Diabète : les signes qui doivent alerter

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

Diabète : les signes qui doivent alerter

Le diabète n’est pas une maladie que l’on attrape, mais que l’on développe. Contrairement à la grippe dont les symptômes apparaissent en 24 heures, les symptômes du diabète peuvent mettre plusieurs décennies avant de se manifester. Il est donc primordial d’en connaître les signes avant-coureurs, pour agir à temps et se donner les chances de prévenir voire, inverser le cours de la maladie.

Lorsque notre taux de sucre dans le sang (glycémie) est supérieur le matin à jeun à la valeur de 7 mmol/l, notre médecin pose le diagnostic : « vous êtes diabétique ». On l’écoute, incrédule. On a en effet de la peine à le croire, car on ne sent rien de particulier. C’est pourquoi, pour prévenir efficacement le diabète, le plus sûr est de faire au moins une fois par an une mesure de la glycémie à jeun. Le plus tôt on commence, le mieux c’est.

Pour celles et ceux qui « oublieraient » de prendre ces mesures régulières de prévention, voici quelques signes qui devraient les inciter à consulter sans tarder :

  • Soif : la soif permanente et la bouche sèche sont les principaux signes du diabète.
  • Besoin urgent d’uriner : c’est le deuxième signe en importance.
  • Fatigue : chez un diabétique, le sucre ne peut plus assurer son rôle de carburant, de source d’énergie. Il en résulte un état de fatigue même sans activité physique.
  • Démangeaisons : en particulier dans les parties génitales en raison des infections liées à l’excès de sucre dans les urines. En plus des démangeaisons, diverses éruptions peuvent survenir.
  • Cicatrisation plus lente : si vous observez qu’une blessure ou une coupure a plus de mal à guérir que d’habitude, cela peut être un signe de diabète.
  • Perte de sensibilité : l’excès de sucre provoque une perte de sensibilité et des fourmillements, surtout dans les membres inférieurs. Un changement dans l’audition ou la vision peut être dû à une atteinte nerveuse liée au diabète.

Rappelons que s’il n’est pas soigné, le diabète conduit à des amputations, à la dialyse, la cécité et l’infarctus. Mieux vaut donc mesurer régulièrement sa glycémie et être attentif aux signes mentionnés ci-dessus ! Surtout que de plus en plus d’études démontrent que le diabète (en particulier de type 2) est une maladie réversible (références sur demande).

A la Pharmacie de la Gare de FEYZIN, nous vous aidons à prendre soin de votre santé.

Diabète et complications oculaires

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

Diabète et complications oculaires

Les personnes diabétiques sont particulièrement exposées à des risques de complications oculaires pouvant aboutir à une diminution irréversible de la vision. 

Les complications oculaires liées au diabète sont assez fréquentes pour être l’une des causes principales de malvoyance en Europe. Ainsi, on estime qu’environ 7% des patients diabétiques sont malvoyants. Reste que cette évolution n’est pas inéluctable: un contrôle de la glycémie et de la tension artérielle, ainsi qu’un examen ophtalmique régulier suffisent pour limiter ces complications.

Comment le diabète peut-il avoir une incidence sur la vision?

Chez un patient diabétique, la baisse de la vision est due à l’atteinte de la rétine qui est constituée de cellules nerveuses et qui tapisse l’œil. On peut comparer cette dernière à la pellicule d’un appareil photo. Elle permet de fixer l’image et de la transmettre au cerveau via le nerf optique.
Pour pouvoir la fixer correctement, elle a un besoin énorme d’oxygène et d’énergie qui lui sont amenés par les petits vaisseaux qui la parcourent. Or, en présence d’un diabète, la rétine se trouve baignée dans un niveau trop élevé de glucose (sucre).
Cela va abîmer non seulement les vaiseaux, mais aussi les cellules nerveuses rétiniennes qui vont progressivement mourir et disparaître. Ces vaisseaux vont par ailleurs perdre leur étanchéité et se boucher.

Quel type d’examens faut-il faire pour poser le diagnostic?

