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Faire baisser la pression artérielle

La pression artérielle est la principale cause de décès et d’invalidité dans le monde. En France, on estime que 1 personne sur 4 est hypertendue et même 1 sur 2 dès l’âge de 60 ans. Or, une pression excessive compte pour la moitié des risques d’infarctus et d’AVC qui causent à eux deux près de 35% de la mortalité.

Un « tueur » silencieux

Le problème c’est que l’on ne « sent » rien de particulier quand on a une pression trop élevée. De plus, l’augmentation est lente et progressive. Cela peut prendre 20 ou 30 ans avant que l’on se retrouve brutalement aux urgences. Pour ne pas être surpris par l’infarctus ou l’AVC, c’est donc pendant cette période de 20 à 30 ans qu’il faut agir pour prévenir.

Que faire pour éviter ?

D’abord, il faut savoir où on en est. Comme on ne « sent » pas la pression, la seule façon de la connaître est de la mesurer. Dès l’âge de 40 ans, faites 2 mesures par an chez votre médecin ou chez un pharmacien formé à la prise de pression. Les valeurs normales sont : 120/80. Mais dès 140/90, c’est l’hypertension et votre médecin vous prescrit un traitement.

Le régime scientifiquement prouvé

Pour prévenir l’hypertension et la traiter, l’American Heart Association propose en premier de modifier son alimentation et d’adopter le régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension). Fondé sur l’augmentation des fruits et légumes et la réduction de la nourriture animale, DASH permet de garder une pression normale jusqu’à un âge avancé.

Améliorer votre espérance et votre qualité de vie

Si vous avez été diagnostiqué hypertendu, adopter le régime DASH peut vous permettre de réduire le nombre de médicaments pris ou les doses, ce qui va diminuer les inévitables effets indésirables liés à tout traitement médicamenteux… et diminuer les coûts pour la collectivité. Parlez-en avec votre médecin avant de commencer.

Barrer la route à l’infarctus et l’AVC

Si vous êtes entre 120/80 et 140/90, c’est le moment d’agir pour ne pas être surpris par la maladie. Votre objectif est d’adapter vos habitudes de vie au régime DASH, afin de revenir à 120/80. Mesurez l’effet de chaque changement d’habitudes, afin de ne pas vous priver de quelque chose que vous aimez et qui n’a pas d’effet négatif sur votre pression.

 

Le risque d’infarctus varie selon la saison

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Le risque d’infarctus varie selon la saison

On savait déjà que sur les 24 heures de la journée, le moment où le risque d’infarctus du myocarde est le plus fréquent est en fin de nuit et le matin, plus particulièrement le lundi. Une étude suédoise de l’Université de Lund publiée en août 2017, nous apprend que la saison a aussi une influence…

Les chercheurs de l’Université de Lund, en Suède ont analysé les données relatives aux crises cardiaques survenues sur tout le territoire suédois entre 1998 et 2013, soit près de 280’000 cas. Ils ont observé que le nombre moyen d’infarctus par jour est significativement plus élevé lorsque les températures sont basses.

Ainsi, le nombre d’infarctus du myocarde est 4 fois plus élevé en hiver lorsque le thermomètre affiche des valeurs au-dessous de 0°C. De plus, la vitesse du vent, un ensoleillement faible et une humidité de l’air élevée augmentent aussi le nombre d’infarctus.

Explication : quand il fait froid, le corps répond en resserrant les vaisseaux sanguins superficiels, ce qui a pour conséquence d’augmenter la pression artérielle. “Chez la majorité des personnes saines, ces mécanismes sont bien tolérés. Mais chez des personnes avec des plaques d’athérosclérose dans leurs artères coronaires, elles peuvent souffrir de crise cardiaque” précise le Dr Moman A. Mohammad de l’Université de Lund.

