Diabète et grossesse

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Diabète et grossesse

La grossesse est parfaitement compatible avec le diabète. Une prise en charge multidisciplinaire, et la plus précoce possible, permet de mener sans problème la grossesse d’une femme diabétique, qui comporte des risques plus élevés que celle d’une femme non diabétique.

Pour une femme diabétique de type 1, il est essentiel qu’elle avec son médecin de son envie d’avoir un enfant, avant qu’elle soit enceinte et en associant à cette démarche son conjoint et des proches de sa famille. C’est l’occasion de clarifier les doutes, les craintes et les préjugés face à cette situation. Mener une grossesse à terme sans souci, ni pour elle ni pour l’enfant, est en effet intimement lié au contrôle de la glycémie avant même la conception.
Un diabète bien contrôlé pendant les trois mois qui précèdent la grossesse et pendant toute la durée de celle-ci permet d’éviter les complications de la grossesse et de l’accouchement. Gérer son diabète lorsque l’on est enceinte est très différent, puisque la grossesse aggrave le diabète.
Durant la grossesse, l’organisme de la mère subit en effet de profondes modifications. A partir de la 5e semaine, et en quantité toujours plus grande jusqu’au terme, le placenta sécrète des hormones qui augmentent l’insulinorésistance de l’organisme. Chez la femme non diabétique, le pancréas s’adapte et la sécrétion d’insuline augmente au fur et à mesure de la grossesse.
Chez la femme diabétique, en revanche, il y a un accroissement du déséquilibre glycémique et les besoins d’insuline augmentent considérablement.

Un suivi du taux de sucre sanguin plus rigoureux

Cette modification peut avoir comme conséquence une adaptation du traitement: le but est d’obtenir un taux de sucre dans le sang (glycémie) plus proche de la normale grâce à une intensification de l’autosurveillance de sa glycémie afin d’adapter le traitement à l’insuline. Si la femme diabétique ne modifie pas son traitement et ses habitudes, elle risque, d’une part, tous les troubles liés à un diabète mal équilibré et, d’autre part, elle fait prendre des risques à son bébé.
Avec ce contrôle, le risque pour le bébé peut être ramené à celui de la population générale si la glycémie est normalisée dans les mois qui précèdent la conception. En milieu et en fin de grossesse, à l’accouchement, les risques pour le bébé sont accrus si le diabète est mal contrôlé. C’est pour ça qu’il est recommandé d’accoucher dans un hôpital disposant d’une infrastructure néonatale.
Pour la mère, le poids excessif possible du bébé peut compliquer l’accouchement et nécessiter une césarienne. Les infections post-partum et une hypoglycémie sont aussi à surveiller. La grossesse d’une jeune femme diabétique nécessite donc une prise en charge par une équipe multidisciplinaire. L’élément essentiel du bon déroulement de la grossesse, pour la mère comme pour l’enfant, est le maintien de la glycémie dans les valeurs normales. Cela passe en priorité par un programme d’alimentation personnalisé, à établir avec une diététicienne. Lorsqu’il est associé à une bonne hygiène de vie (repos, sommeil et activité physique adaptée à la grossesse), il suffit en général à assurer un bon contrôle de glycémie, donc à mener la grossesse à terme en toute quiétude.

Le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel se manifeste par une augmentation du taux de sucre dans le sang qui survient uniquement durant la grossesse. Cette intolérance au glucose, de sévérité variable, se détecte vers la fin du 2e trimestre de la grossesse et au 3e trimestre, ce qui ne veut pas dire que la future maman était déjà diabétique.
Il apparaît dans 4% à 6% des grossesses et affecte la mère aussi bien que le fœtus. Habituellement, lors d’une grossesse, la fabrication et la libération d’insuline produite par le pancréas sont augmentées progressivement pour maintenir la glycémie à un niveau normal. Chez certaines femmes enceintes, le pancréas ne sécrète pas cette insuline additionnelle, ce qui a pour conséquence l’apparition d’un diabète gestationnel.
Les facteurs de risque sont aujourd’hui bien connus: antécédent familial de diabète, antécédent de diabète gestationnel ou d’intolérance au glucose lors d’une grossesse précédente. Parmi les autres facteurs de risque figurent un excédent de poids avant la grossesse, une prise de poids excessive pendant la grossesse en cours ainsi que l’hypertension. Comme c’est souvent le cas avec les autres types de diabète, le diabète gestationnel est silencieux: la femme enceinte ne souffre d’aucun symptôme évident. C’est la raison pour laquelle chaque femme devrait être dépistée systématiquement entre les 20e et 25e semaines, ou plus tôt si la future maman présente plusieurs facteurs de risque.

