Pour les poux aussi, c’est la rentrée

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Pour les poux aussi, c’est la rentrée

Comme chaque année, la rentrée des classes marque aussi le retour en force des poux. Aujourd’hui, plusieurs produits efficaces permettent de s’en débarrasser.

Si votre enfant se gratte la tête et se plaint de démangeaisons, il est bien possible que ses cheveux hébergent de petits hôtes indésirables: les poux.
Ces minuscules insectes bruns-gris élisent domicile sur le cuir chevelu, où ils pondent des œufs, les lentes, qui éclosent après 7 à 10 jours. Ils ne se nourrissent que de sang, en piquant le cuir chevelu 2 ou 3 fois par jour, ce qui provoque des démangeaisons et, parfois, des infections locales. Ils peuvent aussi vivre jusqu’à trois jours loin du cuir chevelu. En revanche, les lentes ont besoin de ce milieu chaud pour pouvoir se développer et éclore.
Mis à part ces désagréments, les poux ne sont porteurs d’aucune maladie et ne sont pas le signe d’un manque d’hygiène. Si on assiste, à chaque rentrée scolaire, à une épidémie de poux, c’est parce qu’ils se transmettent très facilement chez les enfants qui sont ensemble dans un même lieu. Ils ne sautent pas, ne volent pas, mais rampent très vite et passent d’un enfant à l’autre par contact direct ou par le biais des chapeaux, des peignes, des peluches que les petits s’échangent.
Comme ils aiment l’eau et savent nager, ils passent aussi d’une tête à l’autre lors d’une journée à la piscine, par exemple. Aucune crainte à avoir avec les animaux, en revanche, puisque les poux ne vivent pas sur eux.

Le diagnostic

Si vous pensez que votre enfant a des poux, il suffit de vérifier ses cheveux, petite mèche par petite mèche, et son cuir chevelu. Leurs endroits de prédilection se situent derrière les oreilles, dans la nuque et sur le dessus de la tête. Pas plus gros qu’une graine de sésame, se déplaçant très vite, ils sont parfois difficiles à trouver. Mieux vaut donc bénéficier d’un bon éclairage et éventuellement s’équiper d’une loupe.
Les lentes, d’un blanc grisâtre et de forme ovale, sont plus faciles à trouver. Elles ressemblent un peu à des pellicules fermement accrochées aux cheveux. Mais l’existence de quelques lentes ne signifie pas forcément que l’enfant a des poux. Dans ce cas, une nouvelle vérification, au bout d’une, puis de deux semaines, confirmera ou non leur présence. Des vérifications auxquelles tous les autres membres de la famille se prêteront, même ceux qui ne ressentent aucune démangeaison, puisqu’on peut très bien avoir des poux sans présenter de symptômes.

Le traitement

Il n’y a pas si longtemps, le seul traitement efficace pour exterminer les poux était la tondeuse. Heureusement, il existe aujourd’hui de nombreux insecticides tue-poux que l’on obtient sans ordonnance en pharmacie. Vendus sous forme de sprays, de shampooings, de conditionneurs ou de poudres, ils ont tous un mode d’emploi différent qui doit être suivi à la lettre pour être couronné de succès. Ainsi, pas question de faire l’impasse sur la deuxième application, 7 à 10 jours plus tard, puisqu’elle empêche l’apparition de nouveaux poux en tuant les jeunes lentes. Il va de soi que, pour les éradiquer vraiment, tous les membres de la famille ayant des poux doivent suivre le traitement en même temps.
L’accessoire indispensable dans la lutte contre les poux, c’est un peigne fin, vendu en pharmacie, qui permet d’enlever les lentes. Les cheveux doivent être peignés plusieurs fois, de manière systématique, avec nettoyage du peigne entre chaque passage, jusqu’à ce que toutes les lentes et les poux morts soient enlevés.
Parallèlement au traitement, il faut procéder à une grande lessive des bonnets, foulards, peluches, draps et vêtements. Les peluches ne supportant pas le lavage peuvent être emballées dans un sac en plastique hermétique pendant deux semaines, ou mises au congélateur pendant 48 heures, avant d’être soigneusement brossées.
En revanche, traiter la maison avec des produits contre les poux est non seulement inefficace, mais peut aussi représenter un risque pour la santé des personnes et des animaux à cause de leur toxicité.

