Des pistes pour prévenir l’obésité infantile

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Des pistes pour prévenir l’obésité infantile

En vingt ans, le nombre d’enfants obèses a pratiquement triplé. Ces enfants à souffrent des conséquences d’un régime alimentaire déséquilibré et d’un manque d’activité physique. Or, cette maladie n’est pas une fatalité: quelques mesures simples permettent de l’enrayer.

Ces chiffres sur l’obésité ne sont pas à prendre à la légère, puisque «c’est chez les enfants que la progression de l’obésité est la plus importante»,
Les causes de l’obésité chez les enfants? Comme chez les adultes, elles sont nombreuses. Il y a certes des facteurs endocriniens et génétiques, qui représentent 1% des cas. Mais, même lorsque la prédisposition à développer une obésité est un héritage génétique, la maladie n’est pas une fatalité pour autant. Pour que la maladie se déclare, encore faut-il un contexte favorable, c’est-à-dire de mauvaises habitudes alimentaires et un manque de dépense physique.
D’autres facteurs, d’ordre psychologique ou social, entrent aussi en jeu. L’ennui, des problèmes scolaires ou familiaux peuvent amener un enfant à rechercher dans la nourriture une compensation à son mal-être. «Les enfants et les adolescents passent en moyenne cinq heures par jour devant la TV ou un écran vidéo. Ces moments sont souvent associés au grignotage de produits industriels sucrés ou salés, le tout noyé dans des sodas gorgés de sucre. Autant dire que tous les ingrédients nécessaires pour que l’obésité s’installe sont réunis», relève le professeur Golay.
Difficile de leur jeter la pierre, pourtant, lorsque l’on sait que les programmes pour enfants sont entrelardés de publicité ventant biscuits, crèmes glacées, pizzas ou hamburgers. Le phénomène, qui est le même dans le monde entier, a d’ailleurs amené la Food Standard Agency (l’autorité britannique en matière de sécurité sanitaire des aliments) à prôner le bannissement des pubs de l’agroalimentaire pendant les programmes destinés aux enfants.
De son côté, la France a édicté certaines règles qui visent à éviter, dans les pubs, l’association «alimentation + sédentarité». Depuis, on voit les enfants manger leur hamburger d’une main et tenir une trottinette de l’autre…

Des risques importants

Si les médecins tirent la sonnette d’alarme, c’est parce que les enfants obèses présentent des risques multiples. Lorsque l’obésité apparaît avant la puberté, elle risque de persister dans 20% à 50% des cas à l’âge adulte. La proportion s’élève à 50%, voire à 70%, si elle démarre après la puberté. Avec, en corollaire, le risque de développer à terme les mêmes maladies chroniques que les adultes obèses: problèmes cardiovasculaires, excès de cholestérol, hypertension et diabète.
Les médecins notent d’ailleurs une augmentation du diabète de type 2 chez les adolescents, alors que, par le passé, la maladie apparaissait vers la quarantaine. Enfin, toujours sur le plan physique, la sédentarité entraîne souvent des douleurs articulaires aux genoux et aux hanches.
Mais leurs souffrances ne s’arrêtent pas là. Une étude sur les aspects psychologiques de l’obésité infantile, parue dans la revue «Paediatrica» en 2005, souligne que les enfants obèses ont souvent une mauvaise estime de soi, due aux quolibets, au rejet et à l’image négative qu’on leur renvoie d’eux-mêmes. A terme, cela peut entraîner des dépressions ou des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie).
Enfin, la discrimination dont ils sont victimes a également des conséquences sur le plan de la formation et de leur vie professionnelle: une personne en surpoids est souvent associée à la paresse et au laisser-aller, rarement à un malade chronique.