Mais, parfois, il se manifeste sous la forme d’une fatigue inhabituelle, d’une soif exagérée ou d’une augmentation du volume des urines. Des symptômes qui imposent une consultation chez le médecin dès leur apparition. Si le diabète n’est pas traité pendant la grossesse, la mère risque en effet plusieurs complications, telles que de l’hypertension ou des problèmes cardiovasculaires. Pour ne pas exposer le bébé, il est donc essentiel de détecter et traiter les troubles diabétiques dès le début de la grossesse.
Dans la majorité des cas, le diabète gestationnel se régularise après l’accouchement sans besoin de traitement. Mais les risques de développer un diabète dans les années qui suivent sont accrus si un excès de poids est maintenu. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de surveiller son poids, de pratiquer des activités physiques plusieurs fois par semaine et de vérifier le taux de sucre quelques mois après l’accouchement pour s’assurer qu’il est redevenu normal.
De même, avant d’envisager une autre grossesse, une consultation chez le médecin est justifiée, de manière à dépister et traiter précocement un éventuel diabète gestationnel.

Ces mycoses encore si taboues

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Ces mycoses encore si taboues

Trois femmes sur quatre sont atteintes d’une mycose vaginale au moins une fois dans leur vie. Or, bon nombre d’entre elles n’osent pas en parler et ne connaissent donc pas les véritables causes de cette infection.

Démangeaisons et sensations de brûlure dans la zone intime, sécrétions blanchâtres à grumeleuses, douleurs en urinant ou pendant les rapports sexuels, rougeurs et/ou gonflement des tissus dans la zone intime… Ces symptômes sont plutôt fréquents, puisque trois femmes sur quatre en souffrent au moins une fois au cours de leur existence, certaines régulièrement. Par gêne, pourtant, elles abordent rarement le sujet et sont souvent mal informées de la nature d’une mycose vaginale et de ses causes.

Elles sont, par exemple, encore nombreuses à croire les rumeurs prétendant que la mycose est causée par un défaut d’hygiène ou que l’infection se transmet par des toilettes souillées.

« Bonnes bactéries » contre levures nocives

En vérité, la mycose vaginale est une infection du vagin et des organes génitaux externes de la femme, causée par des levures (champignon) de type Candida albicans que nous hébergeons tous dans notre organisme. On en trouve ainsi dans la flore vaginale et intestinale des femmes en bonne santé.

La muqueuse vaginale est surtout peuplée de bactéries appelées lactobacilles ou bactéries lactiques. Elles assurent le maintien d’un milieu acide dans le vagin (pH d’environ 4). La présence de ces « bonnes » bactéries et le pH acide empêchent la prolifération incontrôlée des champignons. Si cet équilibre naturel est dérangé, que les levures prolifèrent de façon incontrôlée, elles peuvent provoquer une infection vaginale.

Plusieurs causes peuvent perturber cet équilibre:

  • Changements hormonaux : prise de la pilule contraceptive par exemple, cycle menstruel, ménopause, grossesse ou passage brusque dans une autre zone climatique.
  • Diabète ou dysfonctionnement thyroïdien.
  • Infections affectant une autre zone de l’organisme. Ses défenses sont alors trop fortement sollicitées, ce qui facilite l’apparition d’une nouvelle infection.
  • Prise d’antibiotiques ou de médicaments affectant les défenses immunitaires de l’organisme.
  • Hygiène intime exagérée ou utilisation de produits inadaptés : savon alcalin, produits de bain ou désodorisants intimes peuvent agresser le manteau protecteur naturel de la peau et contribuer à la prolifération incontrôlée des levures. Le fait de se laver trop souvent est également néfaste pour le milieu vaginal naturel.
  • Transfert de champignons venant de l’intestin.
  • Fréquence des infections par mycose vaginale.
  • Certaines maladies (diabète sucré par exemple) ou une défaillance immunitaire générale, causée par une infection respiratoire ou par le stress, favorisent, elles aussi, l’apparition d’une mycose vaginale.

