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Lorsqu’on rencontre des problèmes de sexualité ou si on a envie de se faire plaisir, les gadgets sexuels qu’on appelle sextoys sont-ils une bonne solution ? La Dresse Juliette Buffat, médecin-psychiatre et sexologue, nous en dit un peu plus sur ces objets qu’elle recommande souvent à ses patient(e)s.

Les sextoys sont-ils uniquement destinés à un usage récréatif ou également à un usage thérapeutique ?

Dresse Juliette Buffat : 

En tant que sexologue, les patient(e)s que je reçois rencontrent des difficultés dans leur sexualité. Je leur prescris parfois des sextoys dans un but thérapeutique pour les aider à résoudre leurs problèmes. En effet, ces objets sont actuellement les moyens thérapeutiques les plus utilisés dans le traitement des dysfonctions sexuelles féminines. S’il existe de nombreux médicaments pour traiter un trouble sexuel masculin, il n’en va pas de même pour les femmes. C’est pourquoi les sextoys représentent un moyen efficace pour les aider à surmonter leurs problèmes sexuels. Mais il convient de préciser que ces objets ne sont pas exclusivement réservés à un usage thérapeutique et peuvent également être utilisés pour le plaisir personnel.

Quels sont les sextoys les plus utilisés et quel plaisir procurent-ils ?

L’objet le plus classique reste le galet vibrant. Discret et neutre, il permet aisément de stimuler le clitoris. Je le recommande à mes patientes qui ne sont jamais arrivées à la jouissance et qui ne connaissent donc pas l’orgasme. C’est l’un des objets les plus simples et efficaces pour traiter l’anorgasmie. Pour celles qui sont en couple, elles peuvent tester l’anneau vibrant. Il permet à l’homme de maintenir son érection et à la femme de bénéficier de son effet érotique vibratoire. Enfin, le dernier à la mode est le « womanizer », un nouveau produit qui imite le cunnilingus en aspirant et stimulant le clitoris.

Pour l’intégralité de l’interview de la Dresse Juliette Buffat, cliquez ici.

La Dresse Juliette Buffat est l’auteure de Le sexe et vous. Réponses d’une sexologue à vos questions les plus intimes, ainsi que de Cafés sexos (Ed. Favre).

Juin 2016

Préservatifs: un jeu plutôt qu’une gêne

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Préservatifs: un jeu plutôt qu’une gêne

La plupart des programmes d’éducation sexuelle et de prévention des infections transmissibles sont axés sur la peur et le risque de maladie. Ils donnent l’impression que plaisir et protection sont incompatibles. Or, pour inciter les gens à se protéger, il devient évident que la notion de plaisir doit être présente.

Par Anne Philpott et al., du Pleasure Project*

 

Différentes recherches montrent que la principale raison pour laquelle les gens ont des relations sexuelles, c’est la recherche du plaisir. Or, les préservatifs sont généralement perçus comme un frein au plaisir sexuel. Pour résoudre cette équation, il semble vital que les campagnes de santé s’intéressent aux manières d’augmenter le plaisir lorsqu’elles font la promotion du préservatif.

Les raisons pour lesquelles les gens choisissent de ne pas se protéger et d’avoir des relations sexuelles risquées sont nombreuses. Pour beaucoup, la question financière est centrale. D’autres ont le sentiment de ne courir aucun risque, pensent que les préservatifs ne sont pas efficaces contre le HIV ou qu’ils sont la preuve d’un manque de confiance en son partenaire. Bref, pour beaucoup, le préservatif est avant tout désagréable.

Des raisons similaires expliquent pourquoi le préservatif féminin remporte aussi peu de succès partout dans le monde : coût relativement élevé, incompréhension sur son mode d’utilisation, sentiment d’inconfort pour les deux partenaires. Mais probablement que la vraie raison réside avant tout dans le fait que les préservatifs sont perçus comme gênants et pas du tout sexy.

Depuis l’apparition du sida, le condom est considéré comme la seule prévention efficace. Malheureusement, beaucoup continuent à ne pas se protéger. Il est clair que les facteurs tels que la perception du risque, la diminution des sensations, l’intensification de la sécheresse vaginale, la diminution de la spontanéité, la résistance du partenaire et l’objet, jouent un rôle aussi importants que les raisons habituellement invoquées.

Secret d’alcôve  Et pourtant ! Si l’on en croit le Projet plaisir, qui recense à travers le monde les projets et les organisations qui donnent la priorité au plaisir dans la prévention des infections sexuellement transmissibles, les préservatifs peuvent être très sexy et source de plaisir, spécialement lorsqu’on connaît quelques astuces.