La naissance du goût

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La naissance du goût

Si notre goût pour le sucré est inné, il n’en va pas de même pour les autres saveurs. Le goût, en effet, est une affaire d’apprentissage. Il commence très tôt dans la vie de l’enfant et ne cesse de s’affiner au fil des ans avec l’habitude et l’expérience.

La sensation du goût est présente très tôt dans le développement de l’être humain, puisque c’est déjà dans le ventre de sa mère, via le cordon ombilical et le liquide amniotique, que le bébé a son premier contact avec le goût des aliments. Les papilles gustatives apparaissent en effet chez le fœtus entre la 7e et la 8e semaine de grossesse et elles sont fonctionnelles dès le 4e mois de grossesse.

Puis, dès sa naissance, le bébé nourri au sein va découvrir un certain nombre de saveurs véhiculées par le lait maternel. Il faudra ensuite attendre la fin de sa période d’aliments essentiellement lactés, vers l’âge de cinq mois, pour lui faire découvrir d’autres aliments, intégrés petit à petit à ses repas.

Toutes les mamans ont pu l’observer: si le goût du sucré, inné, déclenche la succion, c’est aussi le seul que le nouveau-né reçoive sans faire la grimace. Ce réflexe gusto-facial est un puissant moyen de communication non verbale, puisque, avant même de savoir parler, le bébé signifie sans aucun doute possible s’il aime ou n’aime pas ce qu’on lui propose à manger. Ces préférences apparaissent très tôt et sont très différentes d’un bébé à un autre.

L’éducation au goût

Comme le bébé est entièrement dépendant sur le plan de l’alimentation, l’apprentissage du goût se fait d’abord en fonction de ce que lui donnent ses parents. Puis, très vite, en regardant les grands manger, l’enfant souhaite les imiter et faire comme eux. Il apprend par l’expérimentation qu’il y a quatre grandes familles de saveurs: le salé, le sucré, l’amer et l’acide. Ailleurs dans le monde, les bébés en expérimentent même une cinquième, le piquant, rare en Europe, mais très répandu en Asie ou en Afrique.
Comme l’alimentation fait partie intégrante de notre identité culturelle, cette initiation au goût sera donc très différente selon le groupe social ou la culture à laquelle l’enfant appartient. Ce sont eux qui vont nous apprendre à définir ce qu’il est de bon goût de manger ou pas.

Les petits Suisses vont très tôt goûter à la fondue, les Japonais au poisson cru, les Sénégalais aux sauterelles grillées, tandis que juifs et musulmans éviteront le porc.
L’enfant va aussi apprendre à définir l’intensité de cette saveur et à établir une sorte de norme en fonction des références alimentaires de son groupe social et de son environnement familial. C’est ainsi que les pâtisseries orientales paraissent bien trop sucrées à nos palais occidentaux et le curry indien bien trop fort.
Puis, plus tard, l’apprentissage du goût se fera au-delà des murs de la maison. Les repas pris à la garderie, à la cantine ou chez des amis vont contribuer à l’enrichir et se développer.

Un apprentissage jamais terminé

Depuis la nuit des temps, la difficulté principale des parents est soit de faire manger des légumes à leurs enfants, soit de leur faire découvrir de nouveaux goûts ou des mets à la saveur prononcée.
Spontanément, en effet, la plupart des enfants préfèrent les aliments riches en glucides et de texture lisse. Si on suivait leurs désirs, leurs repas seraient limités à un cercle extrêmement restreint d’aliments: beaucoup de sucré (bonbons, biscuits ou chocolat) et quelques aliments salés simples, genre poulet–frites (si possible noyés dans le ketchup). Le reste serait à tout jamais banni.
Ce refus d’expérimenter une saveur inconnue, qui connaît son apogée entre 4 et 7 ans, est commun à presque tous les enfants. Mais, la néophobie alimentaire s’assouplit en général entre 7 et 10, voire 11 ans… pour autant que les incitations à la découverte n’aient pas cessé.