Sus aux champignons !

Pour éviter toute infection par une mycose vaginale, il est recommandé de porter des sous-vêtements en coton et des vêtements pas trop ajustés, ce qui stimule les échanges thermiques et la circulation de l’air sur la peau. Le linge en fibre synthétique et les vêtements serrés génèrent en revanche un climat chaud et humide, idéal pour la prolifération des champignons. Il est recommandé de changer de sous-vêtements tous les jours et de les laver à au moins 60 degrés. Les textiles délicats se lavent à 20 degrés avec un additif de lavage spécial (en vente dans les pharmacies ou drogueries).

Traitement

Une mycose vaginale est toujours désagréable.
Il est d’autant plus important de commencer le traitement le plus tôt possible qu’il est fort peu probable que l’infection disparaisse toute seule. Les femmes reconnaissant les symptômes et ayant déjà consulté un médecin à ce sujet peuvent se procurer des médicaments en vente libre dans les pharmacies pour le traitement local. Cependant, il est recommandé aux femmes enceintes, ayant moins de 18 ans ou qui souffrent d’une mycose vaginale plus de quatre fois par an, de consulter leur médecin. Il en va de même si des symptômes atypiques, tels que fièvre, douleurs, saignements, sécrétions nauséabondes, cloques ou verrues, apparaissent.

A titre préventif, pour éviter des récidives, les femmes peuvent également prendre des probiotiques, actifs sur la flore vaginale comme sur la flore intestinale. Cela ne dispense pas pour autant de suivre un traitement spécifique en cas d’apparition d’une mycose.

Donner toutes les chances à son futur enfant

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Donner toutes les chances à son futur enfant

Les progrès techniques, le développement des connaissances dans la physiologie et la pathologie sont à l’origine d’une amélioration constante du déroulement de la grossesse. Néanmoins, l’information de la patiente est essentielle pour prévenir certaines maladies chez la mère et le fœtus.
Voici quelques-unes des étapes importantes de la surveillance de la grossesse.

Mieux vaut prévenir que guérir : une grossesse se prépare longtemps à l’avance. Toute femme en âge de procréer devrait connaître son statut immunitaire avant d’être enceinte. La présence d’anticorps avant le début de la grossesse garantit une protection efficace pour le futur bébé. Certaines infections bénignes chez une future maman peuvent être très graves pour le fœtus. C’est le cas, par exemple, de la rubéole, qui entraîne de sérieuses malformations et pour laquelle il n’existe aucun traitement. On conseille donc aux femmes envisageant une grossesse d’être à jour dans leurs vaccinations.

Les vaccins vivement conseillés sont ceux contre la rubéole, la varicelle, la rougeole et les oreillons (vaccin combiné ROR), mais également l’hépatite B ou la coqueluche. Si vous avez manqué certains rappels, il est temps de les compléter et de prendre conseil auprès de votre médecin traitant. Si vous avez égaré votre carnet de vaccination et ignorez si vous avez eu – ou été vaccinée contre – telle ou telle maladie, une prise de sang mesurant les taux d’anticorps déterminera si une vaccination est nécessaire ou non.

La prise d’acide folique (folate ou vitamine B9) est recommandée un à deux mois avant la conception et durant les deux premiers mois de grossesse. Ce dernier joue en effet un rôle important dans la formation du tube neural, de la colonne vertébrale et du cerveau.

La consultation prénatale du premier trimestre

Vous êtes enceinte. C’est le moment de confirmer votre grossesse et de faire votre check-up de future maman. Pour que tout se passe au mieux pour vous et votre bébé, la première visite prénatale doit être réalisée avant douze semaines d’aménorrhée (nombre de semaines calculé à partir des dernières règles). C’est une étape importante : il va en découler les modalités de surveillance de votre grossesse et les mesures de prévention à prendre.

Au cours de l’entretien, le praticien vous demandera si vous souffrez de nausées, de douleurs récentes, si vous avez une maladie chronique, des antécédents obstétricaux et médicaux, tels que cicatrice utérine, nombre de grossesses précédentes, grossesses gémellaires, IVG, naissances prématurées, incompatibilité sanguine fœto-maternelle, diabète, hyper- ou hypothyroïdisme, allergies, médicaments, tabagisme, entre autres.