Rappelons à cet égard que la principale cause d’infarctus est l’hypertension artérielle. Or, le problème est que l’on ne se rend pas compte que l’on a une hypertension, car on ne la « sent » pas. C’est pourquoi, un contrôle au minimum une fois par année est recommandé. La pression normale est de 120/80. Connaissez-vous la vôtre ?

Si vous dépassez 120/80, relisez notre article où nous vous donnions 15 moyens naturels pour faire baisser la tension. Sachant enfin qu’une infection des voies respiratoires peut multiplier par 17 le risque d’infarctus, pour bien passer l’hiver il semble opportun de faire un programme pour booster son immunité et prévenir la grippe !

A la Pharmacie de la Gare à FEYZIN, Antoine FIUME vous aidera à prendre soin de votre santé.

Ne vous laissez pas surprendre par l’AVC

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Ne vous laissez pas surprendre par l’AVC

Si vous perdez subitement l’équilibre, ressentez un brusque engourdissement ou une paralysie d’un côté du corps ou éprouvez de la confusion et une difficulté soudaine pour parler, vous faites sans doute un AVC. L’AVC ou Accident Vasculaire Cérébral ou attaque cérébrale, ou encore « stroke » en anglais, est une interruption de la circulation du sang dans une partie du cerveau, qui se traduit en général par une hémiplégie ou paralysie du côté droit ou gauche du corps.

Troisième cause de décès après l’infarctus et les cancers, l’AVC est dû dans environ 80% des cas à un caillot qui bloque la circulation et dans 20% des cas à une hémorragie (l’artère cède sous la pression du sang).

La principale cause de l’AVC est l’hypertension. L’augmentation de la pression dans nos artères génère des turbulences qui vont endommager la paroi. Ces microlésions vont activer notre système de réparation de la même façon que lorsque l’on se coupe, soit en formant un caillot. Celui-ci va épaissir la paroi de l’artère et rétrécir l’espace dans lequel le sang s’écoule. Ce mécanisme s’appelle athérosclérose. Il arrive aussi que le caillot se détache et parte dans le sang. Il va aller boucher une artère plus petite. Si c’est une artère du cœur, c’est l’infarctus. Si c’est une artère du cerveau, c’est l’AVC.

Prévenir l’AVC

Comme dans tout accident, il y a un avant et un après. Or la médecine ne sait pas guérir les dégâts causés par un AVC. On ne peut donc que prévenir. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a de nombreuses possibilités très efficaces d’agir. A commencer par l’alimentation , faire de l’activité physique, bien gérer son stress et son sommeil, et remplacer le tabac par le chocolat noir. Enfin, il y a les compléments dont les plus importants sont : le magnésium, la vitamine C, le thé vert et noir, l’arginine, les oméga 3, le curcuma.

Etes-vous à risque ?

Il existe au moins 3 indicateurs qui peuvent vous aider à évaluer votre risque. Ils sont d’autant plus importants à suivre si vous avez des antécédents familiaux :

  • La pression artérielle qui doit se situer en-dessous de 120/80 mmHg
  • L’inflammation, qui favorise la formation des caillots. Elle est mesurée par la CRP ultra-sensible dont la valeur idéale est inférieure à 1mg/l
  • L’homocystéine, qui est un facteur risque reconnu de mortalité cardiovasculaire. Sa valeur idéale est inférieure 10 micromol/l

Sachant que les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité, tout le monde devrait faire chaque année une analyse pour connaître ces trois valeurs clés, afin de pouvoir agir avant qu’il ne soit trop tard.

A la Pharmacie de la Gare à FEYZIN ,Antoine FIUME  vous aidera rendre soin de votre santé

15 moyens naturels pour faire baisser la pression

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15 moyens naturels pour faire baisser

la pression artérielle

L’infarctus et l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), qui constituent la première cause de mortalité en Suisse, sont étroitement liés à notre pression artérielle. Selon le Professeur François Mach (HUG) une pression excessive compte pour environ 50% du risque d’infarctus et d’AVC.