Pris en sandwich entre les messages nutritionnels («pour se développer harmonieusement, les enfants ont besoin d’avoir une alimentation diversifiée») et les «j’aime pas définitifs» de leur progéniture, les parents ont la tâche d’autant plus ardue qu’ils doivent faire face à l’abondance de produits industriels destinés aux enfants, largement présentés dans les espaces publicitaires qui entrelardent leurs émissions préférées.
Partant du principe que les enfants aiment ce qui est petit et sucré, plusieurs marques ont mis sur le marché une large gamme de produits destinés au grignotage. Il en va de même avec les boissons sucrées qui diminuent la capacité à sentir le goût des aliments et incitent à choisir les plus gras, les plus salés et les plus sucrés d’entre eux.

Or, on le sait, ces mauvaises habitudes alimentaires prises dans l’enfance risquent de perdurer à l’âge adulte et d’entraîner à terme des problèmes de poids et un certain nombre de maladies. Apprendre à son enfant à diversifier ses goûts, à apprécier différentes saveurs, est donc capital. Un apprentissage qui n’est jamais terminé, puisque les sensations de plaisir évoluent avec l’âge, que le goût s’affine avec l’habitude, l’expérience et grâce aux découvertes culinaires que l’on peut faire par exemple en voyageant.

Tous les sens en émoi

Le goût est en fait le résultat de l’appréciation de plusieurs sens. Le premier d’entre eux, c’est bien sûr la gustation. Celle-ci est rendue possible grâce à notre langue qui est recouverte de 10 000 papilles gustatives. Celles de l’extrémité avant de la langue détectent le sucré et le salé, celles de l’arrière, l’amer, et celles situées sur les côtés, l’acide.
Chacune de ces papilles se termine par plusieurs petits bourgeons qui permettent d’analyser les aliments. Ces derniers, mélangés à la salive, pénètrent dans les papilles et stimulent les terminaisons nerveuses. Les sensations ressenties sont alors envoyées au cerveau par l’intermédiaire des nerfs, où elles sont mémorisées dans le centre gustatif et olfactif. Ces empreintes, à la différence des autres sens, sont inévitablement liées à la notion de plaisir ou de déplaisir.

Les mets ne sont en effet pas qu’une affaire de saveurs, mais sont aussi indissociablement liés à un contexte, à une émotion. C’est ce côté affectif lié à la nourriture, profondément ancré en nous, qui fait du goût l’un des souvenirs les plus puissants et qui grave dans notre mémoire les saveurs de l’enfance, à
l’image de la madeleine de Proust. Ainsi, la tarte Tatin fait remonter le souvenir de la grand-mère qui la confectionnait à petits gestes lents dans la cuisine surchauffée, tandis que le gigot évoque celui que l’on mangeait le dimanche, avec le père en bout de table familiale, armé de son grand couteau à désosser.
Mais le goût ne serait rien sans l’odorat. Pour s’en persuader, il suffit de se rappeler à quel point «rien n’avait de goût» lors de notre dernier rhume et combien il est difficile d’avaler quelque chose qui ne sent pas bon.

Le goût est aussi une histoire visuelle: une assiette bien présentée semble plus appétissante et fait donc plus envie qu’un tas informe. Enfin, il est encore lié à la température, à la texture, au volume, ainsi qu’à la perception auditive (un cracker qui ne craque pas sous la dent est tout à fait décevant).
Face à la complexité du goût, on comprend mieux pourquoi les enfants, avant d’adopter un nouvel aliment, prennent le temps de se familiariser avec lui. Ils l’analysent à travers tous les sens stimulés par la nourriture, en le regardant, le humant, le touchant, le triturant, avant de le mettre éventuellement dans leur bouche.
Ne seraient-ce les bonnes manières, l’enfant qui sommeille en nous tous serait parfois bien tenté d’en faire autant…

Petits, mais déjà stressés

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Petits, mais déjà stressés

Entre un agenda de ministre, la pression des parents mise sur les performances scolaires et les aléas de la vie, les enfants ont de quoi être stressés. Mais ils ne l’expriment pas de la même manière que les adultes. Décryptage.

