Quatre moyens efficaces pour éviter la grippe

Pharmacie du Centre

Quatre moyens efficaces pour éviter la grippe

Selon l’OFSP (2013), environ 5 à 10 % des adultes et 20 à 30% des enfants attrapent chaque année la grippe en Suisse. La Pharmacie Principale vous propose 4 moyens efficaces pour rester du bon côté de la statistique et ne pas vous retrouver au lit avec 39° de fièvre.

Comprendre la transmission de la grippe

Le virus se propage par les gouttelettes projetées dans l’air par la toux ou les éternuements d’une personne infectée. On attrape la grippe en aspirant ces gouttelettes par le nez ou la bouche, ou lorsqu’elles entrent en contact direct avec les yeux. Le virus se trouve également sur les mains des personnes infectées ainsi que sur les surfaces qu’elles touchent. Il est donc possible d’attraper le virus en portant nos mains à nos yeux, notre nez ou notre bouche après avoir serré une main ou touché des surfaces et des objets contaminés.

Quand et pendant combien de temps est-on contagieux ?

Un jour avant et cinq à sept jours après l’apparition des symptômes.

Quatre moyens efficaces pour prévenir

La Pharmacie du Centre a élaboré un programme de prévention. Il est composé de 4 axes de prévention, valables dans tous les cas de grippe.

  1. Barrez la route au virus

  • Evitez les chauds – froids, car le froid crée une irritation et une inflammation propices à l’entrée de virus, respirez par le nez.
  • Humidifiez l’air, pour éviter la sécheresse des muqueuses la nuit, utilisez au besoin des huiles essentielles pour assainir l’air.
  • Sucez des pastilles sans sucre pour favoriser la production de salive.
  • Restez à distance (1 mètre min.) de toute personne contagieuse.
  • Lavez-vous les mains avec du savon antiseptique et de l’eau chaude ou avec un gel désinfectant plusieurs fois par jour, surtout avant qu’elles soient en contact avec votre nez, vos yeux ou votre bouche.
  • En cas d’épidémie de grippe aviaire, portez un masque, des lunettes et des gants jetables.
  1. Augmentez votre niveau d’énergie

  • Reposez-vous plus qu’en temps normal pour avoir un niveau d’énergie optimal.
  • Augmentez les apports de légumes et de fruits et réduisez les aliments difficiles à digérer, ainsi que l’alcool. Attention : l’alcool ne tue pas les virus !
  • Buvez 2 litres d’eau par jour. 
  1. Optimisez vos capacités de défenses

  • D’octobre à mars, suivez un programme ou plusieurs programmes composés d’un ou plusieurs immunostimulants(médicaments, médecine naturelle, homéopathie) afin d’améliorer les capacités de défenses de votre système immunitaire.
  1. Faites-vous vacciner

  • Selon votre âge et votre état de santé, faites-vous vacciner.
  • Faites une supplémentation adéquate en produits naturels 1 à 3 semaines avant le vaccin, pour préparer le terrain, et renforcer l’efficacité du vaccin.

(Archive of Internal Medicine – volume 159 (7) pp 748-754, 1999).

Renforcer notre système immunitaire

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Grippe: Renforcer notre système immunitaire

Pour nous protéger des bactéries et des virus tels que la grippe, notre organisme dispose d’un moyen de défense : le système immunitaire. Celui-ci peut être soutenu par des solutions naturelles.

 

En quoi consiste le système immunitaire ?

C’est un double système de protection contre la multitude de micro-organismes prêts à pénétrer dans notre corps pour se développer et se reproduire. Il est constitué d’un système de protection externe formé par des barrières physiques et chimiques, la peau et les muqueuses, en particulier la muqueuse digestive qui représente une surface protectrice d’environ 300 m2, et d’une protection interne constituée d’un grand nombre de cellules et de molécules spécifiques pour éliminer les intrus ayant franchi la barrière naturelle.

Quel rôle l’intestin joue-t-il ?

Il est au cœur de nos défenses immunitaires, puisqu’il concentre 60% de nos cellules immunitaires. La flore intestinale, la muqueuse intestinale et le système immunitaire intestinal fonctionnent en synergie et constituent l’écosystème intestinal. L’intégrité de celui-ci est primordiale pour assurer de bonnes défenses immunitaires. Or, il suffit parfois d’un stress mal géré, d’une alimentation déséquilibrée ou d’une prise d’antibiotique pour le perturber et affaiblir les défenses.