Connaissez-vous votre pression ?

C’est un indicateur que tout le monde devrait connaître tant il est facile à obtenir. Nous recommandons de prendre sa pression au minimum une fois par année et de suivre son évolution. En effet, plusieurs études montrent que notre risque d’infarctus et d’AVC double pour chaque augmentation de 20/10 mmHg (soit en passant de 120/80 à 140/90).

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreux moyens d’agir sur sa pression de manière naturelle. Certains sont d’ailleurs si efficaces, que pour celles et ceux qui suivent un traitement contre l’hypertension, il faudra sans doute le revoir à la baisse avec votre médecin traitant. D’où l’importance de la mesure de la pression. C’est pourquoi en cas d’hypertension, posséder un tensiomètre semble être incontournable.

Habitudes de vie

Les études montrent que la pression diminue :

  1. De 5 à 20 mmHg lorsque l’on perd du poids, en réduisant sa consommation de sucres
  2. D’environ 3 mmHg avec une activité physique régulière
  3. De 2 à 4 mmHg si l’on limite sa consommation d’alcool à deux verres par jour pour un homme et un verre par jour pour une femme
  4. De 8 à 14 mmHg avec une alimentation faible en sel
  5. D’environ 3 mmHg si l’on consomme des fibres (fruits et légumes) chaque jour
  6. D’environ 1.5 mmHg pour chaque portion quotidienne de 11g de protéines végétales

Soit au total pour ces 6 habitudes de vie, une variation potentielle de 50 mmHg (avec une consommation de 45g de protéines végétales par jour).

Aliments et compléments

Mais ce n’est pas tout. A ces 6 mesures s’ajoutent 8 modifications alimentaires ou la prise de compléments, dont l’efficacité pour la réduction de la pression a été scientifiquement démontrée. Il s’agit :

  1. Du potassium, que l’on trouve dans les légumes, les tomates, les patates douces, les bananes, avocats et abricots ou sous forme de sel de potassium
  2. Du magnésium, abondant dans le chocolat noir (85% de cacao), les légumes, les avocats, les noix, les graines et qui existe aussi en capsules
  3. De la vitamine C provenant de fruits et légumes colorés ou de compléments
  4. De la vitamine D produite sous l’effet du soleil sur notre peau et pour laquelle une complémentation est recommandée en hiver
  5. Des omégas 3 que l’on trouve dans les graines de lin, les poissons gras (privilégiez les maquereaux, sardines et harengs) ou en capsules si vous n’aimez pas le poisson
  6. De l’ail cru ou cuit ou en capsules
  7. De la Coenzyme Q10 en capsules
  8. De l’extrait de feuilles d’olivier en capsules

L’impact global de ces aliments ou compléments sur la pression est potentiellement aussi d’environ 50 mmHg. Cela démontre qu’à travers nos habitudes de vie et notre alimentation nous avons le contrôle sur plus de 100 mmHg de variation de notre pression !

Enfin le 15ème élément : le stress chronique, qui est très souvent responsable d’une augmentation de la pression. Apprendre à gérer son stress via des questionnaires « online » et des exercices respiratoires simples va donc avantageusement compléter les mesures ci-dessus.

Maladies cardio-vasculaires: où en êtes-vous?

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Maladies cardio-vasculaires: où en êtes-vous?

Les maladies cardiovasculaires restent donc à juste titre une préoccupation de santé publique. De nombreuses études scientifiques, portant au total sur des centaines de milliers de patients angoreux, hypertendus, hyper-cholestérolémi­ques et obèses, y ont été consacrées, compilées et analysées.

Ces études nous ont apporté des infor­mations essentielles sur les risques cardiovasculaires encourus par ces popu­lations. Derrière le « risque cardio-­vascu­laire global » menacent en effet l’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral, ceux que l’on cite le plus souvent.