Votre enfant se plaint régulièrement de souffrir de maux de tête ou de maux de ventre? Il semble souvent irrité ou triste? Il a de la peine à se détendre et à s’endormir? Il semble se désintéresser de tout, y compris des jeux? Il est possible qu’il soit stressé et que ces maux reflètent sa difficulté à y faire face.

Réaction normale de l’organisme en présence d’une agression (un choc émotionnel comme les contraintes de la vie quotidienne), le stress fait partie intégrante de la vie. Mais son excès et le fait qu’il perdure peuvent rendre malade. C’est vrai pour les adultes, et ça l’est aussi pour les enfants.
Un excès de stress peut nuire à leur bien-être physique, affectif, social, intellectuel, et à leur rendement scolaire. Il peut aussi avoir des effets sur leur motivation, leur attention, leur mémoire et le processus d’apprentissage.

Comme les adultes, les enfants ne sont pas tous semblables face au stress. Chacun réagit à sa manière, et ce qui stresse l’un peut n’avoir aucun effet sur un autre. Ainsi, certains parviennent à exprimer facilement ce qu’ils ressentent, alors que d’autres contiennent leurs émotions. Ces dernières trouvent une échappatoire telle que l’apathie, des crises ou des pleurs, qui ne sont pas toujours interprétés comme des manifestations de stress.

Les causes

Les enfants n’ont pas le choix. Que cela leur convienne ou non, ils sont entraînés dans le rythme de vie rapide de leurs parents. Aux horaires scolaires déjà chargés s’ajoutent des cours de piano, de danse ou de judo, et les devoirs à la maison. Il y a également les exigences parentales concernant leurs résultats scolaires, qui peuvent entraîner la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir, de décevoir les parents ou de ne pas coller à l’image que l’on se fait d’eux. Sans oublier tous les tracas et les bouleversements au sein de la famille, comme disputes, divorce, décès, chômage, déménagement. Autant d’éléments générateurs d’anxiété, de surmenage et de stress.

Comment les aider

Pour désamorcer les situations génératrices de stress, il est important:

  • De prendre le temps d’écouter l’enfant, afin qu’il puisse verbaliser sa colère, sa peine ou sa détresse, et de répondre à ses questions.
  • De respecter son rythme.
  • De valoriser ses compétences, de souligner les efforts qu’il fait, de l’encourager.
  • De lui laisser du temps pour ne rien faire d’autre que de rêver.
  • De lui apprendre à reconnaître les symptômes du stress (mains moites, tensions musculaires, maux de tête ou de ventre).
  • De faire avec lui des exercices de relaxation, fondés sur la respiration, ou de visualisation.
  • De l’inciter à faire des exercices physiques qui défoulent.
  • De veiller à ce qu’il ait une alimentation saine et variée.

Guidés par un adulte, ces activités, techniques et petits trucs devraient aider les enfants à mieux apprivoiser le stress et à retrouver un peu de calme.

Des astuces pour faciliter la rentrée

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Des astuces pour faciliter la rentrée

Pour suivre en classe, avoir l’esprit vif et la concentration nécessaire, les enfants ont besoin de dormir suffisamment longtemps et d’avoir de bonnes habitudes alimentaires. Les aider à gérer leur stress et faire contrôler leur vue et leur ouïe sont aussi importants.

Sommeil

Manquer de sommeil peut avoir de nettes répercussions sur les résultats scolaires. Un enfant qui ne dort pas assez est fatigué, inattentif et rencontre des problèmes de concentration. S’il est épuisé et que ses résultats s’en ressentent, la solution prend peut-être la forme de quelques heures de sommeil en plus. En moyenne, jusqu’à l’âge de 6 ans, un enfant a besoin de douze heures de sommeil par nuit en plus de la sieste.
A 13 ans, il a encore besoin de neuf heures de sommeil et, à l’adolescence, entre sept heures et demie et huit heures.