Comment entretenir cet équilibre ?

  • Le fer a une importance capitale dans les mécanismes de l’immunité. On le trouve dans le boudin noir, le foie, la viande rouge, les œufs, les lentilles.
  • La vitamine C stimule les cellules impliquées dans l’élimination des germes. On la trouve dans la majorité des végétaux crus, en particulier le cassis, le persil, la mâche, le cresson ou le kiwi. Le zinc, présent dans les poissons, les viandes et les céréales complètes, joue le même rôle.
  • La vitamine D, en grande partie synthétisée par le soleil, fait souvent défaut l’hiver alors qu’elle joue également un rôle primordial dans la réponse immunitaire. Elle est présente dans les poissons gras, le jaune d’œuf, la margarine, le champignon et le lait.
  • Les probiotiques, micro-organismes naturellement présents dans les laits fermentés (kéfir, miso), renforcent le travail de l’écosystème intestinal.

Et lorsque notre alimentation ne suffit pas à maintenir cet équilibre ?

La prise de probiotiques sous forme de complément alimentaire figure parmi les solutions prometteuses. Ce sont des bactéries amies qui viennent prêter main forte aux bactéries de la flore intestinale afin de restaurer ses propriétés et son équilibre. Comme il existe un très grand nombre de souches probiotiques, il est important de sélectionner des souches en fonction de l’effet recherché : amé­liorer un intestin irritable, prévenir les mycoses à répétition, limiter l’inflam­mation intestinale, renforcer l’immunité intestinale, etc. Pour bénéficier du probiotique le plus adapté à votre situation, il est conseillé de faire appel à un professionnel de santé.

Et du côté des plantes ?

La phytothérapie propose un certain nombre de plantes favorisant l’immunité : le cyprès (action antivirale particulièrement efficace sur la grippe et l’herpès), l’échinacée (antibactérienne et immunostimulante), le cassis (anti-inflammatoire par son action sur la glande corticosurrénale), le réglisse (antiviral, anti­­bactérien et immuno-modulateur) ou encore le ginseng (antifatigue).

Sources : Institut Européen de Diététique et Micro-nutrition

La vitamine D plus efficace que le vaccin?

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La vitamine D plus efficace que le vaccin?

Selon un article publié dans le New York Times en 2008*, un nombre croissant d’immunologistes et d’épidémiologistes affirment que le vaccin contre la grippe « ne fonctionne probablement pas très bien pour les personnes de plus de 70 ans ». Or ce groupe représente les trois quarts de tous les décès consécutifs à une grippe.

Dans cet article, le Dr Donald W. Miller, professeur à l’Université de Washington, à Seattle, dé­clare : « Le vaccin contre la grippe, for­tement recommandé aux personnes de plus de 65 ans depuis plus de quatre décennies, n’est plus considéré comme une protection particulièrement efficace contre le virus de la grippe ». Un nombre croissant de spécialistes mettent en effet en doute son efficacité chez les plus de 70 ans. L’auteur se réfère notamment à une étude réalisée à Seattle sur 3500 personnes âgées de 65 à 94. Son but était de déterminer si les vaccins contre la grippe sont efficaces pour les protéger contre des complications telles qu’une pneu­monie.

Selon les autorités sanitaires, plus de 34 000 des 36 000 décès américains causés par la grippe sont en fait dus à des maladies associées à la grippe, telles que des maladies pulmonaires et cardio-vasculaires.
L’étude menée à Seattle, publiée dans le New York Times et d’autres journaux américains, révèle que le vaccin antigrippal ne protège pas les personnes âgées contre la survenue d’une pneumonie. Celle-ci survient avec une fréquence égale chez les personnes de plus de 65 ans, qu’elles soient ou non vaccinées contre la grippe.

Etudes biaisées

Pour le Dr Donald W. Miller, l’incidence du vaccin sur la pneumonie a probablement été surestimée dans les études antérieures, parce qu’elles n’avaient pas tenu compte de la présence et de la gravité d’autres maladies chez les personnes non vaccinées.
L’étude de Seattle a révélé que les personnes en bonne santé et soucieuses de le rester étaient les plus enclines à se faire vacciner annuellement contre la grippe. Les personnes plus vulnérables, qui ont des problèmes de mobilité, sont moins susceptibles de se rendre chez un médecin ou dans un centre de vaccination. Elles sont aussi plus susceptibles d’être plus proches de la mort.
D’autres chercheurs remettent également en question l’incidence de la vaccination antigrippale sur la mortalité. Aux Etats-Unis, la couverture vaccinale chez les personnes âgées est passée de 15% en 1980 à 65% en 2008, mais aucune diminution des décès causés par la grippe et la pneumonie n’a été enregistrée.