La prévention

Comme l’obésité n’a rien d’inéluctable et qu’elle ne survient pas du jour au lendemain, tout justifie que les enfants soient pris en charge le plus tôt possible, avec leurs parents. «Le surpoids et l’obésité sont le résultat d’un certain comportement, et la seule manière d’enrayer la spirale, c’est de changer de comportement», explique le professeur Alain Golay.
«Les habitudes alimentaires ou le fait d’avoir une activité physique sont transmis le plus souvent par le milieu familial. Si les parents, perçus comme des modèles, ont une alimentation déséquilibrée et bougent peu, ils transmettent leurs habitudes à leurs enfants. Lorsque l’on veut prévenir l’obésité et opérer les changements de comportement nécessaires, le rôle des parents est donc capital.» Les parents ne sont pas les seuls concernés.
En Angleterre, par exemple, cet apprentissage se fait également à l’école, grâce à des programmes incluant cours de diététique, courses et confections de repas. Les distributeurs de sodas et de barres chocolatées ont été supprimés dans les écoles, et le nombre d’heures d’activités physiques a été augmenté.
Plus près de nous, en Suisse alémanique, des stages pour enfants obèses sont organisés depuis quelques années. «Ici, par contre, dans les milieux scolaires, les initiatives visant à faire connaître les risques d’une mauvaise alimentation et les bénéfices d’une alimentation saine et équilibrée sont trop rares», déplore le professeur Alain Golay *.

Le traitement

Mis à part dans quelques rares cas, le traitement de l’obésité chez les enfants ne vise pas à les faire maigrir, mais à maintenir leur poids grâce à un changement de comportement alimentaire et à une activité physique. En grandissant, ils retrouvent ainsi progressivement un poids correspondant à leur taille. Les enfants ne sont donc pas astreints à un régime, qui entraînerait des frustrations et des risques de carences.
En revanche, la quantité de nourriture est diminuée, leurs repas sont réorganisés, leurs choix alimentaires sont réorientés, et ils apprennent à composer des repas avec les différents groupes d’aliments. Parallèlement, l’accent est mis sur une réduction de la sédentarité (apprendre à gérer le temps passé devant la TV ou la console de jeu) et une augmentation de l’activité physique (aller à l’école à pied, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur).
Le troisième axe du traitement, c’est l’environnement familial. «Un enfant obèse a plus de chance de retrouver un poids dans lequel il se sente bien si les repas servis à la maison sont équilibrés, si les placards ne sont pas remplis de barres chocolatées ou de viennoiseries et si ses parents lui donnent le bon exemple. L’éducation des parents en matière de nutrition, leur participation active au traitement et leur soutien sont donc indispensables», commente le professeur Alain Golay.
Tout en concluant: «C’est la combinaison de ces trois différents éléments qui permettra aux enfants, qui sont notre futur, de ne pas devenir nos futurs patients.»

Les habitudes à prendre

  • Prendre trois repas par jour.
  • Prendre un vrai petit déjeuner.
  • Limiter les aliments trop gras et trop sucrés.
  • Choisir des fruits pour le dessert.
  • Manger des légumes à tous les repas.
  • Boire de l’eau (à la rigueur des sodas light).
  • Préférer le pain aux goûters industriels.
  • Arrêter le grignotage.
  • Se dépenser physiquement (marche, bicyclette, natation entre autres).

Les probiotiques

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Les probiotiques, une nouvelle stratégie pour protéger notre santé?

Les probiotiques sont de plus en plus présents dans notre vie quotidienne sous forme d’aliments fonctionnels ou de compléments alimentaires. Marketing ou réalité scientifique pour protéger notre santé?

Par Jean-Charles Bastard, pharmacien

Selon une croyance populaire, les «microbes» sont néfastes pour notre santé. Cette idée est alimentée par une abondance d’informations sur les bactéries pathogènes, les levures et les virus auxquels nous associons des pathologies et un risque de mortalité. Mais un nombre croissant de recherches scientifiques ont mis en évidence que certains autres microbes, appelés probiotiques, peuvent contribuer à la santé humaine.
Le concept des probiotiques est né à partir des observations faites au début du XXe siècle par l’immunologiste et Prix Nobel russe Elie Metchnikoff qui a émis l’hypothèse que la longue durée de vie des paysans bulgares s’expliquait par leur consommation de yaourts contenant des bactéries nécessaires à la fermentation : Lactobacillus bulgaricus (bacille bulgare comme on l’appelait alors) et Streptococcus thermophilus. Dans son livre, publié en 1907, Elie Metchnikoff affirma que les gens pouvaient ajouter 120 à 130 ans à leur espérance de vie en modifiant leur flore intestinale et en remplaçant les bactéries nuisibles par les bactéries utiles au niveau de l’intestin !
Le terme « probiotique » dérive du grec et signifie « pour la vie ». Sa définition a évolué au fil du temps. On retiendra celle de l’Organisation mondiale de la santé qui dit que « les probiotiques sont des microorganismes vivants (la plupart du temps des bactéries) qui, administrés en quantité adéquate, confèrent un avantage pour la santé de l’hôte ». On parle également de « bactéries amies » ou de « bonnes bactéries » qu’on trouve au niveau de la flore intestinale. Les probiotiques sont à la disposition des consommateurs sous forme de compléments alimentaires ou d’aliments fonctionnels.