Alimentation

En pleine croissance, un enfant doit manger varié et équilibré. Pour éviter les carences, ses repas doivent contenir des aliments de tous les groupes : produits laitiers, viandes et poissons, matières grasses, céréales et produits sucrés, fruits et légumes. La prise de trois repas et de deux collations par jour favorise cette variété dans l’alimentation. Ce principe ne doit pas s’appliquer dans le cadre d’une journée, mais plutôt de la semaine ou même du mois. Il faut respecter son appétit et, sauf en cas de pathologie particulière, il n’est pas nécessaire de définir la quantité de nourriture qu’il doit consommer.

Lorsque les enfants se réveillent, leur ventre est vide depuis douze heures. Pour affronter la matinée de travail qui les attend, ils ont besoin d’un petit-déjeuner consistant et équilibré, composé au minimum d’un laitage, de sucres lents (pain, biscottes, céréales) et d’une boisson.

Les « dix heures » ou les quatre-heures sont essentiels pour les enfants et les adolescents qui ont des besoins énergétiques en augmentation. L’un et l’autre contribuent au bon équilibre alimentaire. Idéalement, le goûter devrait couvrir 10 à 15% des apports énergétiques quotidiens et se composer d’un fruit, d’un produit céréalier et d’un produit laitier. Le calcium assimilé pendant l’enfance et l’adolescence est primordial, puisqu’il participe à la formation du capital osseux.

Stress

Placés devant plus de défis qu’autrefois, entre 50 et 75% des enfants en âge scolaire auraient de sérieux problèmes de stress. Cela se manifeste par des troubles à l’endormissement ou des insomnies, des brusques changements d’humeur, le besoin compulsif de manger, l’apparition de tics nerveux, de maux de tête ou de ventre. Pour les aider, on peut les écouter, leur donner du temps pour décompresser, les encourager à entreprendre des activités physiques qui diminuent la tension, comme la natation, le jogging, la bicyclette ou le basket. Eviter de multiplier les activités parascolaires permet à l’enfant d’avoir du temps pour se reposer et même ne rien faire. On peut aussi lui apprendre différentes techniques de relaxation.

Vision et audition

Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés scolaires, ce n’est pas forcément parce qu’il est paresseux ou mauvais élève. Il souffre peut-être de problèmes visuels ou auditifs qui peuvent se révéler très handicapants.

On estime que 15 à 20% des enfants ont des problèmes visuels. Un dépistage précoce est important, puisque plus ces troubles sont détectés tôt, mieux ils sont traités, parfois même définitivement. Un examen complet de la vue est vivement recommandé avant 3 ans, puis à nouveau entre 3 et 6 ans. Le dépistage global proposé par l’école vers l’âge de 6 à 7 ans intervient souvent très tard dans le développement visuel.

Si la surdité de l’enfant est relativement rare, les troubles de l’audition sont en revanche fréquents. Or, les repérer n’est pas facile. C’est souvent au fur et à mesure de l’accumulation des retards du développement de l’enfant que les parents finissent par avoir la puce à l’oreille. Consulter un spécialiste permettra d’en avoir le cœur net.

Protégez vos enfants contre la grippe

Renforcez ses défenses immunitaires.

Prenez soin de vos dents!

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Des premières aux dernières…

Prenez soin de vos dents!

Une bonne hygiène bucco-dentaire suffit, en général, à prévenir caries et inflammations de la gencive. Des dents de lait aux prothèses, le point sur les soins à leur prodiguer.

C’est en général entre 6 et 10 mois que les dents du nourrisson sortent. Un phénomène qui peut provoquer de l’inconfort avec des signes qui n’ont rien d’alarmant, comme une petite fièvre, une humeur grincheuse ou encore saliver, se mordiller, avoir les fesses irritées ou un sommeil perturbé. Pour le soulager, il existe des anneaux de dentition congelés (donc anesthésiants) à mâcher et quantité d’objets destinés aux nourrissons comme Sophie la girafe. On peut aussi appliquer des gels de dentition avec un peu d’anesthésique sur ses gencives, mais avec parcimonie pour éviter un risque de surdosage.

La couche d’émail qui recouvre les dents de lait étant plus fine que celle des dents définitives, les dents des petits sont ­particulièrement vulnérables aux caries. Tremper l’anneau de dentition dans du sucre est donc déconseillé, tout comme la consommation fréquente et abondante de sucre, notamment par le biais de sodas et de boissons sucrées. Le calcium et le phosphore présents dans les produits laitiers vont en revanche contribuer à leur bonne santé en les protégeant de l’acidité buccale et en facilitant la fixation du fluor.

