Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?

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Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?

Environ 80% de notre santé dépend de notre alimentation. Pour permettre aux millions d’opérations chimiques vitales de se produire à chaque seconde dans notre corps, il est essentiel d’avoir une alimentation variée. Est-ce le cas ? Selon les études scientifiques la réponse est non, car de nombreuses carences subsistent.

La raison de ces carences est que notre alimentation « western style » est trop calorique et pas assez nutritive. Pour améliorer la valeur nutritive de notre alimentation, il faut augmenter significativement les fruits et légumes, les noix, les graines, les bonnes graisses et les protéines végétales plutôt que les protéines animales.

Ces apports nutritionnels nouveaux vont favoriser la satiété et supprimer notre sensation de faim. Il sera dès lors beaucoup plus facile de compléter notre approche de prévention par une réduction calorique, en diminuant notre consommation de sucres (soda, pâtes, pain, pommes de terre) et de mauvaises graisses (saturées, hydrogénées, trans).

Malheureusement, pour beaucoup d’entre nous, de tels changements d’habitudes alimentaires restent difficiles à court terme. C’est là où, pour améliorer néanmoins la situation, on peut se tourner vers les compléments alimentaires, car ils vont nous apporter les éléments indispensables, tout en nous laissant le temps d’évoluer à notre rythme.

Les compléments les plus utiles

  • La vitamine C : antioxydant de base, elle nous aide à lutter contre toutes formes d’agressions de radicaux libres liés au stress, tabac, alcool, soleil, pollution. Rappelons que le Dr Linus Pauling (prix Nobel de médecine et de la paix) prenait jusqu’à presque 20 grammes par jour de vitamine C !
  • La vitamine D : en plus de la santé de nos os et de nos neurones, elle nous permet de mieux résister aux infections (grippe notamment). Nos ancêtres qui vivaient dehors avaient un taux de 112 ng/ml, alors que le nôtre est très souvent autour des 20 ng/ml.
  • Le zinc : indispensable pour notre immunité, notre système antioxydant interne, notre peau et notre sexualité, il participe à des centaines de réactions chimiques de notre métabolisme. Toutefois, environ 80% d’entre nous à un taux trop faible de zinc.
  • Le magnésium : il est essentiel pour mieux résister au stress, à l’insomnie et à la fatigue, cependant ¾ de la population est en déficit.
  • Les probiotiques : une flore intestinale équilibrée ferme résolument la porte aux infections et à presque toutes les maladies chroniques qui nous tuent à petit feu. Associés aux graines de lin, qui nourrissent nos bonnes bactéries et favorisent le transit intestinal, les probiotiques sont essentiels pour notre santé et notre qualité de vie.

Mesurer pour améliorer

Idéalement, il faudrait faire des mesures sanguines pour savoir si vos valeurs sont trop basses ou non avant d’agir. Parlez-en avec votre médecin. Antoine FIUME votre pharmacien est aussi à votre disposition pour vous dire quels compléments sont indiqués dans quel cas, quand, comment et combien prendre de chaque complément.

En 2018, la PHARMACIE DE LA GARE à FEYZIN est  là pour vous accompagner dans votre parcours santé et vous aider à faire les bons choix.

10 aliments anti-cancer

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10 aliments anti-cancer

On a longtemps cru que le cancer était une maladie de l’âge. Mais l’augmentation des cancers chez les jeunes a montré que l’âge n’est pas un critère suffisant. Le cancer est-il plutôt une maladie génétique ? Si c’était le cas, comment expliquer l’énigme suivante :
Une personne vivant dans une région où le cancer du sein est inexistant ne va pas développer de cancer du sein, mais si elle va vivre dans une région où ce type de cancer est courant, elle va développer un cancer du sein ! Son patrimoine génétique n’a pas changé, mais son lieu de vie oui.

Aujourd’hui il est de plus en plus admis que le cancer, comme toutes les maladies mortelles, est lié à nos habitudes de vie. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à certains auteurs que « l’homme ne meurt pas, il se tue » (Pr Maurice-Alexandre Guéniot, 1908–2008). C’est le plus souvent par méconnaissance que nous prenons des actions qui sont contraires à notre santé à long terme. L’alimentation est un bon exemple. Ci-dessous, les aliments qui favorisent les maladies et ceux qui permettent de les prévenir, en particulier le cancer.