Un simple examen du fond de l’œil permet de dépister les éventuelles lésions rétiniennes. Les premières sont visibles sous la forme de petits points rouges qui sont soit des microhémorragies dans la rétine, soit de petites dilatations des vaisseaux. A ce stade, la vision est encore bonne. Si la situation se dégrade, de nombreux vaisseaux rétiniens vont se boucher, la rétine va souffrir d’un manque d’oxygène, ce qui va aboutir à la production de néovaisseaux.
Mais ces derniers sont fragiles et se cassent facilement, ce qui entraîne des saignements dans l’œil. C’est ce que l’on appelle la rétinopathie proliférative, qui peut provoquer une baisse brutale de la vision. Mais l’atteinte la plus fréquente est celle du centre de la rétine (la macula) qui nous est essentielle pour lire, distinguer les contrastes et les couleurs.
Dans le diabète, la région maculaire peut s’engorger d’eau et s’épaissir, entraînant une baisse de la vision. Cette évolution est due au fait que les vaisseaux rétiniens ont perdu leur étanchéité et laissent passer à travers leurs parois les éléments séreux et lipidiques du sang.

Comment la rétinopathie se prend-elle en charge?

Il y a trois axes indispensables: la prévention, le dépistage et, si nécessaire, le traitement. La prévention implique un bon contrôle de la glycémie, mais aussi de la tension artérielle. Deux précautions qui assurent une diminution spectaculaire du risque de malvoyance.

A quels problèmes se heurte le dépistage?

Le gros problème de cette maladie, c’est qu’elle est indolore et silencieuse. Lorsque la personne constate une baisse de la vision, c’est que les lésions sont déjà bien avancées. D’où l’importance d’un dépistage précoce. En fait, dès que le diagnostic de diabète a été posé, il faudrait consulter un ophtalmologue. Si la personne ne présente aucune atteinte initiale, un contrôle ophtalmique tous les deux ans suffit. Dès qu’il y a atteinte, une visite tous les six mois est recommandée.
Mais il faut noter que les patients ont de la difficulté à se prendre en main puisqu’ils ne sentent rien. Or, dans les pays où les diabétiques sont bien encadrés, le taux de cécité est de 1,5%, mais il passe à 10% dans les pays où les personnes sont mal suivies. Le patient a donc un rôle important à jouer.

Y a-t-il des facteurs de risques?

D’une part, la durée du diabète (plus il est ancien, plus la personne est à risque), d’autre part, l’hyperglycémie (moins elle est contrôlée plus le risque de complications oculaires est grand). En présence d’une hypertension associée, son traitement requiert le plus grand soin également.

Arrive-t-il que l’on détecte un diabète suite à un examen oculaire?

C’est rare, mais cela arrive, puisque le diabète peut lui aussi être muet pendant longtemps.

Qu’en est-il du traitement?

Il n’existe, pour l’instant, aucun médicament ni pour la rétinopathie, ni pour la maculopathie. Le seul traitement actuel, c’est le laser. Dans le premier cas, 2000 à 2500 points de laser sont administrés en 4 ou 5 séances pour obtenir une régression des néovaisseaux. En brûlant une grande partie de la rétine, la consommation d’oxygène diminue, permettant ainsi une meilleure oxygénation de la rétine centrale.
En ce qui concerne la maculopathie, entre 50 et 100 points de laser sont nécessaires pour diminuer les fuites présentes au niveau des vaisseaux rétiniens. Ces deux interventions permettent de stopper l’évolution de la maladie, mais les dommages existants sont hélas irréversibles.

 

Diabète et dysfonction érectile

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

Diabète et dysfonction érectile

Un grand nombre de patients diabétiques rencontre des problèmes d’érection. Ils n’osent souvent pas en parler à leur médecin, alors qu’il existe aujourd’hui des traitements efficaces. Le point avec le docteur Nicolas von der Weid, diabétologue.

Quelle est la définition médicale de la dysfonction érectile?

C’est une incapacité persistante d’obtenir et/ou de maintenir une érection, c’est-à-dire une rigidité suffisante du corps caverneux du pénis pour permettre le déroulement satisfaisant du rapport sexuel. Pour que le diagnostic de dysfonction érectile soit établi, il faut que les troubles rencontrés par le patient soient présents depuis plus de trois mois ou récidivants.

Quelles en sont les causes?