Même si elles sont destinées à tomber, les dents de lait ont besoin de soins. Au début, leur nettoyage s’effectue avec une compresse et du liquide physiologique. Pour éviter que l’enfant n’avale le dentifrice, mieux vaut attendre qu’il sache cracher pour en utiliser. En attendant, une brosse à dents adaptée à son âge et à sa dentition passée sous l’eau et des petits mouvements circulaires du haut vers le bas suffisent.

Haro sur la plaque dentaire

Avec les dents définitives, le but de l’hygiène bucco-dentaire est d’éliminer la plaque dentaire. Celle-ci est formée de protéi­nes salivaires, de sucres alimentaires et de bactéries diverses qui transforment les sucres des aliments en acides et provoquent les caries, l’inflammation et les saignements de la gencive. Non traitée, la gingivite risque d’évoluer en parodontite avec les années. L’infection s’étend vers les tissus autour de la dent qui perd de sa stabilité, se déchausse et finit par tomber.

Plus grave : les bactéries présentes dans la plaque peuvent aussi atteindre le système sanguin et causer des infections, se déposer sur les valves cardiaques (endocardite infectieuse), sur les articulations (arthrite) et sur les reins (néphrite).

Soins buccodentaires : le b.a-ba

  • Se brosser les dents durant deux à trois minutes, deux à trois fois par jour, de préférence de la racine vers le bord de la dent pour ne pas agresser la gencive et pour déloger les éléments coincés entre les dents. Les brosses électriques rotatives éliminent davantage de plaque que les brosses traditionnelles. Changer de brosse à dents tous les deux mois.
  • Brosses à poils doux ou durs, ergonomiques ou électriques, fil dentaire, brossettes et bains de bouche figurent parmi les moyens de lutte contre les caries et les infections de la gencive. Le tartre, qui est de la plaque dentaire minéralisée, ne peut plus être éliminé par simple brossage et doit faire ­l’objet d’un détartrage chez le dentiste.
  • Nettoyer la langue au moins une fois par jour à l’aide d’un grattoir pour réduire les bactéries et la mauvaise haleine.
  • Consulter régulièrement un dentiste pour effectuer un détartrage complet et soigner les éventuelles caries.
  • La salive a des propriétés antibactériennes naturelles et saliver rince naturellement la bouche en entraînant les résidus alimentaires vers l’estomac. Pour bien saliver, il faut boire abondamment (de l’eau de préférence…) ou mastiquer un chewing-gum sans sucre.
  • Arrêter le tabac qui abîme la muqueuse de la bouche et s’attaque aux dents en les noircissant. Modérer la consommation d’alcool.
  • Du côté des remèdes naturels, le persil, le thé vert, le clou de girofle, l’anis étoilé, la cannelle, le romarin, le thym, la verveine et la menthe possèdent des propriétés antibactériennes permettant de lutter contre la mauvaise haleine. A mâchouiller ou à prendre sous la forme de tisanes au réveil, au coucher et après certains repas particulièrement arrosés.

Délicates prothèses

Entretenir sa prothèse dentaire n’est pas très différent d’un brossage de dents normal. Brosse à dents, gestes et fréquence de nettoyage sont similaires, à un détail près : la résine de la prothèse dentaire n’est pas aussi résistante que l’émail des dents naturelles. Elle nécessite donc des gestes tout en douceur. Après chaque repas, rincez-la sous l’eau pour la débarrasser des particules d’aliments, puis nettoyez-la avec une brosse à prothèses ou une brosse à dents ordinaire à poils souples et un produit nettoyant pour prothèses. Evitez les dentifrices ordinaires, en général trop abrasifs. Brossez doucement toutes les surfaces des prothèses, y compris sous les crochets, où les bactéries se logent. Prenez soin de ne pas endommager le plastique ni de plier les attaches. Rincez-la avant de la remettre dans la bouche. Autre solution : les comprimés effervescents antibactériens qui permettent de nettoyer l’appareil en le faisant tremper.
Si le soin de la prothèse dentaire est aussi important que celui des dents, c’est parce qu’il arrive souvent que de petites quantités de nourriture se coincent entre la gencive et le dentier, ce qui risque de causer une mauvaise haleine et des irritations de la gencive. Par ailleurs, la plaque dentaire et le tartre peuvent s’y attaquer comme à des dents, ce qui la rend moins esthétique et augmente le risque de mauvaise haleine et d’irritation des gencives. Prenez également soin de vos muqueuses (gencives et palais), sensibles aux agressions bactériennes. Brossez-les délicatement à l’aide d’une brosse à dents souple et de votre dentifrice ou, si elles sont trop fragiles, avec un linge trempé dans l’eau.

