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Le zinc, un oligoélément essentiel

Comme l’iode, le fer, le cuivre, le sélénium, le chrome ou le molybdène,  le zinc est un oligoélément essentiel pour le bon fonctionnement de l’organisme. Sa carence influence très fortement notre santé.

Par le Dr Michel Brack

Présent en très faibles quantités dans le corps, seulement 2,5 g environ, le zinc n’en joue pas moins un rôle capital. Il participe à plus de 200 réactions chimiques, intervient dans la synthèse de nombreuses protéines, agit sur la croissance, la cicatrisation, la reproduction et la sexualité et contrôle l’immunité…

Le moindre déficit en zinc peut donc avoir des conséquences plus ou moins importantes sur la santé. Ainsi, sa carence est omniprésente dans le psoriasis, de nombreuses dermatites notamment inflammatoires et l’acné. A un degré moindre, elle génère une peau sèche et rugueuse. Chez l’enfant, une carence modérée peut être responsable d’un retard de croissance avec troubles de l’appétit, retard de cicatrisation et  hypogonadisme.

Mais les manifestations du déficit en zinc concernent surtout l’immunité, puisque celui-ci est indispensable au bon fonctionnement de nos défenses immunitaires. Chez les personnes âgées, le déficit en zinc contribue à l’immuno-
sénescence.

Il a été démontré qu’une supplémentation en zinc augmente de façon importante le potentiel immunitaire et diminue l’inflammation chronique  chez les personnes âgées. De même, une prise orale de zinc pendant quelques jours favorise et amplifie la réponse immunitaire lors des vaccinations.

Les facteurs de déficit

De nombreuses situations conduisent à des déficits chroniques plus ou moins importants de zinc. Une alimentation végétarienne, ou tout simplement trop pauvre en viande ou en crustacés, la consommation de café, de thé ou d’alcool, la prise de médicaments à long terme et le stress épuisent les réserves en zinc.

Le zinc participe par ailleurs à la synthèse d’une protéine indispensable au maintien du goût : la gustine. Les personnes âgées, multi médicalisées, ont toutes les raisons de présenter un déficit, voire une carence en zinc, ce qui participe à la perte du goût et de l’appétence, aggravant ainsi les déficits nutritionnels.

Le zinc, enfin, participe à la lutte antioxydante et la baisse du taux plasmatique du zinc est un marqueur essentiel de stress oxydatif.

Liste non exhaustive des médicaments les plus fréquents qui épuisent les réser­ves en zinc :
Les antihypertenseurs : Reniten (enalapril), Aprovel (irbesartan)
Les diurétiques : Lasix (furosémide), Torem (torasémide)
Les béta bloquants : Tenormin (atenolol), Belok Zok (metoprolol)
Certains antibiotiques : Ciproxine (ciprofloxacin), Vibramycin (doxycyclin)
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : Brufen (ibuprofen), Ponstan (acide méfé­-
namique)
Les hypoglycémiants : Glucophage (metformin), Diamicron (glycazone)
Les anxiolytiques : Seresta (oxazepam), Lexotanil (bromazepam)
Les antidépresseurs : Seropram (citalopram), Deroxat (paroxetine)
Les antiparkinsoniens : Madopar (levodopa), Sifrol (pramipexol)