Des bactériespar milliards

La flore intestinale est l’ancienne dénomination poétique d’une réalité appelée aujourd’hui le microbiote intestinal. Il représente l’ensemble des bactéries peuplant notre système digestif. On estime que l’intestin humain est composé de plus de 400 espèces différentes de bactéries et environ cent mille milliards de bactéries, ce qui représente plus de dix fois le nombre de cellules composant le corps humain. Ces bactéries intestinales représentent une masse de 1 à 2 kg. Il est largement démontré que la flore intestinale joue un rôle majeur au niveau du système digestif en dégradant des composés nutritionnels pour lesquels notre corps n’a pas de capacité digestive. Les processus microbiens de dégradation et de fermentation de ces composés génèrent ainsi la production d’une diversité de métabolites parmi lesquels les acides gras à chaîne courte. L’ensemble de ces réactions de fermentation permet aux bactéries d’obtenir l’énergie nécessaire à leur croissance et au maintien de leurs fonctions cellulaires.
Les activités des bactéries intestinales sont, de plus, très importantes pour l’hôte puisque les métabolites formés sont, pour la plupart, absorbés et utilisés dans l’organisme. Les bactéries intestinales jouent également un rôle dans la synthèse des vitamines et dans l’absorption du calcium, du magnésium et du fer. Le microbiote intestinal joue donc un rôle majeur dans la nutrition de l’individu.

Une nouvelle voie pour traiter et prévenir?

Des travaux de recherches récents ont mis également en évidence l’importance des bactéries intestinales sur la santé de l’individu. Les bactéries de la flore intestinale n’agissent pas seulement au niveau du système digestif, mais également sur la santé globale. C’est la raison pour laquelle les probiotiques font aujourd’hui l’objet de travaux de recherche dans la prévention et le traitement de certaines affections comme les infections vaginales et urinaires, les allergies alimentaires mais également pour stimuler l’immunité. Les applications actuelles ou futures sont multiples pour le traitement et la prévention des maladies.

Les probiotiques pour combattre l’obésité?

Il est largement admis que l’obésité est la résultante d’un déséquilibre entre les apports énergétiques et la dépense énergétique. En d’autres termes, le surpoids est la conséquence d’une alimentation trop riche en calories, trop grasse et trop sucrée, associée à un manque d’activité physique. Néanmoins, depuis la publication en 2006, dans la revue Nature, des travaux des Américains Peter Turnbaug et Jeffrey Gordon, la composition de la flore intestinale pourrait être la troisième cause impliquée dans l’excès de poids. Ils ont mis en évidence une différence probante entre la composition de la flore intestinale des personnes obèses et minces.

Parmi 70 familles, deux prédominent au niveau de l’intestin humain : les bactéroïdes et les firmicutes. Ceux-ci prédominent chez les obèses contrairement aux personnes minces qui présentent une proportion plus importante de bactéroïdes. Les chercheurs ont démontré que les firmicutes permettent une extraction plus efficace des nutriments et des calories pour la même quantité d’aliments ingérés. Une nouvelle étude publiée en novembre 2009 a démontré, chez des souris, que l’introduction de la flore intestinale de souris obèses chez des souris minces engendre une prise de poids malgré une alimentation pauvre en graisse et en sucre! Cette expérience prouve l’impact des bactéries intestinales sur la prise de poids. Ceci ouvre la voie, dans un avenir plus ou moins proche, à de nouvelles stratégies thérapeutiques contre l’obésité et le surpoids en modifiant la composition de la flore bactérienne avec une supplémentation alimentaire de probiotiques adéquate.