Consultez votre dentiste au moins une fois par an. La bouche changeant continuellement, les prothèses doivent être ajustées ou regarnies régulièrement afin d’être bien adaptées à votre bouche.

Combattre la mauvaise haleine

Présentes en trop grande quantité dans la bouche, les bactéries sont aussi responsables de la mauvaise haleine. Celles-ci prolifèrent en se nourrissant des restes d’aliments, de morceaux de peau morte et de mucosités nasales. Pour empêcher leur développement, il faut les priver de nourriture grâce à une hygiène buccale irréprochable.

L’halitose peut aussi être la conséquence de nos habitudes alimentaires. Les aliments sucrés et riches en protéines favorisent le développement des bactéries anaérobiques, à l’origine de la mauvaise haleine, ainsi que celui des caries dentaires, également sources de mauvaise haleine. En réduisant la consommation de sucre et de viande, on améliore donc son haleine et son état de santé général.

Si, malgré les soins que vous apportez à votre bouche, le problème surgit ou perdure, mieux vaut consulter un médecin ou un dentiste. Un certain nombre de maladies peuvent aussi être à l’origine d’une mauvaise haleine.

Les bobos de l’été

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Les bobos de l’été

La belle saison donne de nombreuses occasions de pratiquer des activités de plein air avec les enfants. Mais, des guêpes au soleil, en passant par les barbecues, les trouble-fêtes ne manquent pas. Quelques pistes pour bien réagir.

Abeilles et guêpes

La guêpe ne perd pas son dard, l’abeille oui. Il faut le retirer avec une pince à épiler propre, puis désinfecter à l’alcool. Les piqûres sont souvent plus douloureuses que dangereuses, sauf si l’enfant est allergique (gonflement, douleur intense), s’il est piqué à un endroit sensible (près des yeux, de la bouche) ou s’il a avalé l’insecte. Mieux vaut alors faire appel à un médecin. Afin de prévenir les piqûres, on peut privilégier la vaisselle transparente, qui permet de repérer la présence éventuelle d’un intrus ; renoncer aux vêtements de couleurs vives qui attirent davantage les insectes ; éviter de marcher pieds nus et de faire des mouvements brusques pour les éloigner.

Brûlure

Pour éviter que la brûlure ne s’étende et afin de soulager la douleur, refroidir la partie brûlée sous l’eau froide pendant au moins cinq minutes ou, à défaut, en appliquant un linge propre imbibé d’eau froide. Corps gras, pommade et remèdes de grand-mère, tels que pomme de terre ou vinaigre, sont à proscrire. Si la surface de la brûlure est plus grande que la paume de la main, si des cloques apparaissent ou si la zone devient blanchâtre, une consultation médicale urgente s’impose.

Coup de chaleur

Il menace principalement les enfants, surtout les nourrissons, et survient lors d’une exposition prolongée à une température élevée, par exemple en plein soleil ou dans un endroit clos et non ventilé, comme une voiture. Le corps se met alors à surchauffer, la température s’élève, la peau est brûlante et sèche, le visage est rouge. L’enfant se plaint de maux de tête, vomit, a très soif. Pour éviter des séquelles, (notamment sur le plan neurologique), voire la mort (10% des cas), il faut sans attendre appeler les secours, placer l’enfant à l’ombre et faire baisser la température à l’aide de compresses humides appliquées sur le corps préalablement déshabillé. Pour éviter la déshydratation, lui donner souvent de l’eau fraîche en petite quantité.