Le facteur stress

Les maladies cardiovasculaires englobent cependant des pathologies plus diverses, plus complexes et plus intriquées. Depuis peu, on connaît le risque cardiovasculaire lié à la polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire chronique rhumatismale a priori loin du cœur et des vaisseaux, ainsi que le risque majeur d’accidents cardiovasculaires encourus par des patients souffrant d’un syndrome d’apnées du sommeil.

Aux côtés des facteurs de risques classiques, comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le tabagisme et la surcharge pondérale, d’autres paramètres sont sous le feu de l’actualité. Des études plus récentes ont mis l’accent sur les comportements de vie. Elles mettent en exergue de façon de plus en plus convaincante la sédentarité, le manque d’exercice et le stress psychosocial ou plus exactement « psycho-socioprofessionnel ». Soupçonné depuis longtemps, ce fléau très contemporain n’est pris en compte au même titre que les facteurs classiques que depuis 2011, grâce à une étude démontrant son rôle majeur comme facteur indépendant dans l’infarctus du myocarde.

Des mesures simples

Ces nouveaux éléments devraient obliger à reconsidérer les stratégies de prise en charge de ces maladies ou situations. Et cela commence à être le cas. L’idée que l’ensemble de ces anomalies et symptômes pourrait être accessible à des mesures très simples visant à influer même modestement les comportements de vie pointe dans un contexte où les antihypertenseurs, les hypocholestérolémiants et autres blockbusters dominent, sans être remis en question, au grand bonheur des firmes pharmaceutiques.

Ainsi, un consensus s’est fait autour de l’activité physique régulière (qui n’a rien à voir avec la pratique d’un sport…). Celle-ci améliore la pression artérielle, le poids et la répartition masse maigre/masse grasse, le rythme et la performance cardiaque, la fluidité du sang, les taux de « bon » et de « mauvais » cholestérol, la glycémie… et la réponse au stress psy­chosocial !

Le cas des statines

Parallèlement à cette prise de conscience très rassurante, le débat sur les prescriptions systématiques de certains médicaments rejaillit de plus belle. Il s’inscrit dans un contexte « anti pharma » alimenté jour après jour par des procès intentés par des patients victimes de leurs effets secondaires.

Les statines, dont on connaît et reconnaît l’extraordinaire efficacité pour faire baisser le taux de cholestérol, sont l’exemple caricatural de la polémique qui oppose farouchement les pros et les antis. Les premiers argumentent, preuves scientifiques à l’appui, que les statines protègent du risque cardiovasculaire, voire de certains cancers et de la maladie d’Alzheimer. Les seconds proclament, à l’inverse, avec d’autres preuves scientifiques à l’appui, qu’elles ne servent le plus souvent à rien si ce n’est à empoisonner la vie des patients du fait de leurs effets secondaires non négligeables, en particulier sur le plan musculo-tendineux.

Il se trouve cependant que ces médicaments sont largement prescrits et, depuis peu, même lorsque le taux de cholestérol est normal ! Les antis crient au scandale. Les médecins continuent de les prescrire, n’osant pas, pour la plupart, s’opposer aux recommandations officielles. La crainte du procès l’emporte habituellement sur les convictions, plus encore sur les doutes. Quant aux patients, qui naturellement s’orientent vers des solutions alternatives « moins chimiques », ils n’ont que rarement la parole.

Et si le vrai débat était ailleurs ? Ces prescriptions ne sont pas forcément inutiles et dangereuses, mais elles devraient être envisagées dans le cadre d’une démarche personnalisée et non comme une panacée universelle. Elles ne devraient en particulier être prescrites que lorsque toutes les stratégies de modifications de comportement, beaucoup plus faciles et inoffensives, ont échoué.