Aliments à éviter car ils créent un terrain favorable au développement des maladies

  • Le sucre sous forme solide, liquide y compris les jus de fruits
  • Les produits laitiers
  • Les aliments frits
  • La cuisson à haute température

A favoriser car ils s’opposent aux maladies

  1. Le curcuma, épice qui donne la couleur jaune au curry, car il agit aux différents stades de développement du cancer
  2. Le brocolis, chou-fleur, choux de Bruxelles, cresson, kale (variété de chou), radis, qui sont des plantes de la famille des crucifères qui empêchent le développement du cancer
  3. Les champignons renforcent notre immunité ce qui nous permet de mieux nous défendre contre le cancer
  4. L’ail est un excellent anti-cancer car il diminue les mutations génétiques
  5. L’huile d’olive qui semble réduire l’incidence de tous les cancers
  6. Les tomates, en particulier contre le cancer de la prostate
  7. La grenade qui en plus diminue les risques cardiovasculaires
  8. Le gingembre dont l’action ressemble à celle du curcuma
  9. Les baies, fraises, framboises, myrtilles, mûres qui favorisent la mort des cellules cancéreuses
  10. Le thé vert bien sûr qui prévient et pourrait peut-être même traiter le cancer !

Les aliments doivent être de préférence bio pour éviter les pesticides et le thé doit être certifié sans pesticides ni métaux lourds.
Bon appétit et à votre santé !

5 moyens simples pour être en bonne santé

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5 moyens simples pour être en bonne santé

Etre et rester en bonne santé n’est pas aussi compliqué qu’on le pense. Si vous voulez vous sentir mieux, perdre du poids et optimiser votre santé sans y consacrer trop de temps,

  1. Fuyez les toxiques : bien-sûr, il y a le tabac, qui tue 50% de ses consommateurs fidèles et l’alcool, toxique au-delà de 2 verres standards par jour pour une femme et 3 pour un homme. Mais surtout, ne touchez pas à la nourriture industrielle (plats préparés) car là le risque est maximum. Pour vous en convaincre lisez : « Vous êtes fous d’avaler ça » de Christophe Brusset. Eliminez si possible aussi les sucres ajoutés et édulcorants artificiels, ainsi que toutes les boissons sucrées.
  1. Bougez : le corps humain ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Pour améliorer votre métabolisme, votre silhouette, diminuer votre risque de maladie et activer le fonctionnement de votre cerveau, soulevez des poids chaque matin. Profitez de votre toilette pour renforcer votre équilibre en vous brossant les dents sur un pied.
  1. Dormez comme un bébé : un bon sommeil réparateur est indispensable pour la santé. Les troubles du sommeil sont associés à l’obésité et à un grand nombre de maladies. Il faut savoir que les cycles du sommeil sont d’environ 1 heure ½ et le temps de sommeil recommandé est de 8 heures/nuit, soit 5 cycles.
  1. Contrôlez votre stress : le stress permanent est délétère pour la santé, car il élève notamment le taux de cortisol. Cela a des effets négatifs sur notre métabolisme et augmente le risque de maladie, d’obésité et de dépression. Heureusement plusieurs méthodes permettent de diminuer son stress, à commencer par un bon sommeil. Pour comprendre le stress et mieux le gérer,
  1. Mangez bio : même si malheureusement l’appellation « bio » ne garantit pas toujours la qualité d’un produit en raison du manque de contrôles, la probabilité de trouver des résidus de pesticides dans les produits bio est 18 fois plus faible selon l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA). Rappelons que les toxiques provenant de l’alimentation sont stockés dans les cellules de notre ceinture abdominale, où ils génèrent un état inflammatoire permanent qui fait le lit de la plupart des maladies mortelles. Mieux vaut donc prévenir !

Votre santé : votre choix

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Votre santé : votre choix

Vous voulez gérer votre santé vous-même, à votre manière ? Vous avez raison car personne ne peut être en bonne santé à votre place. Et personne ne sait mieux que vous ce qui est bon ou mauvais pour votre santé.