Parmi les enseignements à tirer du Projet plaisir figure l’érotisation des préservatifs masculins et féminins. L’un des secrets les mieux gardés, ce sont les lubrifiants à base d’eau qui accentuent le plaisir des deux partenaires et limitent les risques de déchirure du préservatif. Ils contribuent à faire du préservatif un jeu plutôt qu’une gêne et à le considérer comme un accessoire faisant partie de la relation sexuelle.

Certains fabricants proposent des modèles colorés, parfumés ou texturés qui augmentent le confort et les sensations pour l’un ou les deux partenaires. Le préservatif féminin est souvent perçu comme très peu glamour, mais sa texture, plus fine que celle des condoms, a moins d’impact sur les sensations des deux partenaires et les deux anneaux qui le composent peuvent être une source de plaisir supplémentaire pour l’un comme pour l’autre.

Ces quelques exemples montrent que la notion de plaisir peut jouer un rôle clé dans la protection du HIV et des infections sexuellement transmissibles et qu’il n’y a pas incompatibilité entre relation sexuelle protégée et plaisir.

*www.thepleasureproject.org

Un autre regard sur la sexualité

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Un autre regard sur la sexualité

Pour les chercheurs en santé, le sexe n’est pas un sujet tabou ; il est un véritable sujet d’études pour éviter les pathologies et favoriser le bien-être. Et, chaque année, de nouveaux bienfaits sont mis à jour.

Dans un rapport publié en 2005, la santé par le sexe fait partie officiellement, et le plus sérieusement du monde, des recommandations de la très raisonnable OMS. Il est en effet scientifiquement prouvé qu’une vie sexuelle épanouie apporte de nombreux bienfaits physiques et psychiques.

Nos désirs sexuels et aussi affectifs, lorsqu’ils sont inassouvis, peuvent provoquer de nombreux maux, ou en aggraver d’autres. On le constate au quotidien dans nombre de maladies cardio-vasculaires ou digestives. Ils sont également à l’origine de rhumes, de maux de dos, de problèmes de peau ou d’obésité, ou de maladies beaucoup plus graves, comme des dépressions, voire des cancers.

La pratique du sexe stimule la circulation sanguine. Durant « l’exercice », surtout s’il est très progressif, le sang circule mieux et alimente parfaitement les organes vitaux (cœur, artères, foie, reins…). Parallèlement, il les débarrasse des toxines liées à nos modes de vie. La respiration en ressent les conséquences favorables en devenant plus ample et plus calme, jouant ainsi un rôle bienfaisant contre le stress. C’est alors tout le système nerveux sympathique et parasympathique, celui qui régule notre organisme, qui se trouve renforcé.  Notre corps est mieux à même d’affronter les agressions extérieures, notamment les attaques microbiennes.

Une activité sexuelle satisfaisante est tout aussi salutaire pour le cerveau. Aucune autre activité ne déclenche autant de sécrétions d’hormones vitales que le sexe. C’est une pluie de neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine, l’ocytocine, la vasopressine qui déferle dans la boîte crânienne. Le taux de testostérone dans le sang, y compris pour les femmes, est renforcé. Faire l’amour rend donc de bonne humeur et active la pensée, la mémoire et, d’une manière générale, les capacités d’apprentissage. S’y ajoute la production de la très célèbre mélatonine, l’hormone du rajeunissement et de la longévité, avant le retour au calme qui conduit à la libération des endorphines, de la morphine totalement naturelle.

Au-delà de l’amélioration des performances mentales, ce cocktail détonnant stimule le système immunitaire qui nous protège des maladies. Voilà pourquoi les pathologies diminuent ! Médicalement, il est encore reconnu que l’acte sexuel augmente la vie d’une dizaine d’années environ, mélatonine oblige ! Même les gérontologues confirment qu’une vie sexuelle saine et régulière est l’un des atouts majeurs pour une vieillesse heureuse et plus longue.

Sexualité et santé: une évidence

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Sexualité et santé: une évidence

Sujet tabou ou cible de plaisanteries graveleuses, la sexualité est rarement présentée sainement. Pourtant, de nombreuses études en attestent, sa pratique participe pleinement à notre santé morale et physique.

Pour rester en bonne santé, on sait qu’il faudrait ne pas fumer, boire modérément, manger sainement, maîtriser son stress et pratiquer régulièrement une activité physique. Sexe et santé ne sont pour ainsi dire jamais associés.