Il contrôlera votre poids, mesurera votre taille et votre tension artérielle (TA), effectuera un examen gynécologique ainsi qu’un frottis si nécessaire, fera un bilan urinaire pour dépister une infection, un diabète ou rechercher des marqueurs d’hypertension. Bref, tous les éléments susceptibles de représenter un risque pour votre grossesse seront contrôlés.

En complément de la consultation prénatale

Plusieurs autres examens peuvent être demandés à partir d’un prélèvement sanguin.

  • La formule sanguine (hémoglobine, hématocrite, leucocytes, plaquettes) ; la ferritine, pour la recherche d’une anémie ou d’un manque de réserve de fer ;
  • le dosage de la bêta-hCG et de la progestérone en cas de grossesse non évolutive ;
  • le dosage de la TSH (hormones thyroïdiennes essentielles au bon développement du cerveau du fœtus) ;
  • la détermination de votre groupe sanguin et, si nécessaire, celui de votre conjoint pour identifier les incompatibilités rhésus et Kell ;
  • la recherche d’anticorps si le statut immunitaire n’est pas déjà connu (rubéole, toxoplasmose, cytomégalovirus, varicelle, parvovirus B19 et herpès) ;
  • le dépistage sérologique des infections, telles que syphilis, hépatite B, hépatite C et VIH (avec votre accord) ;
  • le calcul du risque de trisomie 21 (test du premier trimestre).

La consultation prénatale du deuxième trimestre

De la première consultation prénatale découleront les contrôles à effectuer, tels que les sérologies, si vous n’êtes pas immune, ou la recherche d’anticorps irréguliers en présence d’une incompatibilité rhésus. On dépistera les anomalies du tube neural (formation de la colonne vertébrale) ou le diabète gestationnel.

Une amniocentèse vous sera proposée si vous avez un risque élevé d’avoir un enfant trisomique du fait de votre âge ou à la suite des résultats du test du premier trimestre. L’échographie permettra de dépister une grande partie des malformations et l’examen du liquide amniotique de rechercher d’éventuelles anomalies chromosomiques.

La consultation prénatale du troisième trimestre

Les examens suivants seront effectués : contrôle de votre poids, de votre tension, sérologies, recherche du streptocoque du groupe B ou de l’herpès génital, qui peuvent être responsables d’infections maternofœtales graves. L’échographie prénatale permettra de vérifier que les conditions d’un accouchement simple sont réunies ainsi que d’organiser la prise en charge à la naissance.

Les examens biologiques et échographiques effectués chez la femme enceinte constituent un élément fondamental de la surveillance de la grossesse. Vos chances de concevoir et d’avoir un bébé en bonne santé seront accrues si vous êtes bien informée des mesures de prévention.

Le carnet de grossesse

Pour une maternité sereine

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Pour une maternité sereine

Pour garantir une grossesse sereine aussi bien pour la mère que pour l’enfant, il est conseillé de prendre un certain nombre de dispositions.

Dès que la grossesse est programmée, une analyse de sang peut être prescrite afin de vérifier si la future maman est bien protégée contre certaines maladies virales telles que la rubéole, dont la survenue au cours de la grossesse peut entraîner des conséquences dramatiques. Une vaccination peut être alors proposée, quitte à différer de quelques mois le début de la maternité.

Optimiser les chances Si le couple fait face à des difficultés de procréation, la prise en charge doit impliquer les deux partenaires. Souvent, en dehors des causes majeures d’infertilité, la patience est de règle. On en profitera pour optimiser les chances de réussite en corrigeant un état de maigreur ou de surpoids et en privilégiant une alimentation riche et variée, notamment en zinc, vitamines du groupe B, et omégas 3. Compte tenu des conséquences sur la fécondité, le déroulement de la grossesse et la santé du futur bébé, le tabagisme actif et passif devrait être supprimé.

Gare à la toxoplasmose Une fois la grossesse programmée et possible, une visite médicale peut être utile afin de vérifier les antécédents gynéco-obstétricaux, l’existence de mala­dies héréditaires, le bon état de santé ainsi que le statut des vaccinations et immunisations.

L’hygiène est l’un des facteurs essentiels de la réussite de la grossesse et de la bonne santé de l’enfant. La présence d’animaux, en particulier de chats, impose des précautions particulières. Le chat transmet la toxoplasmose par contact avec les selles, maladie qui peut entraîner des fausses couches ou des malformations.