De plus, jusqu’à 90 % de votre santé est sous votre contrôle ! Le 10 % restant dépend surtout de vos gènes. Dès lors, tomber malade semble plus être lié aux comportements, qu’à la fatalité… sauf si on a hérité malheureusement de mauvais gènes.

Et même dans ce cas, le fait que l’on soit « génétiquement prédisposé » ne signifie pas que nous ne puissions rien faire pour prévenir.On sait aujourd’hui que l’expression de nos gènes est très fortement influencée par nos habitudes de vie. Dès lors, agir au quotidien de façon à favoriser l’expression de nos gènes de la santé plutôt que ceux de la maladie, est une stratégie efficace et reconnue par le monde médical.

 Une stratégie si efficace qu’elle permet d’éviter et parfois même, d’inverser le cours des maladies qui sont responsables aujourd’hui de plus de 75 % de la mortalité et qui ont pour noms : infarctus, AVC (attaque cérébrale), cancer, Alzheimer ou diabète.

Le problème c’est que ces maladies ont un point commun : elles sont « silencieuses ». On ne sent rien venir, donc on ne se fait pas de souci. Et cela peut prendre plusieurs dizaines d’années avant qu’on sente quelque chose. Mais quand les symptômes sont là, c’est déjà malheureusement souvent trop tard. On est déjà aux urgences.

On est alors totalement pris au dépourvu.

Est-il possible de ne pas se laisser surprendre par la maladie ?

Oui, il est possible d’agir pour éviter ou tout au moins retarder au maximum la survenue des maladies mortelles, et leur récidive. Quand on parle avec des personnes qui souffrent d’une (ou plusieurs) maladies graves, il n’est pas rare de les entendre dire : « Si j’avais su… ». Alors n’attendez plus, PRENEZ RENDEZ AVEC LA PHARMACIE DE LA GARE

9 mesures pour prévenir l’Alzheimer

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9 mesures pour prévenir l’Alzheimer

L’Alzheimer est la 3 ème cause de mortalité en Suisse. Aujourd’hui, on ne sait pas comment guérir cette maladie, mais on sait comment la prévenir. Voici 9 mesures naturelles à prendre pour éviter, retarder ou tout au moins et lutter contre la survenue de l’Alzheimer.

