez un patient recevant des corticoïdes par exemple). La kinésithérapie permet de prévenir l’amyotrophie liée aux corticoïdes.
  • La fatigue liée à la dénutrition se traduit par une faiblesse musculaire
  • La fatigue de l’insuffisance surrénalienne chronique (corticothérapie)

La fatigue qui se déclare suite à une chimiothérapie cytotoxique va crescendo des 4 à 10 jours qui suivent et diminuent progressivement jusqu’à la cure suivante. Les thérapies ciblées entraînent moins de fatigue

Facteurs de risques de la fatigue sous chimiothérapie

Une fatigue pré-existante, un surpoids ou une obésité, un manque d’activité physique sont des facteurs aggravant le risque de fatigue sous chimiothérapie

Facteurs de risques de la fatigue sous chimiothérapie
  • Il semblerait que cette fatigue serait liée à un processus inflammatoire (expression anormale de la TNF alpha, IL-6, IL-10).
  • L’immunodépression liée aux traitements peut réactiver certains virus latents causant de la fatigue comme le CMV ou le Virus de la Mononucléose.
Comment éviter cette fatigue?

Activité physique

La meilleure prévention des fatigues liées à un traitement par chimio ou par radiothérapie est paradoxalement l’activité physique qui doit être adaptée aux capacités et répétée plusieurs fois par jour. Fractionner ses activités sur la journée. Prévoir des moments de repos après une activité physique. Ne pas faire la sieste même si vous en ressentez l’envie!

Une journée couché, c’est deux jours pour récupérer!

Une activité physique adaptée, réalisée en centre de soin, permet de diminuer cette fatigue de 20 à 30%. De plus, elle est bénéfique sur la force musculaire, ainsi que sur la capacité respiratoire

 

Alimentation

Une alimentation riche en fruits et légumes frais, le thé vert et le chocolat noir sont recommandés pour atténuer la sensation de fatigue après une chimiothérapie.

Afin d’éviter la fatigue, cuisinez en plus grande quantité et prévoir de congeler de petites portions

Attention, éviter le pamplemousse (fruit et jus) qui augmentent les risque de toxicité de la chimiothérapie en réduisant la vitesse d’élimination de ces molécules!

Quand faut-il consulter?

En cas de fatigue importante, il est indispensable de consulter pour une prise en charge personnalisée

Traitement de la fatigue sous chimiothérapie

Quid des psychostimulants?

Le methylphénidate (Concerta®, Quasym®, Ritaline®), le Modafinil (Modidal®) n’ont pas démontré d’activité supérieure au placébo dans cette indication.

Par contre, la dexaméthasone à la dose de 4 mg par jour pendant 14j a démontré un bénéfice suffisant.

Compléments nutritionnels oraux= CNO

Un patient sous chimiothérapie a des besoins énergétiques journaliers de l’ordre de 30-35 kcal/kg et un besoin en protéines de 1,2 à 1,5 g/Kg.

Les CNO permettent de maintenir la masse musculaire des patients sous chimiothérapie. Ils sont à prendre en complément d’une alimentation saine et variée.

Les solutions naturelles

Homéopathie

Les principales souches

Phosphoricum acidum: découragé par la fatigue, indifférence générale, perte d’intérêt, diminution de la mémoire, tout effort physique ou intellectuel aggrave son état général. Ne supporte plus la station debout et le froid, recherche le silence et le sommeil réparateur. A prendre en dose d’échelle; une dose en 5 CH, le premier jour, une dose en 7 CH le deuxième jour, une dose en 9 CH le troisième jour, une dose en 12 CH le quatrième jour

Aceticum acidum: Épuisement avec amaigrissement. Visage d’une grande pâleur. Soif très forte avec urines abondantes et claires. Œdèmes blancs au niveau des chevilles gardant le signe du godet. Frilosité+++. Sucer 3 granules en 7 CH, 2 fois par jour ou prendre une dose par jour en échelle de 5 CH à 15 CH

Kalium phosphoricum: patients découragés par leur maladie, anxieux du pronostic et de l’évolution de leur maladie. Fatigue améliorée en mangeant, par la promenade par la compagnie. Sucer 3 granules en 7 CH, trois fois par jour ou prendre une dose par jour en échelle de 5 CH à 15 CH

Selenium: Fatigue avec impression de vieillissement suite à la chimiothérapie. Perte des cheveux, et des poils (queue des sourcils, poils pubiens). La peau du visage est huileuse avec des boutons d’acné, les cheveux sont gras. Transpire au moindre effort, ne supporte pas le soleil. Sucer 3 granules en 7 CH, trois fois par jour ou prendre une dose par jour en échelle de 5 CH à 15 CH

Picricum acidum: Fatigue avec sensation de lourdeur dans les jambes, anémie, hypotension. Patients frileux aux pieds glacés. Sucer 3 granules en 5 CH, 3 fois par jour ou prendre une dose par jour en échelle de 5 à 15 CH.