Les bienfaits des probiotiques

Des avantages avérés

  • La prévention et le traitement des diarrhées aiguës et gastroentérites à rotavirus
  • La prévention et le traitement des diarrhées associées aux antibiotiques
  • Les allergies alimentaires et l’eczéma atopique
  • Traiter et prévenir les infections à Clostridium difficiles
  • Prévenir les infections respiratoires aiguës
  • Traiter et prévenir la vaginite
  • Prévenir la diarrhée du voyageur

Les recherches en cours dans des domaines prometteurs

  • La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse (rectocolite hémorragique)
  • Prévenir les conditions allergiques comme par exemple l’asthme
  • La fibrose kystique
  • Prévenir les caries dentaires chez les enfants
  • Soulager la constipation
  • Traiter le syndrome du côlon irritable
  • lmmunoadjuvants pour potentialiser les vaccins
  • Infections à Helicobacter pylori
  • Gestion du poids

Futurs domaines de recherche

  • Prévenir le cancer du côlon
  • Traiter le cancer de la vessie
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Les maladies sexuellement transmissibles et le VIH
  • Souches génétiquement modifiées pour insérer des gènes qui produisent 
des vitamines, de l’insuline…

Nutrition et activité physique

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Nutrition et activité physique

Dans le domaine de la préparation physique et de l’entraînement, le manque de mesures scientifiquement validées a pour conséquence que les programmes nutritionnels ou d’activité physique restent dans «l’à-peu-près». Seule une approche 100% individualisée, basée sur des tests qui mesurent les fonctions physiologiques, offre une chance de comprendre ce qui se passe en nous.

Pour individualiser les conseils, tant alimentaires que d’activité physique, nous disposons de trois outils qui permettent de déterminer les facteurs limitants propres et de trouver une ou des solutions pour y remédier.

Pour l’activité physique, la calorimétrie indirecte permet d’évaluer les aptitudes individuelles à consommer les différents substrats énergétiques (sucres et graisses principalement). La capacité à consommer les graisses (lipolyse) est un facteur essentiel à connaître pour établir un programme d’activité physique adapté. Il s’agit d’un test d’effort effectué généralement sur un tapis roulant ou à vélo. Des paliers d’intensité progressifs sont réalisés. Pour chacun d’entre eux, la mesure de la consommation d’oxygène et de la production de gaz carbonique permet de déterminer les quantités de sucres et de graisses utilisées à chaque instant.

Pour l’aspect nutritionnel, le bilan des acides gras et le bilan du stress oxydatif sont des tests sanguins qui mesurent la quantité d’éléments indispensables dans notre corps et permettent d’évaluer les capacités de chacun à faire face à des stress ou des à agressions internes ou extérieures.

Il existe également des questionnaires sur la santé validés qui permettent d’évaluer de manière plus précise ce qui se passe en chacun d’entre nous.

Conseils généralistes

Avant de parler de nutrition et d’exercices physiques, il convient de s’assurer que les besoins vitaux sont remplis. Pour les activités au quotidien, cela inclut l’activité physique recommandée, les besoins ainsi couverts sont largement suffisants. Seules les activités particulières, qui requièrent des besoins spécifiques, seront à discuter.

En termes de choix des aliments, des besoins caloriques et des quantités (nombre de portions par jour), il existe un consensus autour de la pyramide alimentaire. Les apports en acides gras polyinsaturés, les oméga 3 en particulier, doivent être privilégiés. Il est important d’intégrer dans l’alimentation quotidienne deux cuillères à soupe par jour d’huile de colza ou d’huile de noix ou d’huile de lin, sans oublier les portions de poisson deux fois par semaine.

Or, très peu de personnes sont capables de suivre ces indications au quotidien. Les recherches démontrent que les cinq fruits et légumes sont rarement atteints. De même, l’apport en protéines, surtout chez les personnes âgées, est insuffisant. En revanche, les apports en glucides plus ou moins rapides sont en excès ainsi que les graisses saturées. Les apports en sel sont statistiquement trois à quatre fois trop importants.

Ce déséquilibre au niveau micronutritionnel génère un certain nombre de carences. Les plus importantes et fréquentes concernent le magnésium, le fer, les antioxydants, tels que zinc, sélénium, vitamines C, E, D et oméga 3 (huiles de poisson). Ces éléments jouent un rôle capital dans notre biochimie. Ce sont des cofacteurs sans lesquels de nombreuses réactions chimiques ne peuvent se dérouler, au niveau tant de la production énergétique (surtout au niveau de la consommation des graisses) que de la synthèse de protéines essentielles à la santé.