  1. Limiter sa consommation de viandes industrielles
    La première mesure devrait être de limiter sa consommation de viande, et plus particulièrement de viande issue des élevages industriels car elles contiennent souvent des toxines. Des filières comme l’agriculture biologique, plus respectueuses des animaux, sont à privilégier.
  2. La vitamine D est efficace contre Alzheimer
    C’est la conclusion d’une étude toulousaine, menée 7 années durant, sur des femmes âgées de 80 ans en moyenne. Elle a mis en évidence que celles qui ont les apports alimentaires en vitamine D les plus importants ont 4 fois moins de risques de développer la maladie d’Alzheimer que les autres.
    Celles qui s’exposent régulièrement au soleil à la mi-journée (moment auquel la synthèse de vitamine D dans la peau est maximale) ont un risque de développer la maladie encore diminué de moitié.
  3. Un acide gras oméga-3 pour vous aider
    Un des acides gras les plus importants dans la structure cérébrale est le DHA, un acide gras oméga-3, retrouvé en grande quantité dans les poissons gras.
    Avec l’âge, la teneur en DHA du cerveau diminue alors que les lésions dégénératives augmentent. D’après les chercheurs de l’université Tuffs (Boston, États-Unis), les personnes qui ont le plus de DHA dans le sang ont un risque de développer la maladie d’Alzheimer plus faible de 47 % . Pour avoir de bons apports en DHA, il suffit de consommer des poissons gras à raison de 3 portions par semaine en privilégiant les petits (maquereaux, sardines, anchois, etc.). Toutefois, les récentes considérations sanitaires sur la qualité du poisson (contaminé par les PCB, dioxines, métaux lourds, etc.) peuvent également pousser à se tourner vers des compléments alimentaires en gélule.
  4. L’incroyable lien entre diabète et Alzheimer
    Il est parfois nécessaire, pour prévenir un mal, d’en traiter un autre… Les personnes diabétiques présentent un risque de survenue de maladie d’Alzheimer augmenté de 65 %. Il est donc impératif de traiter le diabète si l’on souhaite se prémunir d’Alzheimer. Certains auteur appelle même la maladie d’Alzheimer « le diabète de type 3 ».
  5. Une épice anti-Alzheimer que vous avez probablement dans vos placards.
    Il s’agit de la cannelle. Les personnes malades d’Alzheimer ont des amas caractéristiques de protéines Tau dans le cerveau.  Or, la cannelle contient de l’aldéhyde cinnamique (de cinnamon, qui veut dire cannelle en anglais et en latin). L’aldéhyde cinnamique empêche les protéines Tau de s’agréger entre elles et de former des boules dans le cerveau, en les protégeant du stress oxydait. Mais ce n’est pas tout : la cannelle contient aussi de l’épicatéchine, un composé qui empêcherait aussi les protéines Tau de s’agréger. Une étude publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease (revue médicale sur la maladie d’Alzheimer) a donc récemment conclu que la cannelle pourrait ralentir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
  6. Le café fait chuter de 20 % le risque d’Alzheimer
    Le café pourrait réduire de 20 % le risque de maladie d’Alzheimer. La quantité optimale pour obtenir un effet protecteur est de 3 à 5 tasses par jour.
  7. Hypertension et Alzheimer
    Soigner son hypertension : l’hypertension artérielle est un des facteurs favorisants les plus évidents de la maladie. Une tension artérielle élevée multiplie par 6 le risque d’en être atteint. Dans l’étude Syst-Eur, le Pr Françoise Forette montre que des personnes hypertendues voient leur risque de survenue d’une démence diminuer de 5 % si elles suivent un traitement antihypertenseur.
  8. Légumes verts et Alzheimer
    D’après les chercheurs de l’association américaine de neurologie, une consommation régulière de légumes verts préserve les fonctions intellectuelles. Certains pensent que c’est leur teneur élevée en vitamine B9, laquelle joue un rôle important au niveau du cerveau, qui expliquerait ces bénéfices.
  9. Indice de masse corporelle et Alzheimer
    Rester svelte : le cerveau ne supporte pas le surpoids et l’obésité. Les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer ont un poids significativement plus élevé que la population moyenne. Dans une étude qui a duré 18 ans, les personnes atteintes avaient un indice de masse corporelle (IMC) de 27.7, très supérieur à celui des personnes indemnes de maladie. Et quand l’IMC augmente d’un point, le risque de la maladie d’Alzheimer augmente de 36 %.

Source : Santé Nature Innovation

La santé: une affaire de bon sens

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La santé: une affaire de bon sens

L’apport de la médecine actuelle à l’amélioration de la santé humaine est indéniable. Pourtant, tous les acteurs concernés déplorent la pauvreté de notre médecine préventive.

Par le Dr Michel Brack

La haute technologie et le rythme effréné de nouvelles découvertes a pour corollaire un relâchement des comportements en lien avec une augmentation du risque des maladies mortelles évitables et ce, malgré la hausse des dépenses et des financements de la santé.

La prévention n’est pas une idée nouvelle. Elle fait corps avec la médecine depuis l’Antiquité. Les médecins ou les savants de l’époque étaient aussi des « sages » et c’est un peu de cette sagesse qu’il nous faut retrouver…

Bien que ne disposant pas de connaissances « approfondies » sur les microbes et la nature de certaines maladies, les savants antiques concentraient leurs efforts sur la prévention en se basant sur leurs observations pratiques. De ces observations naissaient des recommandations qui les guidaient dans la cons­truction de leurs cités, l’application de mesures d’hygiène, leur alimentation et leur conception des interactions entre l’homme et le monde.

Ainsi, les marais étaient évités car l’odeur y était épouvantable et qu’on y attrapait la fièvre. Certains endroits étaient considérés comme maudits car on y tombait malade, probablement du fait de la  présence de vecteurs de maladies ou de toxiques chimiques polluant déjà les sols. Et si les risques liés aux eaux usagées étaient parfaitement appréhendés, les bienfaits des sources thermales étaient connus et la quarantaine appliquée.