Pour obtenir une image des liens que l’homme et la femme de la rue établissent entre sexe et santé, des chercheurs du Laboratoire de Didactique et Epistémologie des Sciences de l’université de Genève ont mené l’enquête, en 2007, sous la direction du Professeur André Giordan. Les résultats de cette étude révèlent qu’une large majorité d’interviewés reconnaissent qu’il existe un lien évident, presque « naturel », entre santé et sexualité. Ils sont plus de la moitié (65%) à faire un lien très direct entre les deux sujets, environ 15% établissent un lien « flou », « éventuel » et, enfin, 15% sont « dubitatifs » à l’idée d’un lien entre santé et sexualité, déclarent « ne jamais y avoir réfléchi » ou « ne pas faire le rapprochement ».

La quasi totalité des personnes sondées (90%) estime par ailleurs qu’une bonne santé (physique et mentale) va de pair avec une « sexualité épanouie » ou la favorise. Pour les trois quarts des personnes, l’inverse est aussi vrai : la sexualité influence la santé (équilibre psychi­que, maladies).

Erronées, ces affirmations ? De loin pas ! Grâce à de nombreuses études, il est scientifiquement prouvé qu’une vie sexuelle épanouie, au moins satisfaisante et pratiquée régulièrement, est bénéfique à notre santé tant physique que psychique, à la fois pour éviter les pathologies et favoriser le bien-être. Désormais, la santé par le sexe fait même officiellement partie des recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Une pluie d’hormones

« En premier lieu, la pratique du sexe stimule la circulation sanguine. Durant « l’exercice », surtout s’il est très progressif, le sang circule mieux et alimente parfaitement les organes vitaux (cœur, artères, foie, reins…). Grâce à son rôle bienfaisant pour combattre le stress, c’est tout le système nerveux sympathique et parasympathique, qui régule notre organisme, qui se trouve renforcé », explique le Professeur André Giordan.

Une activité sexuelle satisfaisante est tout aussi salutaire pour le cerveau. Aucune autre activité ne déclenche autant de sécrétions d’hormones vitales. C’est une pluie de neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine, l’ocytocine, la vasopressine qui déferle dans la boîte crânienne ; le taux de testostérone dans le sang, y compris pour les femmes, est renforcé.

Faire l’amour rend donc de bonne humeur et active la pensée, la mémoire et, d’une manière générale, les capacités d’apprentissage ; il étire et tonifie les muscles. Et, par dessus tout, il entraîne la production de mélatonine, l’hormone du rajeunissement et de la longévité.

« Des miracles »

Enfin, pour ceux ou celles qui atteignent l’orgasme, les apports du sexe sont décuplés. L’inondation du cerveau par les neuromédiateurs cités plus haut pendant l’orgasme a des effets très proches de ceux provoqués par des tranquillisants, sans toutefois les effets pervers. Ce paroxysme du plaisir, en procurant une profonde relaxation, permet de prévenir les crises cardiaques. L’état d’apaisement qui en résulte restreint l’anxiété, l’angoisse, le stress et autres maux.

Pour le professeur Giordan, « nos pratiques sexuelles peuvent donc accomplir de véritables « miracles » sur notre santé. Fini donc d’associer le sexe à la gaudriole, les sex-shops ou la promotion canapé ! Le sexe n’est pas seulement un petit plaisir, il est à considérer sérieusement comme un élément préventif de notre bien-être, qui devrait être valorisé et favorisé. Il pourrait être promu dans les pharmacies au même titre que les produits naturels de santé, au travers d’une gamme complète d’huiles de massage, d’incitants et d’accessoires adaptés aux goûts de chacun ».

Fantaisie et renouveau

Une réflexion qui ne heurte pas les personnes interviewées dans le cadre de la recherche citée plus haut. Un quart a déjà essayé ou utilise des accessoires épisodiquement. « Il n’y a pas d’interdit du moment que les gens sont majeurs et consentants. Pour les huiles comme pour les objets. »

Presque 40% des personnes interrogées expliquent ne pas en avoir besoin actuellement… mais n’excluent pas l’utilisation de tels objets dans le futur ou sont intéressées par ces accessoires pour les ­tester, notamment par curiosité. Un tiers (33%) pense que les sex-toys introduisent « de la fantaisie », du « renouveau » dans une relation de couple ou stimule par un côté « ludique ». Ils sont presque autant (27%) à relever l’importance beaucoup plus grande des sentiments, des fantasmes ou de la fidélité que des accessoires.