Avant, on pensait que les 95% d’entre elles étaient d’origine psychologique. Aujourd’hui, on sait que 25% sont d’origine psychologique, 45% ont une part psychologique et organique, et 25% sont purement organiques. Parmi ces dernières, 40% sont d’origine vasculaire, 30% sont le fait du diabète (ce dernier étant souvent accompagné de problèmes vasculaires), 3% ont une cause purement endocrinienne, 6% surviennent à la suite d’une opération de la prostate ou de radiations, 10% suite à des maladies neurologiques et 15% à cause de médicaments qui peuvent aggraver la fonction érectile.

Le diabète est donc une cause fréquente?

C’est un grand pourvoyeur de dysfonctions sexuelles. Il est la première cause organique des troubles de l’érection. On estime que 50% à 75% des hommes atteint d’un diabète de type 1 ou 2 sont touchés. Mais cela varie avec l’âge. Entre 20 et 30 ans, ils sont 10%. Lorsque le diabète a plus de dix ans, le chiffre peut atteindre les 50%.

Comment l’explique-t-on ?

Avoir une bonne fonction érectile est compliqué: il faut un système endocrinien, un système neurovégétatif et un endothélium (la couche de cellules qui tapisse l’intérieur des vaisseaux et du cœur) intacts. Or, chez les diabétiques, l’ensemble du réseau artériel est atteint. En outre, dans les diabètes de type 2, l’excès de graisse génère l’augmentation d’une enzyme qui convertit les testostérones (hormones masculines) en œstrogènes (hormones féminines). C’est dire la dimension du problème.

Pourtant, on en parle très peu…

Certains patients abordent le problème dans l’intimité du cabinet. S’ils ne le font pas, j’essaie de leur poser la question et de les inciter à en parler puisqu’il existe des traitements. Il faut savoir choisir le moment: c’est parfois plus difficile pour eux d’en parler en présence de leur compagne.

En quoi consiste la prise en charge?

Dans un premier temps, on procède à un examen complet pour détecter un éventuel problème vasculaire et entreprendre de le traiter. On préconise aussi d’arrêter de fumer. On va équilibrer le diabète, qui a un effet fâcheux sur les nerfs. On va également faire un dosage hormonal pour exclure un problème de testostérone et, le cas échéant, le traiter par une compensation sous forme d’injections ou de gel. On éliminera les médicaments qui pourraient causer des problèmes sur le plan de la fonction érectile, comme c’est le cas avec certains traitements contre l’hypertension, les maladies cardiaques, les allergies, la dépression, l’anxiété, et on les remplacera par d’autres ne présentant pas ces effets secondaires.

Vous abordez aussi l’aspect psychologique?

C’est bien sûr l’un des facteurs qu’il convient également d’évaluer. Les problèmes de couple sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Le diabète est souvent associé à une dépression parce que c’est une maladie chronique, douloureuse, contraignante. Cela a inévitablement des répercussions sur le couple.

Une fois ces paramètres réglés, que faire si la dysfonction sexuelle persiste?

Aujourd’hui, dans la plupart des cas, ces troubles se traitent efficacement grâce à des vasodilatateurs. Le Cialis®, le Viagra® et le Levitra® ont représenté une véritable révolution. Ces médicaments, qui ont à peu de chose près les mêmes propriétés, agissent en permettant l’afflux de sang dans le corps caverneux, donc en provoquant une rigidité durable du muscle pénien. L’érection est ainsi amplifiée et maintenue plus longtemps. Mais ce ne sont pas des aphrodisiaques: ils ne font qu’aider en agissant comme un catalyseur. Si l’homme n’éprouve pas de désir, il n’aura pas d’érection. Par ailleurs, il peut arriver que les problèmes vasculaires ou neurovégétatifs soient tels que cela ne fonctionnera pas.

Existe-t-il d’autres solutions?

On peut proposer des dispositifs mécaniques, les pompes à vide, ou l’implant de prothèses sophistiquées. Mais celles-ci sont réservées aux situations extrêmes, elles sont très coûteuses (entre 8000 fr. et 30 000 fr.) et non remboursées par les assurances-maladie.

Que peut-on faire sur le plan de la prévention?

Equilibrer son diabète et arrêter de fumer peuvent apporter des améliorations. Perdre du poids aura aussi des effets favorables, tout comme avoir une activité physique régulière.

Les traitements médicamenteux sont chers

Il vaut mieux passer par la voie traditionnelle, c’est-à-dire le médecin traitant et la garantie du pharmacien, parce qu’il existe des contre-indications pour ces traitements. Les prendre sans avoir fait un bilan médical et sans être suivi peut être dangereux. Par ailleurs, personne ne sait ce que contiennent exactement les comprimés que l’on peut acheter sur l’internet.