Un dénominateur commun

Un autre phénomène est totalement oublié alors qu’il fait pourtant le lien entre tous ces facteurs et apporte un autre éclairage. Il s’agit du stress oxydatif ou stress oxydant. Les études démontrant de façon irréfutable le rôle majeur de l’oxydation des lipides dans les maladies cardiovasculaires sont pourtant déjà anciennes.

La plaque d’athérome, qui sera un jour responsable de l’infarctus, de l’embolie et de l’AVC, se constitue à partir du « mauvais cholestérol » oxydé (LDL oxydé). Celui-ci n’étant plus reconnu par les systèmes d’épuration est phagocyté par des cellules spécialisées, les macrophages. Gorgés de LDL oxydés, ceux-ci se transforment en cellules spumeuses qui sont le ciment de la plaque d’athérome. De plus, le stress oxydatif fragilise secondairement la plaque et augmente ainsi considérablement le risque d’envoi d’embols vers les coronaires ou les vaisseaux cérébraux.

Les méfaits du stress oxydatif ne s’arrêtent pas là. Il est un facteur d’obésité et de diabète, il est très présent chez les hypertendus, les fumeurs et tous ceux qui ne bougent pas assez ou trop. Il est également très corrélé au stress psychosocial. C’est lui, enfin, qui fait le lien entre syndrome d’apnées du sommeil, arthrite rhumatoïde et risque cardio-vasculaire. Il explique très probablement le risque cardiovasculaire des jeunes femmes qui prennent certaines pilules (en augmentant leur taux de LDL oxydé), et les trou­bles musculo-tendineux des statines qui inhibent fortement la synthèse du cholestérol, mais aussi jusqu’à 50% la synthèse d’un antioxydant indispensable au bon fonctionnement de nos mitochondries, la Co Enzyme Q 10 !

Alors que fait-on ? Rien… car il est plus intéressant de vendre les blockbusters comme le sont les statines que des antioxydants ! L’industrie consacre des dizaines de millions aux grandes études multicentriques internationales, dont les résultats contradictoires alimenteront encore longtemps des débats houleux, mais les fonds nécessaires à la mise en place d’essais sérieux dans le domaine des antioxydants n’existent pas…

Une approche pleine de promesses

Depuis quelques années, pourtant, d’immenses progrès ont été réalisés dans l’évaluation du stress oxydatif. Des bilans nutritionnels et anti-radicalaires, composés de bio-marqueurs complexes réservés à quelques laboratoires de biologie de pointe, permettent de diagnostiquer un stress oxydatif délétère chez tous les patients à risque. Fort de ces analyses, une prise en charge rationnelle, efficace et personnalisée de ces états d’oxydation pathologique de tout un chacun est désormais possible.

Cette approche, dont les analyses sont remboursées par les assurances de base si elles sont prescrites par un médecin, est pleine de promesses. Elle ouvre une nouvelle voie dans la prise en charge des maladies, notamment chroniques, à risques élevés. Elle prend aussi une signification particulière dans toute stratégie de prévention lorsque l’on connaît les résultats d’une étude qui montre, chez l’animal, que les individus à qui l’on transmet le virus H1N1 font une grippe grave lorsqu’ils présentent un stress oxydatif élevé alors que ceux dont le taux est bas font une grippe bénigne.

Il est enfin possible de répondre aux attentes du Professeur Lucien Israel, Professeur émérite de cancérologie à l’Université de Paris XIII, membre de l ’Institut,  qui écrivait il y a déjà plusieurs années :
« …il va bientôt être impossible de dresser des plans  stratégiques destinés à contrôler, à stabiliser ou à faire régresser des affections chroniques sans y intégrer un traitement anti-radicalaire au long cours… ».

J’ai 50 ans, je me remets au sport

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J’ai 50 ans, je me remets au sport

Envisager de reprendre une activité physique fait souvent partie des bonnes résolutions prises par les quinquagénaires. Pour y prendre du plaisir, mieux vaut faire un « état des lieux » avant de se lancer et commencer mollo.