L’histoire de la pratique de l’art de la médecine dans la plupart des civilisations antiques rélève qu’une place importante était accordée à l’observation clinique et à l’utilisation des produits de la nature. Les médecins antiques ne se contentaient pas de soigner le corps mais aussi l’âme des malades. Et notre XXIème siècle pourrait apprendre beaucoup de nos lointains pré­dé­cesseurs…

De savants mélanges Il y a 5000 ans, les peuples de l’ancienne Égypte transformaient le vin en médicament à l’aide de savants mélanges d’herbes médicinales. Des scientifiques de l’Université de Pennsylvanie ont pu déterminer la nature de résidus contenus dans deux jarres à vin en faisant appel à des techniques d’analyse biomoléculaire très sophistiquées. La première jarre, retrouvée dans la tombe de l’un des premiers pharaons d’Egypte, Scorpion 1er, date de près de 3000 avant Jésus-Christ. Elle contenait un mélange d’herbes de toutes sortes, de la coriandre, de la menthe, de la sauge et de la résine de conifère. L’analyse de l’autre amphore, beaucoup plus récente (5e siècle de notre ère environ), a mis en évidence des mélanges de vin, de résine de pin et de romarin.
Des papyrus anciens prouvent que de telles herbes étaient largement utilisées pour leurs propriétés médicinales, traitant aussi bien les maux d’estomac que l’herpès. Un papyrus byzantin du Ve ou du VIe siècle, conservé à Oxford, fait état d’une liste étonnante de vins enrichis d’épices, d’herbes aromatiques ou de miel leur donnant des propriétés « thérapeutiques » spécifiques. Parmi ces préparations, on trouve du vin à la rose, du vin à la rose dilué, du vin de myrte, du vin épicé, du vin doré de
l’Attique (région entourant la cité d’Athènes en Grèce) ou du vin de pommes.

Le vin à la rose, nommé rhosaton en grec et rhosatum en latin, est une préparation dans laquelle des pétales de rose longuement fermentés sont mêlés à du vin et du miel. La boisson sucrée ainsi constituée, parfois consommée comme apéritif, est censée purger le « phlegme » et guérir la mélancolie et l’anxiété selon Aetius. Pour Galien, c’est un médicament contre la toux et les douleurs de poitrine.

Le vin de myrte, appelé myr­sinaton en grec et myrtites en latin, est une préparation utilisée essentiellement en usage ex­terne. On y trouve du mon­oxyde de plomb, de la cire et de l’huile de myrte dilués dans du vin. Ce cataplasme est utilisé contre les maux de tête et les affections ophtalmiques et comme cicatrisant.

On meurt tôt Au Moyen Age, on s’intéresse peu à la durée de vie. On ne connaît pas sa date de naissance ni, a fortiori, son âge… et l’on meurt tôt. Les  alchimistes concoctent potions et élixirs de jouvence. Ils connaissent les plantes qui soignent les maux ordinaires, la fièvre par exemple.

Mais, déjà, entre soigner la santé et aspirer à une bonne vie, le pas est vite franchi. On raconte que Gilles de Rais, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, égorgeait de jeunes enfants pour en extraire le sang dans sa quête de la pierre philosophale et de l’élixir de longue vie. Au XVIe siècle, un médecin suisse, Paracelse, rédige son traité de longue vie pour atteindre 120 ans… Cet ouvrage marque le début d’une nouvelle ère, où faire reculer les limites de la longévité devient plausible. Les premiers centenaires apparaîtront au XVIIIe siècle.

Consommer avec modération… L’ère de l’industrialisation, l’évo­lution des techniques, l’observation clinique et les ­premiers essais standardisés vont faire naître une nouvelle médecine, plus scientifique. Mais la démarche médicale reposera toujours, comme à ces débuts, sur un principe de bon sens : la santé est une question de sobriété. Les plaisirs de la vie, de la chair et de la table, sont à consommer avec modération…

Les discours bien-pensants sur ce qu’il est bon de boire, de manger ou de bouger ne manquent pas, mais souvent se contredisent. Alors, pour y voir clair, n’oublions pas, comme les Anciens, que la santé est avant tout une question de bon sens.