Le facteur saisonnier

Le virus de la grippe circule toute l’année. Dans les zones tempérées des hémisphères nord et sud, les épidémies de grippe se produisent pendant la période froide de l’année, respectivement d’octobre à mars et d’avril à septembre. Sous les tropiques, elles sur­viennent pendant la saison des pluies.
Pour expliquer les raisons pour lesquelles les épidémies de grippe se produisent en hiver dans les zones tempérées, plusieurs hypothèses sont avancées : les person­nes passent plus de temps à l’intérieur et sont donc plus en contact les unes avec les autres ; le chauffage dessèche les muqueuses et les empêche ainsi d’expulser les particules virales ; le virus survit plus longtemps sur des surfaces exposées au froid, comme les poignées de portes. Fort bien. Mais aucune de ces raisons n’explique les épidémies de grippe dans les régions tropicales.

Les climats chauds et froids ont en revan­che un point commun : lors d’une épidémie de grippe, où que ce soit, il se trouve que l’atmosphère bloque les rayons ultraviolets B (UVB) du soleil. Dans les zones tempérées, au-dessus de 35 degrés de latitude, au nord comme au sud, le soleil est à un angle assez bas en hiver, si bien que la couche d’ozone dans l’atmosphère absorbe et bloque les rayons de longueur d’onde courte UVB (280-315 nm). Sous les tropiques, pendant la saison des pluies, ce sont les couches épaisses de nuages qui bloquent les rayons UVB.

La fabrication de la vitamine D

La peau contient un dérivé du cholestérol, le 7-déhydrocholestérol. Les rayons UVB sur la peau casse l’un des anneaux de carbone de cette molécule pour former la vitamine D. Celle-ci régule l’expression de plus de 1000 gènes dans le corps, y compris les macrophages, cellules du système immunitaire qui, entre autres, atta­quent et détruisent les virus. La vitamine D active les macrophages qui fabriquent des peptides antimicrobiens, autrement dit les antibiotiques que notre corps produit. Comme les antibiotiques, ces peptides attaquent et détruisent les bactéries. Mais, contrairement aux ­antibio­ti­ques, ils attaquent et détruisent aussi les virus… sans toxicité ni effets secondaires.

L’hypothèse selon laquelle le caractère saisonnier de la grippe s’explique par le fait que c’est une maladie due à une carence en vitamine D semble crédible. C’est celle émise dans une étude réalisée par d’autres chercheurs qui citent Hippocrate : « Celui qui veut étudier la médecine correctement devrait en premier lieu examiner les saisons de l’année ». Or les taux de vitamine D dans le sang sont au plus bas en automne et en hiver, saison pendant lesquelles la grippe survient. Dans l’incapacité d’être protégée par les antibiotiques que l’organisme fabrique, les peptides antimicrobiens, une personne avec un faible taux de vitamine D dans le sang présente plus de risques d’attraper un rhume, la grippe et d’autres infections respiratoires.

Une vitamine essentielle

Un nombre crois­sant de preuves indique que le rachitisme chez l’enfant et l’ostéomalacie chez l’adulte (un ramollissement des os dû à un défaut de minéralisation osseuse) ne représente que la pointe de l’iceberg des conséquences d’un déficit en vitamine D. La tuberculose et diverses maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques, le lupus et le diabète de type 1, ont un lien causal avec de faibles taux de vitamine D dans le sang. Cette carence joue aussi un rôle dans l’hypertension artérielle, les mala­dies coronariennes, l’insuffisance cardia­que congestive, les maladies vasculai­res périphériques et les AVC. Elle est également un facteur de risques du syndrome métabolique et du diabète de type 2, de fatigue chronique, de dépressions et de dépressions saisonnières, de cataractes, d’infertilité et d’ostéoporose. A la base de l’iceberg, on trouve le cancer. Il est prouvé que les carences en vitamine D sont un facteur causal dans une quinzaine de formes fréquentes de cancers.

L’augmentation du nombre de décès qui survient en hiver, en grande partie dûs à une pneumonie et aux maladies cardio-vasculaires, semble donc bien imputable à une carence en vitamine D.