Coup de soleil

Pour soulager la brûlure, appliquer des compresses d’eau froide plusieurs fois par jour sur les zones rouges, douloureuses et chaudes ainsi qu’une crème ou une lotion analgésique. Si la brûlure est plus importante, que des cloques, la fièvre et des malaises apparaissent, une consultation chez le médecin s’impose.

Déshydratation

A la suite d’un coup de chaleur, un enfant peut souffrir de déshydratation et en mourir. Il y a urgence médicale s’il présente les symptômes suivants : pleurs, fatigue et abattement (yeux cernés), troubles de la conscience, sécheresse des muqueuses (langue et lèvres), présence d’un pli cutané (lorsqu’on pince la peau du dessus de la main, celle-ci reste plissée plus longtemps que d’habitude). Lui donner régulièrement de l’eau fraîche à boire.

Diarrhées

Les causes de « turista » sont nombreuses en été. Les fortes températures extérieures permettent aux bactéries de proliférer, notamment dans la nourriture, ce qui peut entraîner des troubles intestinaux inconfortables. Banal chez un adulte en bonne santé, l’épisode peut entraîner une déshydratation sévère chez les enfants et nécessiter une consultation chez un médecin. Veiller à ce qu’ils boivent beaucoup, mais éviter laitages et jus de fruits.

Insolation

Moins grave qu’un coup de chaleur, elle se manifeste par des maux de tête, des nausées, des vomissements, une température élevée et un pouls ralenti. Il faut alors placer l’enfant à l’ombre, refroidir sa tête avec de l’eau froide, lui donner beaucoup à boire et, comme en cas de coup de chaleur ou de coup de soleil, éviter le soleil les heures qui suivent.

Moustiques et fourmis

Leurs piqûres ne sont pas dangereuses, mais nécessitent quand même d’être nettoyées à l’eau et au savon. On peut aussi appliquer une crème contre les démangeaisons. Pour diminuer le risque d’être piqué, il est recommandé de porter des vêtements à manches longues et des pantalons de couleur claire, qui attirent moins les moustiques, et d’appliquer une lotion antimoustiques pour enfants sur les zones de peau qui sont découvertes ainsi que sur les vêtements et la moustiquaire.

Plaies

Ecorchures, égratignures, entailles, coupures, griffures, brûlures et autres petites plaies doivent être lavées au savon et bien rincées. Eviter d’appliquer un antiseptique avec du coton, qui a tendance à s’effilocher, et donc à provoquer une irritation supplémentaire. Si la plaie est profonde, mieux vaut consulter un médecin. Veiller à ce que les vaccinations soient à jour, surtout celle contre le tétanos.

Soleil

Jusqu’à l’âge de 2 ans, les enfants ne devraient pas du tout être exposés au soleil puisqu’ils sont beaucoup plus vulnérables à la chaleur et aux risques de déshydratation. Même à l’ombre, ou sous un parasol, les enfants doivent porter casquette ou chapeau à larges bords, lunettes, T-shirt et short. Appliquer régulièrement et généreusement une crème solaire spéciale pour les enfants sur toutes les parties non couvertes. Pour les plus grands, comme pour les adultes, il est déconseillé de s’exposer entre 11 et 16 heures, les moments les plus chauds.

Vipère

Dans nos contrées, c’est le seul serpent dont la morsure soit dangereuse, mais elle est très rarement mortelle. En cas de morsure, allonger la personne pour éviter que le venin ne se diffuse dans l’organisme et utiliser un dispositif d’extraction du venin. A défaut, nettoyer la plaie à l’eau et au savon, désinfecter et refroidir l’endroit pour calmer la douleur en attendant l’intervention d’un médecin. Il est vivement déconseillé de sucer le venin, d’inciser la plaie, de poser un garrot ou d’injecter du sérum antivenimeux, ce dernier pouvant provoquer des allergies graves. Pour éviter la morsure, mieux vaut avoir les pieds et les jambes couverts lorsqu’on se balade dans les broussailles et être munis d’un bâton à agiter devant soi pour effrayer les serpents.