La santé de notre flore intestinale

De plus en plus d’études démontrent le rôle capital que joue notre flore intestinale (les bactéries qui habitent notre intestin) dans nos apports nutritionnels. Environ la moitié de nos apports en vitamines nous sont fournis par leurs soins. Une carence, liée à une alimentation inappropriée ou faisant suite à des traitements antibiotiques répétés, peut conduire à des déséquilibres nutritionnels.

La densité nutritionnelle des aliments est définie par tous les éléments de l’aliment qui ne sont pas une source directe d’énergie. Ce sont donc les fibres, les vitamines et les oligoéléments. L’alimentation occidentale est devenue très pauvre, à tel point qu’il est rare d’obtenir les apports journaliers recommandés de tous ces éléments dans une ration calorique normale. La plupart d’entre nous vivons avec des carences plus ou moins marquées en éléments micronutritionnels indispensables. Les aliments rafinés en tous genres en sont la cause. Un retour à une cuisine traditionnelle est indispensable.

Maintenant que l’alimentation de base est bonne, nous pouvons commencer à parler d’activité physique. Sur le plan cardiovasculaire, il existe plusieurs types de séances. Il faut savoir que, à faible intensité, les graisses sont le substrat énergétique priviligié pour produire de l’énergie. A haute intensité, la consommation des sucres produit la quasi-totalité de l’énergie. Enfin, à intensité intermédiaire, c’est une combinaison des deux substrats énergétiques. Les réserves de sucres sont réduites. Il est impossible de maintenir une intensité de travail élevée très longtemps.

Les réserves de graisses, même chez les gens minces, permettent de soutenir un effort de très longue durée à intensité faible à modérée.

Le principe premier de l’entraînement est de travailler à l’intensité qui correspond à l’objectif de la séance. Le principe second est de retarder l’utilisation des sucres (peu de stock) le plus tard possible, donc de permettre une bonne utilisation des graisses à des intensités plus élevées. Par exemple, pour stimuler l’utilisation des graisses, une course à faible intensité, de moyenne à longue durée, si possible à jeun ou loin du dernier repas, permettra une bonne stimulation de la lypolyse.

En fonction du niveau, toute une palette de séances peut être imaginée. Les séances à haute intensité doivent se faire avec un stock de sucres adéquat. Au niveau nutritionnel, en cas de charge de travail importante, il est quelquefois souhaitable de complémenter le sportif avec des acides aminés spécifiques pour le développement et la réparation du muscle. L’apport d’oligoéléments, souvent éliminés par la transpiration, est également souhaitable.

Renforcement musculaire

Dans le cadre d’un programme de renforcement musculaire, l’alimentation santé amène tout ce qui est nécessaire pour un bon développement des aptitudes.

Il faut faire très attention aux produits qui sont souvent proposés. Il n’y a aucun intérêt à consommer des quantités de protéines astronomiques si le programme de musculation n’est pas astronomique, lui aussi. La charge de travail induit les besoins et pas le contraire. Par ailleurs, plus de 50% de ces produits contiennent des stéroïdes. Cela les rend très… efficaces, mais également dangereux pour la santé.

Pour votre santé, favorisez les exercices qui, en plus de développer votre force, font appel à votre coordination et stimulent l’équilibre. Cette force est beaucoup plus utile dans les activités de la vie quotidienne et protège bien davange votre appareil locomoteur.

Le tour de taille, un bon indicateur de notre santé

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Le tour de taille, un bon indicateur de notre santé

L’excès de poids est le sixième plus important facteur de risque de maladies chroniques dans le monde; 1,1 milliard d’adultes et 10% des enfants sont désormais classés comme étant en surpoids ou obèses.

Une étude du New England Journal of Medicine au titre explicite «A potential decline in life expectency in the United States in the 21st Century» doit nous rendre attentif à l’impact du surpoids sur l’espérance de vie dans nos sociétés occidentales qui pourrait diminuer dans les années futures. En attendant un potentiel déclin de l’espérance de vie de la population, il est déjà très bien démontré que l’obésité a un effet négatif sur la longévité. La réduction de la durée de vie des personnes souffrant d’obésité sévère est estimée entre cinq et vingt ans pour les jeunes adultes selon une étude du Journal American Medical Association, tandis qu’une personne obèse à l’âge de 40 ans perd sept années d’espérance de vie.