Silicea: personne sans énergie, très affaiblie, besoin constant de s’allonger, s’endort facilement. Amaigrissement, frilosité (besoin de dormir avec des chaussettes). Ne supporte rien ni personne, se décourage pour un rien, sensible aux infections. Sucer 3 granules en 7 CH par jour ou prendre une dose par semaine en 9 CH ou 15 CH

China  fatigue faisant suite à une anémie. Le visage est pâle, les yeux ont des cernes bleuâtres, les muqueuses sont décolorées. Bourdonnements d’oreille, sensation de froid, sueurs nocturnes ou au moindre effort.

 

Traitement reminéralisant

Alfalfa et Avena sativa D1. Ce sont des excellent fortifiants, stimulants et reminéralisants, agissant sur tous les types de fatigue.
Prendre 15 gouttes 3 fois par jour diluées dans un grand verre d’eau.

Phytothérapie

Le Ginseng à la dose de 2g/j pendant 8 semaines a démontré un bénéfice suffisant.

Compléments alimentaires

L’utilisation de compléments alimentaires multivitaminés est parfois dangereuse car elle peut réactiver certains cancers chez certains patients. Il ne faut donc jamais les prendre en automédication en cas de chimiothérapie.

Seuls les compléments alimentaires à base d’acide docosahexaénoïque (DHA) et d’acide eicosapentaénoïque (EPA) ont montré un effet positif en cas de cancer (absence de progression et survie globale du patient)

Demander toujours l’avis de votre oncologue avant de prendre des compléments alimentaires

Le mélanome ne passera pas par moi

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Nos conseils

Chez les jeunes adultes, le mélanome est l’un des types de cancers les plus fréquents. Dans la catégorie des moins de 50 ans, l’augmentation et la fréquence sont nettement plus élevées chez les femmes que chez les hommes. Chez les plus de 70 ans, la tendance s’inverse.

Plus de 250 personnes meurent chaque année des suites d’un mélanome. La mortalité est plus basse chez les femmes qui, de manière générale, surveillent plus régulièrement leur peau et consultent plus rapidement un médecin en cas de lésion suspecte. Si il a diminué chez les femmes au début des années 90, le taux de décès par mélanome s’est en revanche stabilisé depuis les années 2000 à environ 2 décès pour 100 000 habitants.

Les causes

On sait qu’une exposition excessive aux UV est la cause principale des cancers de la peau.  Plusieurs pistes concernant les changements de comportement face au soleil sont à l’étude, parmi lesquelles figurent l’utilisation des solariums, la prédilection pour les loisirs en plein air et les vacances au soleil en hiver. Ce type d’exposition intermittente et intensive explique pourquoi le mélanome est devenu si fréquent dans les pays riches et les couches socio-économiques élevées.

De manière générale, ce sont les parties du corps exposées de manière intermittente au soleil (tronc, bras) qui ont subi la plus forte croissance.

Les facteurs de risques

Aujourd’hui, les facteurs de risques de mélanome sont bien connus. On sait aussi que chacun de ces facteurs agit de façon indépendante et est susceptible de multiplier par deux le risque de mélanome. Les risques sont en effet cumulables et se potentialisent : présenter deux de ces facteurs multiplie le risque par 10, qui se multiplie par 20 si l’on en présente trois.

  1. Antécédents de brûlures solai­res de stade 2 (avec cloques) à l’adolescence.
  2. Chevelure blonde ou rousse.
  3. Nombreuses taches de rousseur en haut du dos, signe d’une exposition importante au soleil.
  4. Antécédents familiaux de mélanome.
  5. Kératose actinique ou solaire (antécédent ou actuel) : lésions précancéreuses sur les zones exposées au soleil (taches arrondies, rouges ou brunâtres, douloureuses, avec une peau épaissie qui desquame).
  6. Travail au grand air en été pendant l’adolescence durant trois ans ou plus.

Si vous présentez un ou plusieurs de ces facteurs, une auto-inspection très régulière de votre peau s’impose. Les tumeurs cutanées dépistées précocement étant aisément guérissables, consultez également un dermatologue une fois par an.

Prévenir et dépister

Le bronzage est avant tout le signe que la peau a été agressée par le soleil et, en répétant ces agressions, on multiplie les risques d’un cancer de la peau.

Soleil : mode d’emploi

  • Limitez les expositions intempestives au soleil.
  • Evitez les coups de soleil, particuliè­rement durant l’enfance et l’adolescence.
  • Préférez l’ombre au soleil, surtout entre 11 et 16 heures.
  • Au soleil, portez chapeau, lunettes et habits protecteurs.
  • Les enfants de moins de 2 ans restent à l’ombre.
  • Appliquez généreusement les produits solaires au moins 30 minutes avant de vous exposer au soleil, pour que les filtres anti-UV puissent se répartir dans les couches supérieures de la peau. N’oubliez pas vos lèvres, votre nez et vos oreilles. Renouvelez régulièrement l’application : la transpiration ou le contact avec l’eau peuvent réduire l’efficacité des produits, même résistants à l’eau.
  • L’utilisation d’un solarium présente un risque potentiel pour la santé. Les personnes présentant un type de peau clair, des yeux et des cheveux clairs devraient totalement y renoncer.