Des pannes fréquentes

Les troubles de l’érection sont fréquents. En Suisse, on estime que 39% des hommes ont occasionnellement des problèmes d’érection et 11% au moins une fois sur deux. Or, par pudeur ou parce qu’ils pensent qu’il n’existe aucun traitement, les hommes ne consultent pas. Le risque est alors d’entrer dans un cercle vicieux: un trouble de l’érection momentanée entraîne une anxiété lors des rapports, qui peut elle-même générer le développement d’un trouble permanent.
On estime qu’entre 70% et 80 % des troubles érectiles sont liés à des maladies. Le diabète est la cause la plus fréquente, mais le tabac, les traumatismes de la moelle épinière, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les maladies hormonales, l’hypertension artérielle et les traumatismes de la colonne vertébrale et du bassin sont aussi à l’origine de pannes sexuelles.

Diabète: que faire en cas de malaise

Pharmacie de la Gare

Nos conseils

Diabète: que faire en cas de malaise

Les hypoglycémies avec perte de connaissance sont exceptionnelles, mais elles peuvent néanmoins survenir dans certaines circonstances. Le rôle des proches est alors capital, puisqu’il en va de la vie de la personne diabétique. Le point sur la conduite à adopter avec Georges Cimarelli, infirmier spécialiste clinique pour les soins aux personnes diabétiques aux HUG.

«Une hypoglycémie, c’est-à-dire un taux de sucre trop bas dans le sang, se manifeste par deux types de signaux d’alarme, rappelle tout d’abord Georges Cimarelli. Dans un premier temps, le corps sent que le sucre manque et il sécrète de l’adrénaline. Les extrémités, pieds et mains, sont froides, le patient a des sueurs froides, des tremblements et il est pâle.»

Attentives à ces signes, les personnes diabétiques savent qu’elles doivent alors réagir rapidement en ingérant l’équivalent de 15 g de sucre (4 morceaux ou 3 sachets) ou en buvant 11/2 dl de soda ou de jus de fruits. Si la personne ne réagit pas à ce premier signal, c’est son cerveau qui va manquer de sucre*.
«Le patient sent que ce dernier fonctionne moins bien. Il est dans le brouillard, a des problèmes d’équilibre, de la peine à enchaîner ses idées, sa vue se trouble. Il se sent complètement vidé, dépourvu de force, comme s’il avait perdu le contrôle de son corps, poursuit l’infirmier. En fait, le cerveau débranche tout ce qui n’est pas vital. C’est à ce moment-là que le patient a besoin d’aide, autrement dit d’un apport immédiat de glucose.» L’urgence est réelle: si rien n’est fait, la personne perd alors connaissance, le cerveau a besoin rapidement d’être réalimenté en sucre*.

*Le terme sucre est à considérer comme générique pour glucose, glucides, hydrates de carbone.

Les gestes à accomplir

«Lorsqu’une personne diabétique perd conscience, le premier geste à avoir est de la mettre en position latérale de sécurité, la tête légèrement inclinée vers l’arrière de manière à lui permettre de mieux respirer.» Comme il n’est pas possible de faire avaler du sucre* sous une forme ou sous une autre à une personne inconsciente, il faut appeler le numéro 144 ou avoir recours au glucagon, une hormone qui stimule le foie à libérer du sucre*.
Créés spécialement pour les situations d’urgences, les Glucagen Hypokit contiennent un flacon de glucagon lyophilisé et une seringue remplie d’eau. Dix à 15 min après l’injection, la personne reprend connaissance. «Le glucagon, c’est l’équivalent d’un extincteur. On n’en a pas besoin jusqu’au jour où… Et ce jour-là, on est content d’en avoir un, chez soi, au bureau ou à l’école, et de savoir comment cela fonctionne.» Certains diabétiques informent eux-mêmes leurs proches sur la marche à suivre. De son côté, la consultation d’enseignement des maladies chroniques des HUG propose une formation à ceux qui le souhaitent. Un apprentissage qui n’a rien d’inutile: le stress provoqué par un malaise peut faire perdre les pédales. Il est donc préférable de s’être familiarisé avec la technique auparavant.
Il peut aussi arriver que l’émotion bouleverse les proches au point qu’ils ne parviennent pas à accomplir les gestes adéquats. «Ils doivent alors trouver quelqu’un qui soit prêt à le faire en suivant leurs instructions. S’ils sont seuls, ils doivent composer le 144. L’important est de rester actif. Si on ne fait rien, c’est de la non-assistance à personne en danger», souligne Georges Cimarelli.