A titre individuel, il est difficile d’agir sur le déclin potentiel de l’espérance de vie de nos populations occidentales dû à l’épidémie d’obésité. Néanmoins à titre personnel, il est important de savoir si nous avons un risque accru de développer une maladie et de perdre des années de vie à cause de notre poids. C’est la raison pour laquelle tout un chacun devrait connaître les indicateurs pour évaluer son risque de maladies associées à un excès de poids et agir le cas échéant afin de protéger sa santé.

Les indicateurs

L’indice de masse corporelle (IMC) est une bonne mesure pour évaluer l’adiposité générale de notre corps et les risques de problèmes de santé associés à l’excès de poids. En effet, le poids d’un individu n’est pas un bon indicateur, car il est facile de comprendre que ce n’est pas la même chose de peser 90 kilos si l’on mesure 1 m 60 ou 1 m 90. L’IMC (kg/m2) permet d’évaluer un excès de poids en fonction de notre taille et il est obtenu en divisant le poids (kg) par la taille (m) au carré. L’IMC est depuis longtemps reconnu comme un indicateur prédictif de la mortalité due aux nombreuses maladies chroniques associées au surpoids, dont les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers.

Aujourd’hui, une autre mesure présente un intérêt tout particulier pour évaluer de façon plus précise les risques liés à l’excès de poids. Il s’agit du tour de taille qui est un marqueur de l’obésité abdominale. En effet, les travaux de recherche de ces dernières années ont prouvé que la localisation de la graisse au niveau du corps est beaucoup plus importante que la quantité totale de graisse stockée au niveau du corps. Seule la graisse située au niveau de l’abdomen augmente le risque de développer une maladie chronique, tandis que la graisse des autres parties du corps n’est pas dangereuse pour notre santé.

La graisse abdominale a longtemps été considérée comme un tissu de stockage inerte, mais elle est en réalité un véritable tissu endocrinien qui sécrète de façon continue des molécules très toxiques pour notre organisme, telles que des acides gras libres, des cytokines pro-inflammatoires et des radicaux libres (molécules oxydantes) qui jouent un rôle essentiel dans la genèse des maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et du cancer.

Afin de mettre en évidence cette réalité physiopathologique, une étude a comparé l’IMC et le tour de taille comme indicateur prédictif des troubles métaboliques liés à l’obésité (hypertension, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie). Dans cette étude, les personnes en surpoids et obèses ont un risque de troubles métaboliques qui est comparable à celles de poids normal et ayant la même valeur de tour de taille ! Ces résultats surprenants suggèrent que le tour de taille est un meilleur marqueur de risque pour la santé que l’IMC et par conséquent l’accent devrait davantage être mis sur le tour de taille pour la classification des risques de l’obésité.

Tour de taille et mortalité

Le tour de taille étant fortement corrélé à la graisse viscérale, il est donc un indicateur du risque de mortalité causée par la graisse abdominale. Le tour de taille est un indicateur très précis, car il permet de mettre en évidence une augmentation de la mortalité chez les personnes qui n’ont pas de surpoids et ne sont pas obèses. Une étude publiée dans l’American Journal of Epidemiology a conclu que les personnes qui ne présentent pas de surpoids (IMC entre 18,5 et 25) et qui ont un tour de taille élevé (>102 cm chez les hommes et >88 cm chez la femme) ont un risque de mortalité augmenté de 20% par rapport aux personnes avec un IMC normal et un tour de taille normal. Le fait que des personnes ayant un IMC normal mais un tour de taille élevé avaient un risque plus élevé de mortalité encourage fortement à prendre en considération le tour de taille comme facteur de risque de mortalité en plus de l’IMC.

Dans l’étude Nurses Health Study, les femmes avec un tour de taille élevé ont une mortalité, toutes causes confondues, augmentée de 79%, une mortalité cardiovasculaire qui double et une mortalité par cancer augmentée de 63%. De plus, il est important de noter qu’un tour de taille élevé (>88 cm) multiplie par trois la mortalité cardiovasculaire chez les femmes avec un poids normal (IMC entre 18,5 et 25).