Le plaisir sans les risques

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Le plaisir sans les risques

On en a fait, du chemin, depuis les premiers ­préservatifs…
Les capotes en lin ou en vessie d’animaux ont laissé la place à des modèles plus évocateurs de plaisir des sens que de contraception.

S’abandonner aux plaisirs de la chair sans risquer une descendance indésirable n’est pas une idée nouvelle. Les Egyptiens s’en préoccupaient déjà puisqu’on a retrouvé la trace d’un genre de préservatif primitif sous forme de sachet de lin sur des peintures murales. Les Japonais et les Chinois les fabriquaient en cuir ou en écailles de tortue. Les Romains et les Grecs avaient développé des modèles réutilisables plusieurs fois à partir d’intestins ou de vessies d’animaux.

Dès ses origines, le préservatif remplit aussi une autre fonction : celle de protéger des maladies vénériennes. Si notre épo­que est marquée par le SIDA, c’est la syphilis qui a fait des ravages au cours des siècles passés. En période de guerre, sortir couvert était vivement recommandé aux soldats qui allaient se divertir avec des prostituées afin d’éviter la propagation d’infections sexuellement transmissibles (IST) qui auraient pu décimer les troupes.

Il faudra attendre qu’en 1844, Goodyear invente le caoutchouc vulcanisé pour que les entrailles animales soient abandonnées au profit de ce matériau plus hygiénique et plus sûr. Commence alors une production de masse qui connaît son apogée avec l’apparition du SIDA, au milieu des années 80. Comme à chaque épidémie, la sécurité et la prévention prennent le pas sur la contra­-
ception.

Jeu et plaisir  Seul moyen de contraception féminin permettant aussi de prévenir les IST, le Femidom (préservatif féminin) ne s’est jamais imposé. D’une part à cause de son prix, mais surtout parce qu’il peut remporter la palme de l’objet le moins glamour au monde ! Aujourd’hui encore, le préservatif masculin reste donc le seul contraceptif qui protège des IST. Mais, ces dernières années, les fabricants ont rivalisé d’ingéniosité pour qu’il soit plus associé au jeu et au plaisir des sens qu’à une contrainte.

La Pharmacie de la Gare propose un vaste assortiment de préservatifs des marques les plus connues, gage de leur qualité. Avec ou sans réservoir, avec ou sans latex, en taille normale et en king size, ils se déclinent aussi avec des goûts et des textures différentes.

L’offre s’est également considérablement enrichie en matière de gels lubrifiants. Désormais, ceux-ci sont aussi parfumés – piña colada, fraise ou cerise –,  et peuvent provoquer, au choix, des effets froids ou chauds. Autres compagnons de jeux : les accessoires. Doigts, galets et anneaux vibrants figurent également dans l’assortiment aux côtés des huiles de massage annoncées comme aphrodisiaques.

4 bonnes raisons de faire l’amour

Les chercheurs se penchent depuis longtemps sur les effets des ­rapports sexuels sur la santé. Chaque année, de nouvelles études confirment que l’activité sexuelle évite des pathologies et favorise le bien-être.

  1. C’est bon pour le cœur. La pratique du sexe stimule la circulation sanguine. Le sang circule donc mieux, alimente mieux les organes vitaux (cœur, artères, foie, reins) et les débarrasse de leurs toxines. En fait, c’est principalement le cœur qui bénéficie des vertus thérapeutiques de l’activité sexuelle. Une étude britannique a ainsi mis en évidence une baisse des risques cardiaques liée à la fréquence des relations sexuelles. Ces bienfaits sont aussi valables pour les hommes que pour les femmes, selon une étude américaine qui a évalué les risques d’attaque cardiaque liés à cet exercice. Elle démontre que le risque d’infarctus du myocarde est 2,5 fois plus important durant les deux heures qui suivent une relation sexuelle, mais ce risque reste extrêmement faible : l’augmentation du risque d’accident cardiaque est de 0,01% sur un an pour une fréquence d’une relation sexuelle par semaine.
  2. C’est bon contre le stress. Tout le système nerveux sympathique et parasympathique, qui régule notre organisme, se trouve renforcé. Notre corps est mieux à même d’affronter les agressions extérieures, notamment les attaques microbiennes.
  3. C’est bon pour le moral. Faire l’amour rend de bonne humeur, active la pensée, la mémoire et, d’une manière générale, les capacités d’apprentissage. Rien de magique à cela, il s’agit juste d’une histoire d’hormones. Une pluie de neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine, l’ocytocine, la vasopressine déferle dans la boîte crânienne. Le taux de testostérone dans le sang, y compris pour les femmes, est renforcé. Sans oublier la production de la célèbre mélatonine, l’hormone du rajeunissement et de la longévité. Le retour au calme conduit quant à lui à la libération des endorphines, de la morphine naturelle qui calme toutes les tensions. Et favorise donc l’endormissement.
  4. C’est bon pour la longévité. Faire l’amour augmenterait l’espérance de vie et, d’une manière générale, les relations sexuelles régulières feraient baisser le taux de mortalité chez l’homme. Une recherche suédoise a ainsi souligné un taux de mortalité plus haut que la moyenne chez les hommes de 70 ans qui avaient cessé depuis plusieurs années leur activité sexuelle. Une autre étude, britannique celle-là, a suivi un millier d’hommes âgés de 45 à 59 ans pendant quatre ans. Durant cette période, le taux de mortalité des hommes avec au moins deux relations sexuelles par semaines était deux fois plus bas que le taux de mortalité de ceux qui en avaient moins d’une par mois. Mais au-delà de deux rapports sexuels, aucune proportionnalité n’a été constatée entre le nombre de rapports sexuels et la baisse du taux de mortalité.