Nos besoins en vitamine D

Une personne à la peau claire synthétise 20.000 UI de vitamine D en 20 minutes en bronzant sur une plage tropicale. Au-delà, la synthèse de vitamine D s’arrête pour le restant de la journée. Il faut 6 à 10 fois plus de temps à une personne à la peau foncée pour atteindre ce taux.

Le lait maternel ne contient pas de vitamine D, raison pour laquelle on administre aux nourrissons un complément. D’un point de vue évolutif, cela s’expliquerait par le fait que les enfants de nos ancêtres africains, qui ont grandi près de l’équateur, pouvaient facilement synthétiser ce gène régulateur puisque leur peau était très exposée au soleil. Les aliments contiennent très peu de vitamine D. Les concentrations les plus élevées se trouvent dans le saumon sauvage, le maquereau, les sardines et l’huile de foie de morue.

Enjeux financiers

Toujours selon le Dr Donald W. Miller, les préoccupations au sujet de la toxicité de la vitamine D sont exagérées. On peut prendre quotidiennement 10 000 UI de vitamine D sans effets indé­sirables. Chez les personnes en bonne santé, il faudrait une consommation à long terme de plus de 40 000 UI par jour pour provoquer une élé­vation du taux de calcium dans le sang (hypercalcémie), la ­première manifestation de la toxicité de la vitamine D.

La vitamine D est-elle plus efficace que le vaccin pour prévenir la grippe ? Il y a de bonnes raisons de croire que c’est effectivement possible.

Une étude menée en double-aveugle en 2007 démontre que la prise de vitamine D est significativement plus efficace qu’une pilule placebo pour prévenir les rhumes et la grippe.

Une grande étude comparant la vitamine D aux vaccins, menée sur plusieurs épidémies de grippe, démontrerait de manière concluante ce qui est le plus efficace et le moins risqué (lire encadré). Mais, lors­qu’on connaît les enjeux financiers qui sous-tendent les vaccins contre la grippe et qu’on tient compte du fait que la vitamine D n’est pas brevetable, on peut douter que quiconque la finance un jour.

Grippe: dites NON au virus!

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Grippe: dites NON au virus!

Attraper la grippe n’est pas une fatalité. Le programme de prévention proposé par la Pharmacie du Centre s’articule autour de 4 axes.

 

 

Barrez la route au virus

 

 

  • Evitez les chauds – froids, car le froid crée une irritation et une inflammation propice à l’entrée de virus ; respirez par le nez.
  • Humidifiez l’air pour éviter le desséchement des muqueuses durant la nuit et utilisez des huiles essentielles pour assainir l’air.
  • Sucez des pastilles sans sucre pour favoriser la production de salive.
  • Restez à distance (1 à 2 mètres) de toute personne contagieuse, évitez les poignées de mains et les embras­sades.
  • Lavez-vous les mains avec du savon antiseptique et de l’eau chaude plusieurs fois par jour, surtout avant qu’elles ne soient en contact avec le nez ou la bouche

 

Augmentez votre niveau d’énergie

 

  • Reposez-vous plus qu’en temps normal pour avoir un niveau d’énergie optimal.
  • Augmentez les apports de légumes et de fruits et réduisez les aliments contenant des graisses saturées. Prenez des aliments énergétiques, riches en sucres et en protéines.
  • Pensez à vous hydrater régulièrement.

Optimisez vos capacités de défenses

 

De septembre à mars, suivez un programme composé :

 

  • d’un ou plusieurs antioxydants spécifiques pour diminuer les effets négatifs du stress oxydatif sur vos défenses.
  • d’un ou plusieurs immunostimulants afin d’améliorer les capacités de défenses de votre système immunitaire.

Faites-vous vacciner

 

 

  • Selon votre âge et votre état de santé, faites-vous vacciner dès que le vaccin est disponible.
  • Faites une supplémentation adéquate en produits naturels 3 semaines avant le vaccin pour préparer le terrain et renforcer l’efficacité du vaccin.

 

La vaccination contre la grippe est recommandée, par ordre de priorité :

 

  • au personnel soignant,
  • à l’entourage familial et professionnel des nourrissons,
  • aux femmes enceintes
  • aux personnes souffrant de maladies chroniques telles que le diabète, le cancer, l’immunosuppression, l’infection par le VIH ou une maladie des reins.