Cancer

L’obésité est l’une des causes les plus importantes connues et évitables de cancer. Environ 10% des décès par cancer chez les non-fumeurs sont liés à l’obésité. Le Centre international de recherche sur le cancer (OMS) estime que le surpoids et l’inactivité physique sont responsables d’un quart à un tiers des cancers du sein, du côlon, de l’endomètre, du rein et de l’œsophage. C’est la raison pour laquelle le tour de taille est également un bon marqueur du risque de cancer. Par exemple, le risque de cancer du côlon augmente de 33% chez les hommes et de 16% chez les femmes pour chaque augmentation de 10 cm de tour de taille.
Prévention Le maintien d’un poids santé devrait continuer à être la pierre angulaire dans la prévention des maladies chroniques et d’une mort prématurée, mais il est très important également de maintenir son tour de taille pour se protéger contre l’obésité abdominale et les maladies chroniques associées.

Prévention

Le maintien d’un poids santé devrait continuer à être la pierre angulaire dans la prévention des maladies chroniques et d’une mort prématurée, mais il est très important également de maintenir son tour de taille pour se protéger contre l’obésité abdominale et les maladies chroniques associées.

Gestion du poids et longévité

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Gestion du poids et longévité

S’occuper de sa santé, c’est améliorer sa qualité de vie et prolonger sa longévité.

L’adage affirmant qu’il vaut mieux prévenir que guérir n’a rien perdu de sa véracité. « En médecine, on sait très bien que si on veut s’épargner des conséquences négatives à long terme, il faut tout de suite prendre de bonnes habitudes de vie : bouger, manger sainement, boire de l’alcool avec modération et ne pas fumer. De nombreuses études montrent qu’on arrive ainsi à diminuer la mortalité, toutes causes confondues, de 75% à 10 ans ».
Reste que changer de comportement n’est pas simple. Dès lors, comment apporter des modifications à nos habitudes sans que cela ne nous coûte trop ?
« Agir sur deux aspects seulement, par exemple arrêter de fumer et boire avec modération, va déjà avoir des conséquences positives sur les causes de mortalité dues au cancer (–50% à dix ans). Si on se lance dans une activité physique et qu’on augmente sa consommation de fruits et légumes, cela aura une influence positive sur notre système car­diovasculaire ».
« Prenons le cas d’une personne obèse. Si elle perd 10 kg, elle diminue de 30% à 40% son risque de mortalité dû à un cancer ou une maladie cardiovasculaire dans les 10 ans, quel que soit son âge. Donc cela vaut la peine de prendre des mesures de prévention en tous temps ! »
« Les études montrent que, a contrario, une personne qui a un surpoids de 20 kilos pendant 20 ans, ou de 10 kg pendant 40 ans, va inexorablement développer un diabète de type 2. Le risque est d’autant plus grand si ses parents sont diabétiques, parce que le facteur génétique joue également un rôle. Mais il faut savoir que, durant les cinq premières années d’un diabète de type 2, on peut guérir en perdant simplement du poids. Au-delà de 5 ans, le traitement à l’insuline devient nécessaire. Donc, là encore, cela vaut la peine d’agir le plus tôt possible. »

Trois règles de base

  1. Consommer plus de légumineuses, de fruits et de légumes et diminuer les matières grasses, surtout celles d’origine animale.
  2. Bouger une demi-heure ou deux fois un quart d’heure par jour, simplement en marchant, est déjà très efficace sur la baisse des risques de mortalité et de survenue des maladies.
  3. Détecter les grosses erreurs, différentes pour chacun d’entre nous. Pour certains, ce sera un excès de sucre parce qu’ils ne consomment que du sirop, des boissons de type Cola ou du thé froid. Pour d’autres, c’est un excès d’huile d’olive sous prétexte que c’est une « bonne » huile. Or, même d’olive, c’est de la graisse pure dont la consommation recommandée est de trois cuillères à soupe par jour, toutes matières grasses confondues. Deux croissants par jour suffisent à atteindre ce quota ! L’idée n’est pas de se priver, mais de simplement diminuer la quantité de ces aliments.