La sexualité féminine sans tabou

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La sexualité féminine sans tabou

Complexe, encore un peu mystérieuse, la sexualité féminine est surtout très méconnue. Un guide* clair et complet explique, sans tabou ni fausse pudeur, son fonctionnement et ses troubles éventuels. Interview de l’auteure, Ellen Weigand.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Bien qu’on vive dans une société hypersexuée, il reste beaucoup de tabous, de mythes et de croyances autour de la sexualité. Beaucoup d’hommes et de femmes ne connaissent pas leur corps ni les différents chemins qui les mènent du désir au plaisir. Il y a beaucoup de méconnaissance, de culpabilité et de honte autour de ce sujet, dans un contexte par ailleurs très marqué par une obligation de performances. Il faudrait jouir d’une certaine manière, faire l’amour tant de fois par semaine, etc.

Le sujet reste-t-il encore à ce point tabou ?

Oh oui ! La preuve, c’est que certains distributeurs ne veulent pas vendre notre livre parce qu’il y a le mot sexualité dans le titre ! Au-delà de cet exemple, le sujet reste difficile à aborder aussi bien par les femmes que par les médecins, généralistes ou gynécologues. Or avoir une sexualité épanouie est important, pour son propre bien-être, celui de son/sa partenaire et pour sa vie de couple. Demander à un patient comment va sa vie sexuelle devrait faire partie du check up !

Votre livre ne s’adresse-t-il qu’aux femmes ?

Il est destiné à toutes les personnes soucieuses de préserver leur santé sexuelle et leur couple, c’est-à-dire à toutes les fem­mes de tous âges dès la puberté et aux hommes, qui pourront y trouver des informations et des explications intéressantes sur le fonctionnement intime des femmes…

Comment décririez-vous la sexualité féminine ?

Complexe et fragile. Ce n’est pas seulement mécanique ! Quantité de facteurs peuvent avoir un impact négatif sur elle, de l’éducation à la culture en passant par la religion, des problèmes de santé, la prise de certains médicaments, la qualité de la relation dans le couple ou encore des facteurs psychologiques…

Les troubles sexuels sont-ils répandus ?

Près d’une femme sur deux souffrira d’un dysfonctionnement sexuel plus ou moins sévère durant sa vie – baisse de désir, rapports douloureux, diminution de l’excitation, absence d’orgasmes… –, parfois au détriment de sa santé physique, psychologique et de la survie même du couple.

Comment savoir quand consulter ?

Quand le trouble perdure plusieurs semai­nes et que cela provoque de la souffrance. Les troubles sexuels se soignent, il existe des thérapies. Ce n’est pas une fatalité. Il ne faut pas hésiter à parler, ne pas culpabiliser en s’attribuant une « faute », ni accepter d’être désignée comme cou­pa­ble.

Qui consulter ?

Les origines d’un trouble étant souvent multifactorielles, on peut commencer par son généraliste ou son gynécologue, de manière à exclure les causes physiques. Comme les troubles du désir sont difficiles à distinguer pour un non-professionnel, celui-ci recommandera la consultation d’un spécialiste si nécessaire. Le livre donne aussi un certain nombre d’adresses utiles.

* « Ma sexualité » (femme), coll. J’ai envie de comprendre, par Ellen Weigand, journaliste spécialisée dans le domaine de la santé, avec la collaboration du Dr Francesco Bianchi-Demicheli, responsable de la Consultation de gynécologie psychosomatique et de médecine sexuelle aux HUG.