L’hygiène de vie est un autre facteur essentiel. L’alcool est toxique pour l’organisme et plus encore pour celui du fœtus. Il est conseillé aux futures mamans d’éviter toute boisson alcoolisée six mois avant et pendant toute la grossesse. Le tabac entraîne une production de monoxyde de carbone qui se fixe sur les globules rouges pouvant provoquer une asphyxie cellulaire. Il multiplie par deux le risque de grossesse extra-utérine et de fausse couche. La fatigue et le stress jouent eux aussi un rôle délétère, avant et tout au long de la grossesse.

Enfin, une bonne alimentation est primordiale. Si le besoin en apport calorique ne croît pas pendant le premier trimestre, il augmente régulièrement pendant le deuxième et le troisième trimestre avec des besoins supplémentaires de 250 calories par jour. Il faut surtout privilégier une alimentation équilibrée, riche en vitamines et minéraux, notamment en vitamine B9 que l’on trouve surtout dans les légumes à feuilles vertes, les avocats, les asperges, les épinards et les champignons. En dehors des prescriptions faites par votre médecin, les auto-supplémentations nutri­tionnelles ne sont pas recommandées. Elles peuvent en revanche être guidées par un bilan sanguin préalable.

Le dernier trimestre de la grossesse se caractérise entre autres par le passage d’un grand nombre de vitamines, oligo-éléments et antioxydants de la mère vers le colostrum et le lait afin de préparer l’allaitement du bébé. Ce transfert peut provoquer des déficits plus ou moins importants de ces nutriments chez la mère, autorisant une supplémentation adaptée. Cependant, elle ne peut se faire de façon empirique et il est préférable de réaliser au début du dernier trimestre un bilan sanguin de stress oxydatif qui seul pourra préciser l’existence d’éventuels déficits et les corriger en connaissance de cause.

*Revue Médicale Suisse

Les produits d’aide à l’allaitement

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Les produits d’aide à l’allaitement

Comparativement au biberon, l’allai­tement maternel au sein nécessite peu de matériel puis­que seule la maman est indispensable. Cependant, la mise en place de l’allaitement au sein peut impliquer la nécessité ponctuelle de disposer d’un tire-lait, de stériliser un biberon, de le chauffer et de le transporter.

 

La Pharmacie de la Gare vous recommande :

Kit allaitement

Soins corporels

  • Baume allaitement Mustela protège la peau du mamelon, diminue les sensations de tiraillement et la sensibilité accrue de la peau, favorise sa restructuration et sa régénération.
  • Huile d’allaitement Weleda, conçue pour détendre et réchauffer la poitrine, redynamise la circulation lymphatique et sanguine, soulage en cas de seins douloureux et facilite le drainage du lait.
  • Huile abdominale pour bébé Weleda contribue au réconfort et au soulage-ment du bébé, nécessaires à son bien-être lors de la digestion.

Appareils

  • Tire-lait Medela électrique
  • Tire-lait Avent électrique ou manuel
  • Tire-lait Medela Symphony (location)
  • Stérilisateur Avent électrique
  • Chauffe-biberon digital Avent ultra-rapide
  • Sac isotherme pour voyage

Tisanes

Boire en quantité suffisante est la première condition à l’établissement d’une bonne lactation. Les tisanes d’allaitement permettent à la mère de s’hydrater et la saveur de la tisane, qui passe dans le lait, plaît au bébé qui tête encore plus volontiers, stimulant d’autant plus la lactation.

  • Prêtes à l’emploi : Sidroga Fenouil ou Sidroga Tisane favorisant l’allaitement ; Weleda Tisane Allaitement.
  • A faire préparer par le pharmacien : 1/3 graines de cumin, 1/3 graines de fenouil, 1/3 badiane (anis étoilé).
  • Pour celles qui n’aiment pas les tisanes : Arkogélules® Fenouil.

Les antioxydants du lait maternel

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Les antioxydants du lait maternel

Lors du développement d’un enfant, c’est depuis la conception jusqu’à l’âge de trois ans que tous les organes et les tissus se forment. Cette période est fondamentale et conditionne le futur développement physique et intellectuel de l’enfant.

En général, l’allaitement est recommandé car le lait maternel apporte tous les éléments indispensables à la croissance sous une forme facilement assimilable, y compris les nutriments, comme les vitamines et les minéraux, les facteurs de protection immunitaires (anticorps), les hormones, les agents antimicrobiens et des antioxydants naturels.