Avoir une activité physique à tout âge est recommandé de manière unanime par tous les professionnels de la santé pour les bienfaits immédiats et à long terme que cela procure. Et tous, aussi, rappel­lent régulièrement qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il faut juste choisir une activité et un rythme adaptés à son âge, à ses capacités et à son état de santé. L’idée n’est pas de souffrir, mais de se faire du bien grâce à une activité à sa mesure, pratiquée avec régu­larité.

Si vous souffrez de certaines pathologies, par exemple de troubles cardiaques, d’un excès de cholestérol, d’un fort surpoids, d’une maladie de type cancer en cours de traitement ou que vous ressentez des douleurs musculaires, articulaires ou une gêne respiratoire, un examen médical est recommandé. Votre médecin vous prescrira un bilan de santé, dont un examen cardio-vasculaire avec test d’effort dès la cinquantaine. En fonction des résultats, il pourra vous conseiller le type d’activités et d’encadrement les plus bénéfiques pour vous.

L’activité qui me convient

A moins de pratiquer la marche rapide, la natation ou la course à pied, trois disciplines complètes, l’idéal est de combiner deux activités physiques différentes en alter­nance.

Les sports d’endurance développent la capacité cardiaque, maintiennent la masse musculaire et osseuse, sans créer de « traumatismes » au niveau des articulations ni du dos. On peut citer parmi eux le vélo, la marche, le jogging, la randonnée, l’aviron, le golf ou la natation.

Pour renforcer sa capacité musculaire, les machines en salle et un coach compétent sont parfaits. Dix minutes tous les jours suffisent pour débuter, mais pour renforcer les muscles cardiaques, mieux vaut courir dans la nature.

La gymnastique, le yoga, le stretching sont bénéfiques car ils entretiennent la souplesse tout en tonifiant la muscula­ture.

Les sports collectifs tels que hand-ball, badminton, foot ou beach-volley devraient être abordés de façon progressive.

A quel rythme ?

Tous les coaches sportifs l’affirment en préambule : ce n’est pas la quantité mais la régularité qui compte. Mieux vaut faire trois fois trente minutes (minimum) de marche par semaine que trois heures de vélo tous les quinze jours. Toute activité physique supplémentaire est bonne pour la santé ! Quant à l’intensité de l’exercice, l’objectif est d’atteindre une respiration légèrement accélérée, sans forcément être accompagnée de transpiration.

Tout en douceur

Les muscles qui n’ont pas été sollicités depuis des années apprécient d’être réveillés en douceur. Avant de se lancer à corps perdu dans la pratique d’un sport, il est recommandé de commencer par un travail d’étirements, de renforcement et d’assouplissement pour habituer les muscles à travailler. De même, avant une séance de jogging ou de vélo, il est important de s’échauffer, de ne pas forcer et de s’arrêter dès que l’on ressent une douleur. S’étirer après la séance permet d’éviter les grosses courbatures.
Certains des nombreux bienfaits que l’on peut attendre d’une activité physique se manifestent très rapidement. Les endorphines, hormones du plaisir, agissent au bout de vingt-cinq minutes et génèrent une heure et demie d’immense bien-être. La sécrétion de sérotonine, la molécule de la bonne humeur, agit comme un antidépresseur après quelques semaines de pratique régulière.

L’urban training, vous connaissez ?

L’urban training part de l’idée que les villes sont des fitness géants en plein air et accessibles à tous. Chaque élément de ce terrain d’entraînement inhabituel, des bancs publics aux chaises en passant par les escaliers ou les trottoirs, est utilisé comme un « engin » de musculation. A Genève, des circuits d’une heure sont proposés régulièrement sous la direction de coachs professionnels. Ouverts à toutes et à tous, de tous niveaux, seul-e ou en groupe, ils sont gratuits. L’occasion de bouger, se muscler et s’aérer tout en redécouvrant son environnement urbain dans une ambiance ludique et conviviale