Rechercher les causes

Lorsque la personne est revenue à elle, il faut impérativement lui donner du sucre*. L’effet du glucagon cesse au bout de 40 min environ, et la personne risque un nouveau malaise. Puis, il faut s’interroger sur les causes de l’hypoglycémie de manière à pouvoir compenser et éviter un nouveau malaise. Georges Cimarelli relève que les plus fréquentes sont:

  • un dosage trop élevé d’insuline lors de la dernière injection ou une erreur dans le mélange des insulines rapide et retard;
  • le patient s’est fait une injection d’insuline, mais l’heure du repas a été repoussée ou ce dernier contenait trop peu de glucose par rapport à la dose d’insuline injectée. Cela arrive parfois lors d’une invitation à l’extérieur: les gens pensent encore que tout sucre* est interdit en cas de diabète, ce qui est faux;
  • la personne diabétique a fourni un effort physique plus important que prévu et elle n’a pas pris assez de sucre* avant. L’hypoglycémie peut survenir pendant l’effort, juste après, mais aussi durant la nuit qui suit l’effort;
  • si l’on pique un endroit du corps qui est mis en mouvement (muscle de la cuisse ou du bras), cela amènera l’insuline à agir plus vite et risquera de provoquer une hypoglycémie;
  • les horaires décalés: la prise d’insuline NPH implique de manger entre 4 h et 5 h après l’injection pour éviter la survenue d’une hypoglycémie à cause du pic
  • d’insuline;
  • l’alcool: les effets d’une légère ivresse étant similaires à une hypoglycémie, ceux-ci peuvent masquer les signaux
  • d’alarme. A cela s’ajoute que, le foie étant occupé à éliminer l’alcool, il ne peut pas libérer du sucre* en même temps et que le glucagon agit moins bien sur une personne alcoolisée. «C’est la raison pour laquelle il est important que les personnes diabétiques ne boivent de l’alcool que pendant les repas (ou accompagnent la prise d’alcool d’un aliment contenant du sucre*), à raison de deux verres au maximum pour les hommes et un pour les femmes», précise Georges Cimarelli;
  • lorsque l’on se pique toujours au même endroit, l’insuline peut provoquer une lipodistrophie: une boule de graisse qui se forme et empêche l’insuline de diffuser correctement dans le corps. Cela se manifeste par une augmentation des besoins en insuline. Le jour où la personne change de site d’injection, l’insuline sera mieux absorbée par le corps et peut alors provoquer une hypoglycémie. Il est donc important pour une personne qui se traite par injections d’insuline de varier à chaque injection le point où elle pique.

Matin: abdomen ; repas: abdomen ou bras ; et coucher: cuisse.
Attention, certains médicaments peuvent provoquer des hypoglycémies, ce sont notamment: Amaryl, Diamicron, Daonil, Glucovance,  Novonorm, Starlix.

*Le terme sucre est à considérer comme générique pour glucose, glucides, hydrates de carbone.

Eviter les hypoglycémies

Si les traitements permettent de limiter les hypoglycémies, elles n’en restent pas moins inévitables. Pour sa sécurité personnelle, comme pour celle des autres, il y a donc un certain nombre de précautions à prendre. «Nous recommandons aux personnes diabétiques de toujours avoir sur elles quatre morceaux de sucre de raisin au minimum.
De même, il devrait toujours y avoir dans la voiture un paquet de biscuits, du genre petits-beurre, ou un en-cas pour remplacer un repas. Lors d’un long trajet en voiture, la personne qui conduit devrait manger un biscuit toutes les heures et s’arrêter toutes les deux heures pour faire une pause. Il ne faut pas oublier de manger avant de prendre le guidon ou le volant et avoir un petit en-cas lorsque l’on prend l’avion. Mieux vaut une glycémie un peu plus haute, pendant un trajet ou un voyage, qu’une hypoglycémie», conclut Georges Cimarelli.