Les antioxydants sont des composants importants du lait maternel. Ils protègent le lait de l’oxydation et complètent le système de défense antioxydant du nouveau-né encore en développement. Le nouveau-né est particulièrement sensible à son nouvel environnement, plus riche en oxygène, qui augmente le stress oxydatif, qui crée une situation de déséquilibre entre les pro-oxydants (radicaux libres) et les antioxydants en faveur des pro-oxydants. De plus, plusieurs processus inflammatoires, qui augmentent le stress oxydatif, sont également associés à la naissance. Par exemple, la protection contre le stress oxydatif est particulièrement importante dans le cas de naissance prématurée, car le système de défense antioxydant de l’enfant n’est pas encore mature.

Prévention des allergies Les antioxydants du lait maternel jouent également un rôle dans la prévention du développement des allergies. Les enfants nourris avec un lait maternel contenant moins de vitamine C présentent un risque d’hypersensibilité nettement plus élevé que les autres, notamment aux troubles respiratoires tels que l’asthme.

Les principaux antioxydants du lait maternel sont les vitamines C et E, l’acide urique, les protéines, comme l’albumine et la caséine, les enzymes, par exemple la glutathion peroxydase, les acides gras et certains acides aminés qui montrent une activité antioxydante, comme les omégas 3 et le tryptophane, respectivement.

Le contenu en antioxydants du lait dépend en partie de l’alimentation et de l’hygiène de vie de la mère avant et après la naissance et les antioxydants du lait maternel sont corrélés à ceux du plasma de la mère. Dans le cas de la fumée de cigarette, le lait d’une maman qui fume est moins riche en vitamine E comparé à celui d’une maman qui ne fume pas.

Le repos et une alimentation équilibrée, notamment riche en fruits et en légumes qui contiennent des antioxydants naturels, sont recommandés en particulier durant la grossesse et après la naissance. En effet, durant ces deux périodes, le système de défense antioxydant de la mère est réduit, car il est mobilisé pour la préparation de la lactation et il est épuisé après la naissance.

Mesurer les antioxydants EDEL THERAPEUTICS, une société spécialisée dans le domaine des antioxydants, a développé, en collaboration avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), l’EDESCAN, un appareil pour mesurer les antioxydants à partir d’une simple goutte de sang et ce en moins de vingt secondes.

Comme il est impossible de purifier tous les antioxydants des liquides biologiques et, qu’une fois isolés, on peut seulement les analyser de façon séparée, sans tenir compte de leur interaction qui joue un rôle important dans leur activité biologique, la possibilité d’analyser la capacité antioxydante globale d’un échantillon présente de nombreux avantages.

Le test EDEL® est utilisé pour mesurer la capacité du système de défense antioxydant à partir d’une goutte de sang. Cette information est particulièrement utile, car des valeurs trop basses ou trop hautes sont associées à des risques accrus de stress oxydatif et des maladies qui lui sont associées, comme les maladies cardio-vasculaires et les cancers.

Sans mesure, pas d’amélioration. C’est pourquoi il est préférable de connaître l’état de son système de défense antioxydant afin de prendre, si nécessaire, des mesures correctrices dont l’efficacité peut être vérifiée avec le test EDEL.

Nouvelles recherches La possibilité de mesurer les antioxydants dans les liquides biologiques de façon simple et rapide ouvre des nouvelles voies de recherche, notamment l’étude des propriétés antioxydantes du lait maternel, en relation avec le développement de l’enfant et le suivi du système de défense antioxydant de la mère durant la gestation et la période d’allaitement. Chez la mère, le système de défense antioxydant joue un rôle dans la prévention des complications qui peuvent être associées au stress oxydatif, comme les maladies cardiovasculaires ou les troubles neurologiques (par exemple, la période de dépression post-partum qui peut suivre l’accouchement).

Ces recherches permettront d’établir les valeurs de référence du système de défense antioxydant de la mère et du lait maternel. Ces résultats seront utiles pour identifier des valeurs anormales afin, le cas échéant, de les corriger.

Mesurer pour agir Mesurez l’état de votre système de défense antioxydant et évitez les risques qui sont associés à des niveaux trop bas ou trop hauts. Demandez conseil à votre pharmacien A

source Pharmacie centrale Genève